Allemagne : pourquoi la promesse d'une sortie du charbon dès 2030 s'éloigne
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Des heurts entre les policiers et des manifestants anti charbon, à Lützerath en Allemagne, en janvier 2023.
Reuters
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Des heurts entre les policiers et des manifestants anti charbon, à Lützerath en Allemagne, en janvier 2023.
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C'est une date butoir gravée dans la loi, approuvée il y a trois ans par le Bundestag et le Bundesrat : en 2038, plus aucune centrale électrique au charbon ne devra fonctionner en Allemagne. Si possible, ce jalon crucial devra même être atteint dès 2030, avait promis l'ancien gouvernement de coalition (SPD, Verts, FDP) dans un accord signé fin 2021. Et pour cause, la roche noire fait figure d'énergie fossile la plus polluante de toutes, responsable d'une bonne partie des émissions de CO2 à l'origine du dérèglement climatique. Et plus précisément, outre-Rhin, la houille et surtout le lignite.
Mais comment procéder, alors que ce combustible reste également la première source de production d'électricité du pays, devant les éoliennes, la biomasse et les panneaux photovoltaïques ? En se tournant davantage vers les énergies renouvelables, mais aussi vers le gaz, avait répondu l'exécutif dans un vaste plan présenté en 2024. Seulement voilà, en fin d'année, la coalition gouvernementale s'est effondrée, le Parlement dissous, et ce programme avec.
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Par conséquent, les centrales au charbon devraient s'offrir un sursis, a déclaré il y a quelques jours Christoph Müller, le directeur général d'Amprion, l'un des quatre gestionnaires de réseaux de transport d'électricité du pays. En marge du sommet de l'énergie du Handelsblatt, à Berlin, celui-ci a affirmé qu'elles devront être disponibles pendant une bonne partie de la prochaine décennie s'il n'existe pas d'alternatives, rapportent plusieurs médias.