Compétitivité : le Parlement veut gonfler le budget de l'UE de 10 milliards d'euros
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Le Parlement européen souhaite rallonger le budget de l'Union européenne de 10 milliards d'euros pour la période 2024-2027
YVES HERMAN
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Le Parlement européen souhaite rallonger le budget de l'Union européenne de 10 milliards d'euros pour la période 2024-2027
YVES HERMAN
10 milliards de plus. Voilà la somme qu'a demandé et voté le Parlement européen, ce mardi 3 octobre, concernant le budget 2024-2027, initialement fixé à 66 milliards d'euros par la Commission européenne.
NextGenerationEU, de
800 milliards d'euros.
Les 10 milliards supplémentaires réclamés par les députés européens concernent la gestion des migrations, les investissements dans les nouvelles technologies pour améliorer la compétitivité de l'économie européenne et la réserve pour répondre aux crises. L'élue sociale-démocrate portugaise, Margarida Marques, co-rapporteuse du texte voté ce mardi, a salué cet « engagement » mais encore faut-il qu'il débouche sur une « réponse ambitieuse », a-t-elle souligné lors d'un débat ce même jour. Il n'est « pas acceptable de faire plus avec moins d'argent », a lancé l'autre co-rapporteur du texte, le chrétien-démocrate polonais, Jan Olbrycht.
Car les défis auxquels l'Europe va devoir faire face sont nombreux et importants. Parmi eux, l'autonomie et la compétitivité du Vieux continent sur les technologies stratégiques est particulièrement scruté. La Commission européenne doit d'ailleurs dévoiler ce mardi une liste de technologies clés qui devront être mieux surveillées et défendues face à des États rivaux comme la Chine. Une liste, qui pourrait inclure l'intelligence artificielle, les technologies quantiques ou les semi-conducteurs, et qui fait écho à l'annonce de l'UE le 13 septembre concernant l'enquête ouverte sur les subventions chinoises aux voitures électriques.
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« aura un impact négatif sur les relations économiques et commerciales entre la Chine et l'Union européenne »,a prévenu le ministère du chinois du Commerce.
Le 20 juin, déjà, l'exécutif bruxellois avait détaillé une stratégie pour mieux défendre les intérêts économiques européens tout en restant un continent ouvert. La Commission avait alors annoncé l'établissement d'une liste des technologies essentielles pour lesquelles des mesures d'atténuation de risques seraient envisagées. La rallonge budgétaire votée par le Parlement permettrait donc d'apporter une marge de manœuvre supplémentaire à l'Union pour défendre ses intérêts économiques et géopolitiques.
Mais ce budget est encore loin d'être validé. La décision reviendra aux Etats membres qui doivent négocier et approuver à l'unanimité le budget pluriannuel révisé, avant de le soumettre à un feu vert du Parlement. Or, les contributeurs nets (Allemagne, France...) au budget de l'Union rechignent à mettre davantage au pot, au-delà du nécessaire soutien à l'Ukraine, alors que leurs comptes nationaux sont déjà affectés par le ralentissement économique. Un échange de vues entre les vingt-sept est prévu lors d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement les 26 et 27 octobre à Bruxelles.
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Le secrétaire d'Etat espagnol aux Affaires européennes, Pascual Navarro-Rios, dont le pays assure jusqu'à la fin de l'année la présidence semestrielle du Conseil de l'UE, qui regroupe les 27 pays membres, a promis de travailler activement à un compromis. « Le Conseil est entièrement engagé pour arriver à un accord le plus vite possible », a-t-il assuré devant les eurodéputés à Strasbourg.
(Avec AFP)
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