Grèce : les banques bientôt à court de liquidités ?

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Y aura-t-il un Bank Run en Grèce ?
Y aura-t-il un Bank Run en Grèce ? (Crédits : reuters.com)
Selon Reuters, la BCE n'est "pas sûre" que les banques grecques puissent rouvrir lundi. La Banque de Grèce devrait demander une élévation d'urgence du plafond de la liquidité d'urgence, mais le pays est menacé d'une "course aux guichets."

La réunion de l'Eurogroupe de ce jeudi 18 juin s'est achevée comme prévu, sans accord avec la Grèce. Mais si cette issue était prévisible, les événements ne s'en sont pas moins accélérés dans les heures qui ont suivies la fin des discussions. Selon Reuters, citant notamment Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, l'institution de Francfort n'est « pas certaine que les banques grecques pourront ouvrir lundi. » La rapidité des retraits aux guichets devient désormais si inquiétante que les banques helléniques pourraient rapidement arriver au bout de leurs possibilités.

Les banques grecques sans liquidités lundi ?

Mercredi, la BCE avait accepté de relever une nouvelle fois le plafond de liquidité accordé aux banques grecques dans le cadre du programme d'urgence ELA, qui est la dernière réelle façon pour les banques grecques de se refinancer dans l'Eurosystème. Mais ce relèvement avait été minime : 1,1 milliard d'euros de plus pour la semaine à venir. Or, parallèlement, la perspective d'une absence d'accord avec les créanciers et d'un défaut sur le FMI le 30 juin - encore renforcée par les déclarations de la Christine Lagarde sur l'absence de "période de grâce" - inquiètent les Grecs qui redoutent à juste titre la mise en place de contrôle des capitaux, de mesures restrictives de retraits aux guichets, voire une sortie de la zone euro. Mercredi, 950 millions d'euros avaient ainsi été retirés des comptes grecs, ce jeudi le chiffre d'un milliard a été évoqué. Avant la réunion de l'Eurogroupe, l'agence Bloomberg évoquait le chiffre de 2 milliards d'euros restants dans les caisses des banques grecques. Au rythme de mercredi et jeudi, les banques pourraient donc dès dimanche se retrouver à court de liquidité. Du reste, selon le journal grec Proto Thema, la Banque de Grèce réclamera vendredi 19 juin un relèvement du plafond du programme ELA d'urgence à la BCE.

Bank Run dès ce vendredi ?

A l'issue de l'Eurogroupe, Yanis Varoufakis, le ministre hellénique des Finances, a repoussé les rumeurs sur les banques grecques, mais la BCE n'a pas officiellement démenti l'information qui a été confirmé par « deux officiels européens » à Peter Spiegel, journaliste du Financial Times. Une façon de faire planer la menace sur les déposants grecs. La Grèce est donc clairement dès ce vendredi 19 juin menacée d'un « Bank Run », d'une course aux guichets où chacun tentera de mettre à l'abri ses dépôts. Désormais, c'est à la BCE de décider si elle entend apaiser ce risque en relevant, en dehors des délais habituels (chaque mercredi) le plafond de l'ELA ou si elle ne fait rien pour stopper les craintes des déposants helléniques. Dans ce dernier cas, elle prendra naturellement une décision très politique en plaçant une pression extrêmement forte sur le gouvernement grec pour qu'il accepte les conditions fixées par les créanciers.

Réunion d'urgence du conseil européen lundi 22 juin

Où en sont les négociations ? C'est extrêmement difficile à dire. Certaines informations indiquent que Yanis Varoufakis est venu avec de nouvelles propositions qu'il a posté sur son blog et qui ont encore été repoussées par les créanciers. Le commissaire européen Pierre Moscovici a, pour la troisième fois de la journée, répété que « la balle était dans le camp de la Grèce. » Il a invité Athènes à « rejoindre la table des négociations sérieusement. » Le président du conseil européen Donald Tusk a convoqué un conseil européen d'urgence sur la Grèce lundi 22 juin et c'est sans doute là que se jouera l'avenir de la Grèce, même si Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe, a indiqué qu'il pouvait convoquer un Eurogroupe « avant lundi » si nécessaire. Bref, un accord serait encore possible.

Choix du gouvernement grec

Mais cette convocation rapide montre très clairement que les créanciers espèrent désormais que la pression sur les banques grecques sera suffisante pour faire céder le gouvernement grec sur ses deux dernières « lignes rouges » : la réduction de 1,8 milliard d'euros des pensions versées aux retraités et une hausse équivalente de la TVA. Un bank run serait une aubaine pour les créanciers, car il lui permettrait de casser la résistance hellénique. L'apparition de rumeurs si opportune à le déclencher sur le montant des liquidités disponibles dans les banques ce jeudi soir n'est peut-être pas un hasard. Si après la diffusion de ces informations, comme cela est probable, les banques sont prises d'assaut ce vendredi en Grèce, même la BCE pourrait être prise au dépourvu. Et le relèvement du plafond du programme ELA - on évoque le chiffre de 3 milliards d'euros - pourrait ne pas être suffisant pour calmer les craintes des déposants jusqu'à lundi. Le gouvernement grec devra alors se décider rapidement : soit jeter l'éponge et capituler devant les conditions des créanciers, soit prendre des mesures de contrôles des capitaux forcément impopulaires. Le gouvernement a parlé de plan de "déstabilisation financière." Mais il reste une réalité : la Grèce ne tient désormais plus qu'à un fil dans la zone euro et le gouvernement Tsipras se trouve face au choix le plus difficile de sa courte existence.

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a écrit le 20/06/2015 à 14:08 :
Seule solution: que la Grèce sorte de l'Euro et adopte le US $ comme les états en faillite d'Amérique Latine et d'Afrique (le Zimbabwe en dernier !). Alors la dette Grecque sera transférée au Trésor US
qui n'en est plus à 285 milliards d'Euros près !!!!!
a écrit le 20/06/2015 à 9:01 :
il y a une replique devenue " culte " dans un film célèbre :
" sortez la tete de votre poubelle ..."
bravo à Romaric ...de l'avoir fait .
et , un conseil : maintenant que vos jambes sont à ma bonne longueur ...
pour que vos " pieds touchent par terre " , essayez de faire votre metier de journaliste .
a écrit le 19/06/2015 à 17:19 :
Une bonne fermeture des banques. Un bon prélèvement comme à Chypre pourquoi pas. Mais en plus souple et géré par l'état Grec avec un taux = à la BCE sur 50 ans façon impôt sécheresse. Un reçu pour l'enregistrement de l'opération. Les affaires seront ainsi vite réglées. L'honneur des grecs est ainsi préservé et les privés revoient leur monnaie quasi perdue à ce jour. Les institutions cause de toutes ces tracasseries attendront.
Réponse de le 20/06/2015 à 12:54 :
"Les affaires seront ainsi vite réglées. "

Oui, les grecs seront ruinés ;-)
a écrit le 19/06/2015 à 15:16 :
Hey, quelqu'un pourrait m'expliquer pourquoi les diables créanciers devraient sauver les banques grecques que les gentils grecques sont en train de les tuer en les vidant ?
Réponse de le 20/06/2015 à 12:56 :
Parce que tous ce qui arrivent aux grecs et le résultat d'un immense complot des Chinois, de la BCE, de la Mondialisation, du FMI, du Transport, du Japon, de la Finance, etc, etc, etc, et qu'eux n'y sont pour rien du tout et "Résiste pour l'Honneur", voila pourquoi Môsieur !
a écrit le 19/06/2015 à 14:44 :
Petit florilèges des articles de Godin à lire à l'aune de celui du jour...

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-
europeenne/20150202trib8cbf2dbf0/pourquoi-la-grece-est-deja-en-position-de-force.html

http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-angela-merkel-a-t-elle-mis-wolfgang-schauble-sur-la-touche-483005.html

http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-l-ultimatum-des-creanciers-fait-pschitt-481337.html
a écrit le 19/06/2015 à 14:43 :
C'est bizarre, il y a une semaine, on disait, Schoeble en tête, eh bien, les Grecs, s'ils ne sont pas contents, s'ils ne veulent pas de notre "aide", qu'ils sortent de l'Euro.

Aujourd'hui, on fait une pression ÉNORME sur le gouvernement avec des menaces (Lagarde), des tirs commandés venant des européistes grecs (Stournaras à la Banque Nationale), des rumeurs distillées depuis la BCE, berlin ou Bruxelles sur un "bank run". Non de Zeus ! Nous aurait-on menti ? Les européo-atlantistes auraient-ils intérêt à conserver À TOUT PRIX la Grèce dans l'Euro ?

Janus à trois visages : Juncker l'ami qui vous veut du bien, Schoeble, l'ennemi qui vous veut du mal et Stournaras, l'ennemi qui vous veut du bien...

note : Giannis Stournaras est pressenti comme premier ministre, Troïka-compatible, si le système atlanto-européiste réussit à faire tomber le gouvernement Tsipras.
a écrit le 19/06/2015 à 14:34 :
il est grand temps que la Grèce vende ses bijoux de famille (stock d´or - entre autres - de 112 tonnes) dont 47 Tonnes iront directement au FMI, le restant servant de contrepartie à la nouvelle monnaie émise ...et aux créances en suspens....
a écrit le 19/06/2015 à 14:21 :
Pour une fois, un article réaliste.

Cher Romaric Godin, bienvenue dans le monde réel.
Réponse de le 20/06/2015 à 9:02 :
...on va voir la suite ...; là , il n'avait plus le choix .. .
a écrit le 19/06/2015 à 12:39 :
Ohhhh le grand stratège Alexis Tsipras selon M.Godin va capituler? En plus il vient de recevoir l'arme fatale qui est le rapport sur la dette grecque.
a écrit le 19/06/2015 à 12:23 :
L'extrême gauche ne pourra pas cette fois se défiler et porter des masques comme au début des années 90 dans nombre de pays europeens.
Il me semble que 75,9% des grecs sont propriétaires de leur logement.
Ce taux n'est pas aussi elevé en France.
Avoir mis un pied dans ce pays aide à comprendre comment ils en sont arrivés là.
Ils ne respectent aucune règle et se disent victimes.
Sans l'assistance des horribles europeens, les grecs étaient KO il y a 6 ans.
Et KO de chez KO.
Réponse de le 19/06/2015 à 13:36 :
Ne pas faire d amalgame entre peuple grec qui a un peu profité de la situation, les politiques grecs aidés par les politiques europeens style Barosso, Juncker et nos idiots nationaux qui ont pillé massivement (contre remunerations directes et indirectes)la Grece pour le compte de financiers internationaux (pas de patrie)et surtout l'europe en faisant pretant massivemnet des capitaux à la Grece....et qui ont transfere ces dettes sur le contribuable europeen en se servant massivement au passage....
Réponse de le 21/06/2015 à 16:03 :
Un très grand pourcentage des Grecs est proprio de son logement car il n'y a aucune forme de logement social et les loyers, avant la crise, étaient très -trop- chers.
De plus, la période 1975-1995, avec des taux d'inflation officiels qui atteignaient parfois le 25% (en réalité bien supérieurs) et sans disposser d'aucun placement à long terme fiable, l'immobilier faisait figure de seul havre sûr d'investissement.

Ah, j'allais oublier l'éternel sujet de l'Occupation aallemande: la Grèce a souffert de centaines de fois plus que la France, avec un anéantissemnet complet de son tissu productif, avec des dizaines de milliers de morts dus à la famine, avec une inflation faramineuse où ils fallait plusieurs dizaines de milliards de drachmes pour s'acheter un kilo de farine... Seuls les propriétaires de biens immobiliers s'en sont plutôt bien sortis à la libération. Cela laisse aussi des traces dans l'imaginaire collectif...
a écrit le 19/06/2015 à 12:01 :
On va voir si Varoufakis, adepte de la théorie des jeux, va gagner à ce jeu là... enfin prendre en otage le peuple grec et peut-être l'ensemble de la zone euro au nom d'une passion pour le "gambling", cela me paraît un peu léger pour un ministre des finances...
Réponse de le 19/06/2015 à 13:34 :
Si on considère que depuis Février le gvt. grec ne cesse de dire que la solution est politique, et non économique ou encore technique, on peur dire qu'il a gagné !
La décision sera prise au final par les chefs d’états, et non par leurs ministres des finances (Eurogroupe) ou un groupe de technocrates ("Brussels group").
Et on peut penser que A.Merkel sera plus conciliante que son ministre.
Comme l'a bien dit M. Lagarde, il est tant de traiter avec des adultes ...
D'ailleurs, A. Tsipras est ce matin très satisfait du résultat de la réunion de l'Eurogroupe d'hier ! La théorie du jeu est bien plus complexe que l'on pense.
Réponse de le 19/06/2015 à 14:25 :
oups, fatigué ce matin ...lire "on peut dire" et "il est temps" ... Désolé!
Réponse de le 19/06/2015 à 15:17 :
> A. Tsipras est ce matin très satisfait du résultat de la réunion

Mon pauvre, vous croyez encore en son cinéma ? Après chaque réunion qui se termine en échec, Varouf et Tsipras sortent la bouche en coeur en affirmant que tout va bien et qu'un accord est tout près d'être signé. Ca fait 6 mois qu'ils nous font le coup.
Réponse de le 19/06/2015 à 19:55 :
@Viktor vous dites "Mon pauvre": comment vous le savez que je vis en Grèce ?
Et plus de 60% des grecs y croient encore, a ce cinéma ...
Et vous, vous croyez vraiment que c'est le réunion de la dernière chance ?
Ça fait 6 mois qu'on a des réunions de ce type !
Réponse de le 20/06/2015 à 12:58 :
"Si on considère que depuis Février le gvt. grec ne cesse de dire que la solution est politique, et non économique ou encore technique, on peur dire qu'il a gagné !"

Des victoires comme cela, nous sommes heureux de les lui laisser.


"Et plus de 60% des grecs y croient encore, a ce cinéma ... "

Les gars qu'on ruiné leur pays avec le Socialisme ?
a écrit le 19/06/2015 à 11:58 :
Aux dernières nouvelles à 11h, il n'y a pas de panique bancaire en Grèce actuellement.
Lire par exemple le fil de the guardian
Réponse de le 19/06/2015 à 12:46 :
Il n'y a pas de bank-run version panique en effet. Mais les mouvements de retraits, constant depuis février, se sont accelerés. La question ets surtout de savoir ce que les banques grecques peuvent encore supporté comme retrait avant d'etre insolvable.
A l'heure actuelle, ce sont 3 milliards d'euros en trois jours de retirer. Si ca continue a ce rythme durant le week-end, la questio nse posera tres rapidmeent.
Réponse de le 20/06/2015 à 9:06 :
...il y a longtemps que tout à étéb retiré ? non ?
Réponse de le 20/06/2015 à 13:55 :
Les retraits qui augmentent juste au moment ou les touristes arrivent, quelle coincidence !!!
Parce que sinon, les retraites et la plupart des salaires sont payés en liquide, que les grecs gardent grenelassent bien au chaud chez eux ...
a écrit le 19/06/2015 à 11:54 :
et donc? la conclusion du truc?
plus de chomage ? plus d'impots? comme d'hab?
a écrit le 19/06/2015 à 11:50 :
Je suis lassé car cette séquence tourne en longueur.
Il est temps de changer de scénario, d'acteurs, d'éclairage, de costumes....
Il faut du changement (c'est maintenant) à cette histoire grecque.
a écrit le 19/06/2015 à 10:56 :
Romaric Godin ne comprend pas bien apparemment le probleme que cela pose pour la BCE une telle décision.
La BCE a un mandat et des obligations légales. Le financement d'urgence des banques grecques reposent sur leur solvabilité (uniquement assurée par les prets des européens). Si les banques grecques sont à considerés comme insolvables, la BCE ne peut pas continuer de les financer.
A l'heure actuelle, l'ELA a deja ete relevé de maniere reguliere et a l'extreme limite de ce que les regles permettent. ces regles ont une seule visée: éviter aux contribuables de la zone Euro d'avoir a recapitaliser (par leurs impots) la BCE. Si les banques grecques sont non solvables du fait du lent mais certain bank-run en cours depuis plusieurs semaines...la BCE n'a pas d'autre choix que d'appliquer les regles. Et, vu les declarations de Draghi....il n'a clairement pas envie d'avoira couper le robinet, car ils demandant aux gouvernements de faire ce qu'il faut pour qu'il n'ait pas a le faire. Mais ici, on est juste a la limite de ce que la BCE peut faire seule.
Réponse de le 19/06/2015 à 11:35 :
Entièrement d'accord. Le programme en cours repose sur des actifs (des obligations de l'état grec) appartenant aux banques dont il est probable qu'ils ne vaudront plus rien si le gouvernement actuel fait défaut, et c'est bien le message que ce dernier fait actuellement passer: nous n'entendons pas honorer nos dettes! Continuer à financer dans ces conditions tient tout simplement de la charité..
Réponse de le 19/06/2015 à 13:55 :
Syriza n'a jamais dit qu'il ne voulait pas rembourser les dettes. Il y a juste une autre recette qui permettra au peuple grec de bouffer se loger etc
a écrit le 19/06/2015 à 10:49 :
V
a écrit le 19/06/2015 à 9:59 :
M. Tsipras, si pas d'accord de dernière chance lundi avec restructuration de la dette grecque à la clé garantie, laisser les banques faire faillite pour ensuite dans la foulé les nationaliser et créer une grande banque publique garantissant l'épargne des gens en € et en mettant cette fois-ci un contrôle des capitaux, introduire en parallèle une nouvelle monnaie la Drachme au taux de 1 € = 1 GRD, sortir bien-sûr du dicta BCE qui de toute façon n'alimentera plus en liquidité et dira que c'est interdit de mettre une monnaie en parallèle de l'€, et i nécessaire (et souhaitable) sortir de l'UE.
Comme ça, les épargnants grecs seront rassurés pour leur épargne en €, et l'économie pourra reprendre sur base d'une nouvelle monnaie avec l'aide des BRICS. C'est la chance unique qu'à la Grèce de se libérer de ce joug qu'est l'€, si ce gouvernement de gauche ne saisit pas l'opportunité, c'en sera fini de la souveraineté de la Grèce et personne n'osera jamais remettre en question l'€ dont même l'évocation d'en sortir créera une panique IRRATIONNELLE. L'€, c'est l'asservissement des peuples basé sur la peur, s'il le faut refaite des élections avec l'appartenance à l'€, aux mesures d'austérité comme sujet de base, je suis sûr que Syriza-ANEL n'en sera que plus renforcé, à l'inverse la ND chutera vertigineusement (de 50% par rapport aux élections de janvier 2015) et peut-être même que les socialistes du PASOK n'entreront même pas au parlement (VOULI) car ils n'auront même atteint les 3% requis.

C'est ça l'avenir de la Grèce, et non pas rester piégé dans cette Europe hostile au peuple grec tout entier.

Comment expliquez-vous, M. Tsipras, que nos soi-disant alliés de l€, de l'UE, de l'Otan agissent d'une hostilité sans précédent envers la Grèce la laissant crever, et que de l'autre coté la Russie, pourtant victime de sanctions économiques, vienne en aide financièrement à un pays de l'UE, de l'€ zone et de l'Otan? Quel aberration, je ne connais aucun russe qui a un sentiment de haine envers la Grèce, au contraire c'est un peuple ami, alors cessons de s'allier de force à ceux qui nous haïsse et tournons-nous vers nos amis, nos véritable amis.

Perso, je me sentirais mal, très mal de devoir continuer avec cette Europe et faire semblant comme si rien ne s'était passé, jamais plus je ne verrai l'UE comme avant, inutile donc de se mentir et de faire semblant, s'éparons-nous à l'amiable, puisqu'on est un poids pour cette UE, pourquoi ne pas divorcer tout simplement.
Réponse de le 19/06/2015 à 10:49 :
@V-v:

Sauf que pour nationaliser, garantir l'epargne et récreer une grande banque, il faut de l'argent Frais, BEAUCOUP d'argent Frais, que la Grece n'a pas et qu'elle ne peut même pas emprunter?

Capito?

Quand l'Islande a laisser faire faillite ses banques, elle a du dans la fouléee emprunter l'equivalent de 40% de son PIB (a des taux non négligeables)..;chose qu'elle a pu faire car l'Islande n'avait jamais perdu l'acces auxmarchs financiers, au contraire de la Grece.

Donc votre beau petit plan est juste impossible a mettre en place: la failllite du ststeme bancaire grec, c'est la disparition pure et simple de toute l"epargne grecque qui n'a pas encore été retirée des comptes....et sans accord, Tsipras ne peut absoulment RIEN y faire.
Réponse de le 19/06/2015 à 11:15 :
"Comment expliquez-vous, M. Tsipras, que nos soi-disant alliés de l€, de l'UE, de l'Otan agissent d'une hostilité sans précédent envers la Grèce la laissant crever,"
Parce qu'à l'Ouest le néo-libéralisme règne, anti-démocratique, il dicte ses règles.
La Grèce est un bouc émissaire qui doit servir d'exemple. Vous rentrez dans les rangs ou vous sortez, dans les 2 cas, la Grèce est condamnée. Le message qui asséné sera:. "Nous sommes tout puissants, vos vies sont entre nos mains, vous faites ce qu'on vous dit de faire et vous pouvez bien voter contre...on s'en fout".
J'ai cru en une Europe unie, solidaire, capable de faire face aux crises ensemble. Je vois une Europe anti-démocratique, égoïste, divisée, livrée aux banquiers, aux financiers, au FMI. Je ne veux pas de cette Europe là et si nécessaire je veux bien pactiser un temps avec le diable pour sortir d'une diablerie.
Réponse de le 19/06/2015 à 12:07 :
Si nouvelle drachme il y a, la seule façon de relancer la machine économique grecque sera au contraire de la dévaluer fortement, disons de 70% par rapport à son cours initial. Le coût des salaires et des prestations sociales ainsi réduits des 2/3 permettra à la Grèce de devenir très compétitive, de faire exploser le nombre de touristes accueillis par exemple. Le prix à payer ce sera le quasi triplement en monnaie locale des biens et services importés, une hausse significative du prix intérieur des biens et services produits localement mais qui incluent des matières importées et bien entendu un rinçage des épargnants qui n'auraient pas pris la précaution de retirer leurs avoirs en € avant. Donc de toute façon, maintien en zone € (avec plan d'austérité renforcé) ou sortie auront un fort impact négatif sur le pouvoir d'achat des grecs, sans doute quand même bien moindre dans le cas du maintien dans l'€ que dans le cas de la sortie.
Réponse de le 19/06/2015 à 12:28 :
C'est bien beau de parler de bons sentiments et de haine, mais il ne s'agit de rien de tout cela.

Le fait est que la Grèce est tellement endettée que le reste de l'Europe ne peut payer pour la Grèce. Imaginez-vous, que payer la dette des Grecs, pays qui représente 2% du GDP de l'Europe, chaque famille française devrait payer 15.000 euros.
Pouvez vous le faire ?
Et si non, vous êtes un grand méchant ?
Et si oui, pouvez le faire aussi pour l'Italie, l'Espagne, le Portugal, la France, l'Autriche ?

Evidemment non, chaque pays doit assumer sa propre dette ou bien quitter le système.

Votre solution miracle 1 Drachme pour 1 Euro, ne tiendra pas la route, personne ne voudra vendre du pétrole pour recevoir des Drachmes. Le Drachme s'alignera sur la valeur relative des biens que la Grèce produit par rapport aux autres producteurs mondiaux, c'est à dire autour de 0,2 à 0,5 euros, ce qui créera une inflation galopante en Grèce.

Le choix pour les Grecs est donc simple : Payer et réformer leur système ou bien choisir la voie de l'hyperinflation et du repli sur soi. Le choix néo-communiste : "j'accepte vos dons et je vis ma vie" n'est plus d'actualité
Réponse de le 19/06/2015 à 13:09 :
@V_v: et pourquoi pas une drachme valant 5 ou 10 euros pendant qu'on y est :-)
Réponse de le 19/06/2015 à 13:17 :
L'ouets est anti-democratique selon vous?

Apparemment, il a du vous échapper que l'UE est intégralement constitué de démocraties, que ce sont des gouvenrements élus démocratiquement de 18 pays qui négocient avec le gouvernement grec, et que si Syriza a un guverneemnt fraichement élu, il ya eu d'autres elections (generales ou intermédiaires) dans d'autrespays européens entre temps. par exemple en Finlande ou les deux parties gagnants sont ceux qui ont promis la ligne dure vis-a-vis de la Grece.

Par ailleurs, le mandat donné a Tsipras est de trouver un accord pour rester dans la zone euro, accord qui doit ere meilleur que le mémorandum précédent. Mais a aucun moment Tsipras n'a recu de mandat pour operer une rupture avec l'Europe.
Alors...peut etre serait il temps justement d'accepter ce mandat tel qu'il est.
Réponse de le 20/06/2015 à 13:01 :
"Parce qu'à l'Ouest le néo-libéralisme règne, anti-démocratique, il dicte ses règles. "

Hum, en Europe en tout cas c'est le Socialisme qui règne, avec son cortège de dette, pauvre, chômeurs, etc, etc..
a écrit le 19/06/2015 à 9:57 :
question simple : qui après la grèce ?
a écrit le 19/06/2015 à 9:28 :
A quoi sert le bouton "signaler un contenu abusif" dans ce journal si au final on n'en tient pas compte?
a écrit le 19/06/2015 à 8:54 :
Le gouvernement grecque devra " capituler devant les exigences des créanciers " : c'est la faute à, € aux banques, au FMI etc.. Il ne serait pas politiquement correcte de dire que c'est la faute aux hommes politiques de gauche qui on des idéologie marxiste et qui font des promesses démagogique pour se faire élire. Est il possible qu'un élu du peuple reconnaisse que sa politique est désastreuse ? Jamais au grand jamais voilà le problème
Réponse de le 19/06/2015 à 10:19 :
Ce n'est pas le gouvernement grec qui va capituler mais les fonctionnaires européens qui paniquent à l'idée qu'une sortie de l'euro puisse à terme être bénéfique pour les grecs. Ce n'est pas le dernier gouvernement élu qui est la cause des problèmes de ce pays, mais l'accumulation d'erreurs structurelles et la faiblesse des gouvernants européens qui n'ont pas oser dire stop à temps !
Réponse de le 19/06/2015 à 10:52 :
@PaulC:

Faudra nous expliquer comment la disparition de l'épargne des grecs (citoyens et entreprises ensemble), une enorme dose d'inflation (notamment sur les produits alimentaires et l'energie, en grande majorité importée) pourrait etre bénfique a la grece dans le courant disons des 10 ou 15 prochaines années.
a écrit le 19/06/2015 à 8:29 :
"Désormais, c'est à la BCE de décider si elle entend apaiser ce risque en relevant, en dehors des délais habituels (chaque mercredi) le plafond de l'ELA ou si elle ne fait rien pour stopper les craintes des déposants helléniques. Dans ce dernier cas, elle prendra naturellement une décision très politique en plaçant une pression extrêmement forte sur le gouvernement grec pour qu'il accepte les conditions fixées par les créanciers." Question: et si la BCE agit, n'y a t'il pas décision très politique?
a écrit le 19/06/2015 à 8:05 :
doit on craindre un effet de contagion ???
a écrit le 19/06/2015 à 7:51 :
Laisser les banques "en Grèce" fermer (pas seulement les "banques grecques"...) serait une décision de même nature et portée que d'avoir laissé Lehman Brothers faire faillite... On veut jouer ?
a écrit le 19/06/2015 à 7:45 :
Monsieur Godin, je vous serais reconnaissant d'utiliser des termes francais dans vos articles et d'eviter d'utiliser des expressions comme "bank run". Ce n'est pas du francais.

Deuxiemement, vous surestimez la volonte des creanciers d'arriver a un accord. Contrairement a ce que vous ecrivez, le manque de liquidite des banques, qui va alourdir le bilan de la Banque Centrale Europeenne, est le coup de grâce prouvant, pour certains creanciers, qu'il est dans l'interêt du reste de la zone euro que la Grece sorte. Comment alors interpretez les propos de Monsieur Coeure? Même en cas d'accord, peut-on imaginer que la Banque Centrale Europeenne relevera indefiniment son exposition aux banques grecques? Combien de temps peut encore durer le programme ELA?
a écrit le 19/06/2015 à 4:56 :
Le problème ce sont nos banques françaises, allemandes, italiennes qui risquent gros si la Grèce sort de l'euro car elles se sont gavées d'obligations souveraines Grecques qui ne vaudront plus un clou. Alors bank run dans la foulée en France et en Europe ? Je commence à mettre mon argent sous l'oreiller. Prévenir c'est mieux que guérir.
Réponse de le 19/06/2015 à 9:13 :
@Sylvie
Non, les créanciers (autres que FMI/BCE/Etats) portent un partie très faible de l'encours total. Il est raisonnable de penser que les banques et les compagnies d'assurances se sont déjà débarrassées des obligs Grecques sur le marché secondaire. Il y a toujours des acheteurs pour prendre le risque.
En revanche, nous, en tant que contribuables, on est très très mal barrés car la Grèce remboursera peut-être au maximum 30% des encours sur une période très très longue et la négociation de l'accord va durer une éternité. That's life !
Cordialement
Réponse de le 19/06/2015 à 13:00 :
La BCE a racheté la grande majorité des obligation grecque pour sauver les banques...
a écrit le 19/06/2015 à 2:41 :
romaric godin semble commencer a bifurquer, desormais davantage de faits dans ses articles.sa machine a laver plus blanc que blanc les grecs fonctionne plus doucement.enfin!!.
a écrit le 19/06/2015 à 0:35 :
C'est une des raisons pour lesquelles la CE va céder devant Tsipras! comme elle a cédé devant l'Islande... et les USA devant l'Argentine!
Ce n'est que le début d'un renversement des pouvoirs! il était temps!
Réponse de le 19/06/2015 à 11:38 :
Pour votre info, l'Islande n'a jamais fait partie de l'UE ni de l'Eurozone.
Quant a l'argentine....les USa n'ont riena voir dans leur faillite et l'hyper-inflation qui gangrenne le niveau de vie des classes populaires.
a écrit le 19/06/2015 à 0:20 :
Que la Grèce cesse cette mauvaise expérience " l' Euro a défait beaucoup d'économie"
qu'elle retourne à sa monnaie Nationale et suive la voie de l'Argentine .
Réponse de le 19/06/2015 à 10:24 :
Quelle est la voie de l'Argentine ?
Réponse de le 19/06/2015 à 13:01 :
"Quelle est la voie de l'Argentine ?"

Licenciement de la moitié des fonctionnaire, euthanasie de la classe moyenne, population vivant dans des bidon ville pendant environ trois ans faute de fric...
a écrit le 19/06/2015 à 0:16 :
Ce ne serait pas sympa d'augmenter encore l'ELA ; d'abord c'est de l'argent que la BCE ne reverra jamais, ensuite c'est de l'argent qui sera retiré des comptes bancaires et donc soustrait aux besoins de l'Etat grec.
a écrit le 18/06/2015 à 23:54 :
Le Bank Run parait inévitable vu les déclarations de ce soir (FMI : Il faut des adultes à la Table / Eurogroupe : Pas d'accord etc ...). Le contrôle des retraits risque de provoquer une panique générale en Grèce. ça va mal finir cette histoire (aussi bien pour les Grecs que pour nous)
a écrit le 18/06/2015 à 23:14 :
J'avais oublié de signaler la coquille dans le titre : on dit "à court de liquidités".
a écrit le 18/06/2015 à 23:14 :
Un grand merci pour cet article, qui, comme les précédents , fait honneur au métier de journaliste. Rien à voir avec la langue de bois bien drue de la plupart de vos confrères.
a écrit le 18/06/2015 à 23:12 :
Laisser les banques faire défaut de préférence demain, déclarer la faillite (ce week-end au plus tard) du pays, sortir de l'€ et bien-sûr de l'UE qui va avec l'€.
Repartir sur de nouvelles bases saines avec l'appui de la Russie, c'est le seul avenir que je vois pour la Grèce. Tout autre solution ne posera que problème à la Grèce qui ne sera jamais tranquille.
Réponse de le 19/06/2015 à 14:45 :
La Russie n'a pas les moyens de financer l'Etat grec. Elle ne les avait deja pas quand il s'agissait de Chypre... Le morceau grec est trop gros pour les russes dont l'economie est entrée dans une profonde recession et dont l'intégralité des reserves financieres est utilisé pour maintenir le rouble a flot et tenter de limiter la recession.
a écrit le 18/06/2015 à 23:12 :
J’ai quand même ce souvenir odieux d’une France empruntant à 1% pour prêter à 5% à la Grèce. Mais il faut savoir que prêter à taux usuraire comporte des risques, et qu’on ne peut tondre un œuf.
Nous avons voulu gagner de l’argent facilement sur le dos de pauvres gens? Nous allons en perdre massivement, et c’est une bonne chose pour la morale.
Le souhait est que l’épisode grec soit l’aboutissement extrême de l’évolution programmée de cette odieuse Europe, et que ce soit le point de départ de son pourrissement.
Réponse de le 19/06/2015 à 0:37 :
C'est lke cas de toutes les banques qui empruntent à 0.5% à la BCE, en fait les états ne prêtent rien mais remboursent par anticipation les banques et reprennent ainsi les crédits
Réponse de le 19/06/2015 à 9:24 :
"J’ai quand même ce souvenir odieux d’une France empruntant à 1% pour prêter à 5% à la Grèce. "

Très drôle. C'est évidement l'inverse.



"C'est lke cas de toutes les banques qui empruntent à 0.5% à la BCE"


Oui, elles empruntent leur propres argents (dépôt obligatoire à la BCE)
Réponse de le 19/06/2015 à 10:22 :
D'accord, Nick, on a tous compris que vous êtes le porte-parole des banquiers, c'est comme ça la vie. Bon week-end tout de même !
Réponse de le 19/06/2015 à 10:29 :
A tous ceux qui disent, on prête à 5% aux grecs, il faut répondre qu'on ne prête pas mais on donne car la dette donc les prêts ne seront jamais remboursés.La perfusion permet simplement de payer les intérêts, les salaires et retraites
a écrit le 18/06/2015 à 23:03 :
j'oubliais !!!!!!!!!!!!!
proverbe a mediter ' rien n''est plus irrationnel que de se precipiter a la banque en annonce de bankrun.... mais quand le bankrun commence, rien n'est plus rationnel que d'aller retirer son argent' !!!!!!!!!!!
et comme dit quand on passe de 150 a 450 millions par jour, la messe orthodoxe est dite!
RIP, Griechenland! et bonne chance aux grecs pour les 50 prochaines annees
Réponse de le 19/06/2015 à 14:52 :
T'inquiète pas Churchill, la première banque systémique à trépasser sera la Deutsche Bank.
Alors Griechenland ne sera pas seul en enfer ! Dans la foulée, Deutschland aussi se fera rôtir avec son Euro-mark, ou ce qu'il en reste.
a écrit le 18/06/2015 à 22:59 :
cela dit pour reprendre votre article de ce matin, ils vont justifier de l'illegalite de ce qu'ils veulent, en expliquant pour quoi ils ne vnot rien rembourser ' car c'est injuste', donc ' immoral'
dans 6 mois, ca deviendra dur d'expliquer ca a des clochards furieux; hollande a le meme pb avec ses chomeurs en masse (1.5 millions en plus t t compris, 2 millions d'ici a la fin du mandat!!) , accuser sarkozy, c'est bien quand on est dans l'opposition, quand on est au pouvoir, ca dure3 mois....
a écrit le 18/06/2015 à 22:54 :
Il faut reconnaitre dans cet article et depuis fort longtemps une forme de neutralité appréciable...
Réponse de le 18/06/2015 à 23:27 :
@dutch. D'accord avec vous, Mr Godin semble avoir un peu évolué. Mais Romaric ne peut pas s'empêcher de voir un complot derrière le bank run, alors que , comme le dit justement Churchill, rien de plus rationnel que de retirer son argent de la banque dans ce genre de situation. Qui donnerait tort aux grecs d'agir ainsi? Nul besoin de complot, un peu de bon sens suffit.
Réponse de le 19/06/2015 à 8:11 :
Il ne parle pas de complot mais de pression politique qui consiste à pousser un peu plus le mouvement de "bon sens" qui consiste à retirer son argent. Il suffit de lire l'article...
Réponse de le 19/06/2015 à 11:37 :
@Picnidouille. Merci pour votre bon conseil. J'avais lu l'article et je l'ai relu. Il ne parle pas de complot, mais de plan de déstabilisation financière (terme attribué au gouvernement grec). Pas si différent. Je persiste et signe: les retraits grecs sont rationnels et étaient prévisibles. Il suffisait d'avoir lu "pain, éducation, liberte"' le polar uchronique de Márkaris. Dans ce livre, il imaginait en 2012 que la Grèce etait revenue à la drachme. La réalité ressemble beaucoup à ce que Márkaris avait imaginé. Cerise sur le gâteau, le polar est très bien.
a écrit le 18/06/2015 à 22:50 :
Laissons la Grèce vivre .. et mourir. Nous avons déjà trop payé. Prenons nos pertes et laissons-les face à leur destin (mais n'oublions pas de présenter la note à nos politicards)
a écrit le 18/06/2015 à 22:44 :
Penser que les grecs vont céder c'est rêver

Il ne doit pas rester beaucoup d'argent sur les comptes car il suffit de voir les discours haineux des grecs pour comprendre qu'ils ont décider de couler le navire

Depuis son election tsirysa a décider de sortir de l'Europe avec ces discours Demago

Il est hors de questions de céder à ces provocateurs

L'Europe survira et les grecs vont rejoindre le tiers monde
Réponse de le 19/06/2015 à 7:39 :
Effectivement la plupart des grecs n'ont en banque ... que des dettes.
Ceux qui ont été les plus touchés par les mesures d’austérité, les classes populaires ou ceux qui touchent une petite retraite (380 euros), n'ont pas d'argent à retirer et à planquer sous leur matelas ... donc pardonnez-moi l'expression mais ils s'en foutent des banques !
Et -européens convaincus- ils sont tellement désabusés, et écoeurés du traitement qui leur est réservé par l"Europe, qu'une sortie de la zone euro ne leur fait plus peur.
Réponse de le 19/06/2015 à 9:22 :
" les classes populaires ou ceux qui touchent une petite retraite (380 euros), n'ont pas d'argent à retirer et à planquer sous leur matelas ... donc pardonnez-moi l'expression mais ils s'en foutent des banques ! "

ah, parce que ces gens n'ont pas compris que leur retraite vient de l'Etat, qui l'a emprunté aux banques. Donc, plus de banque, plus de retraite.
Réponse de le 19/06/2015 à 15:01 :
@Pierre
Étonnamment, le "Tiers-Monde" va plutôt bien merci. Même l'Afrique a ses nouveaux tigres (Éthiopie, Mozambique, etc.).
Sauf les pays où il y a la guerre, et comme par hasard, la plupart se trouvent dans les zones pétrolifères et comme par hasard (bis repetitat), les Etats-Unis ou leurs vassaux européens, ou les deux à la fois s'y trouvent impliqués, soit en bombardant, soit en fournissant des armes, soit en soutenant l'une des parties ou les deux à la fois (contre et avec Daesh en Syrie), soit en essayant de faire passer ses pipelines (Ukraine, Macedoine, etc.). Pipelines contrôlés par les big compagnies, toutes contrôlées par les E.U et leurs vassaux européens.
Réponse de le 20/06/2015 à 13:04 :
"Étonnamment, le "Tiers-Monde" va plutôt bien merci. Même l'Afrique a ses nouveaux tigres (Éthiopie, Mozambique, etc.)."


Oui, voila, les grecs peuvent parfaitement vivre comme les Mozambique, dehors !
a écrit le 18/06/2015 à 22:42 :
Monsieur GODIN,

Vous êtes l'honneur des journalistes de la presse quotidienne sur ce sujet actuellement.
Merci pour votre travail, de salubrité publique.
Réponse de le 19/06/2015 à 2:54 :
@ Mr Godin, @ alex :
Je suis entièrement d'accord avec alex.
Et les commentaires positifs comme négatifs sur votre travail ne sont souvent que des réactions, plus ou moins épidermiques, qui sont fonction des notions de "bien" et de "mal" de chacun, généralement inculquées depuis l'enfance ou par le milieu social.
Je collectionne vos articles depuis 2 ou 3 mois, pour pouvoir de temps en temps reprendre ce fil d'Ariane des évènements autour de l'Europe.
J'avais, en 2005 donc (?), entièrement lu la proposition de constitution européenne. Le piège était vraiment trop évident, si on lisait tout, même les petits alinéas. La fin surtout.
Aucun cas ne sera exactement le même ( ne comparons donc pas à l'Islande par exemple ), mais suivre la lutte pour le pouvoir des "financiers", d'un côté, et du "peuple" de l'autre reste passionnant ( les 2 sont entre guillemets, hein ! ).
Ne soyons pas "bisounours" comme on dit aujourd'hui : ça reste une lutte, et même une vraie guerre, où chaque partie est sûre de son bon droit !
Ça finira dans le sang, bien sûr…
Et, là, je ne parle plus de la Grèce, mais de cette construction machiavélique qu'a été l'Europe ! Enhardie par ces civilisations occidentales qui ont érigées le capitalisme en Dieu suprême ( quelqu'un, je ne sais plus qui pardon, a parlé d'un nouveau "Money-théisme" ).
Qu'on aille "dans le mur", pour moi ça ne fait aucun doute.
Au-delà de ce spectacle de poker-menteur auquel s'adonnent nos gladiateurs grecs et "troïkestes", Monsieur "Romaric Godin", et quelques autres sites ± alternatifs, de différentes opinions, me permet de suivre comment et à quelle vitesse on s'approche du mur. Quelles sont les pauses, et les accélérations.
A vélo, dans une descente, sans freins !
Et c'est là qu'on s'aperçoit que le guidon est soudé par le traité de Lisbonne…
Et les intérêts de quelques uns qui ne veulent pas lâcher le morceau !

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