L'Allemagne confirme sa croissance au 3e trimestre et table sur 2% en 2017

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Alors que le pays se cherche toujours un gouvernement, après l'échec des discussions menées pour former une coalition autour de la chancelière Angela Merkel, les caisses de l'Allemagne sont pleines.
Alors que le pays se cherche toujours un gouvernement, après l'échec des discussions menées pour former une coalition autour de la chancelière Angela Merkel, les caisses de l'Allemagne sont pleines. (Crédits : Fabrizio Bensch)
Et encore une fois, c'est le moteur externe, les exportations, qui tracte la croissance de la première économie européenne. Certes la demande intérieure stagne, mais les investissements ont progressé. Pour ne pas casser l'optimisme ambiant et la croissance avec, les milieux économiques réclament une issue politique rapide à la crise déclenchée par l'échec de Merkel à constituer une coalition de gouvernement.

Confirmant sa première estimation de mi-novembre, l'office fédéral des statistiques Destatis a déclaré jeudi que la croissance économique allemande avait effectivement accéléré au troisième trimestre avec une progression du PIB de 0,8% grâce aux exportations.

Ainsi, la première économie européenne a encore fait preuve d'un grand dynamisme au cours de l'été, après une croissance de 0,6% au deuxième trimestre et de 0,9% au premier trimestre.

Lire aussi : Allemagne: en juillet, le chômage scotché à son plus bas historique

Le commerce extérieur, premier moteur de la croissance allemande

Le commerce extérieur a contribué bien plus que la demande intérieure à l'élan observé au troisième trimestre, selon les chiffres détaillés et encore provisoires dévoilés jeudi par l'office. Les importations ont certes crû de 0,9% par rapport au trimestre, mais moins que les exportations qui ont augmenté de 1,7%.

Le moteur de la demande intérieure au ralenti

Dans le même temps, la consommation privée en Allemagne a légèrement reculé (-0,1%) et la consommation publique a stagné. Signe de l'optimisme ambiant, les investissements ont progressé sur un trimestre, en particulier dans les équipements.

2017 devrait être une bonne année pour la conjoncture du pays. Le gouvernement allemand comme le conseil des sages économiques qui le conseille tablent sur une progression de 2,0% du PIB, selon leurs dernières prévisions d'automne.

La Banque fédérale allemande, la Bundesbank, réfléchit, elle, à relever sa prévision de croissance, par rapport à la hausse du PIB de 1,9% qu'elle attend pour l'instant.

Une Allemagne en crise politique mais aux caisses pleines

Alors que le pays se cherche toujours un gouvernement, après l'échec des discussions menées pour former une coalition autour de la chancelière Angela Merkel, les caisses de l'Allemagne sont pleines.

Les milieux économiques réclament à l'unisson une issue politique rapide pour déclencher les investissements nécessaires afin de garantir la bonne marche de l'économie du pays à moyen et long termes. Car aucune mesure d'envergure ne pourra être adoptée avant que le sort politique du pays ne soit clarifié.

Lire aussi : Merkel échoue à former une coalition et s'en remet au président pour de nouvelles élections

Le chef de l'Etat allemand, le social-démocrate Frank-Walter Steinmeier, qui veut éviter des législatives anticipées, doit recevoir dans la journée le patron des sociaux-démocrates, Martin Schulz, et devrait tenter de le convaincre de négocier avec Mme Merkel.

Lire aussi : Allemagne : la crise politique est "une chance à saisir pour la France"

(Avec AFP)

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a écrit le 23/11/2017 à 16:20 :
L' Allemagne est largement fragilisée par le contexte Target 2 et l' endiguement va se révéler fort délicat.
Lors de la campagne présidentielle, François Asselineau a fait état du chiffre des Targets allemandes, qui se montait alors à 813 milliards d’euros.

La montée des eaux s’est depuis poursuivie, et le dernier chiffre publié par la Bundesbank est de 879 milliards d’euros fin septembre.

Le site Internet en ligne BusinessBourse s’en émeut. Le journaliste fait part de son inquiétude à ses lecteurs, même s’il reste incertain de la gravité de ses implications ; faut-il dire « bombe à retardement », ou juste « déséquilibre majeur » ? Quoi qu’il en soit, il précise que cela « inquiète au plus haut point l’Allemagne ». Il illustre son texte avec la capture d’écran d’un terminal Bloomberg qui a l’avantage de montrer que le montant italien, lui aussi, est à son record, mais vers le bas.

Je rappelle aux lecteurs que ce montant est une dette pour la Banque d’Italie, du montant effarant de 432 milliards d’euros, et non une créance comme pour la Bundesbank.

Je crois utile de rappeler aussi la signification concrète de ces données pour l’Allemagne et pour l’Italie.
https://www.upr.fr/actualite/zone-euro-divergence-soldes-target-saccroit-inexorablement-entre-lallemagne-litalie-reprenant-analyses-de-lupr-site-business-bourse-saffole
a écrit le 23/11/2017 à 13:34 :
0,9 + 0,6 + 0,8 % çà fait 2,3 % et non 2 %.
Et ceci sans compter la croissance du 4eme trimestre ... Donc comment arrive t'on à un chiffre de seulement 2 % sur 2017 ?
a écrit le 23/11/2017 à 12:03 :
Angela, un petit geste pour en repasser un chouia de ce coté du Rhin.
a écrit le 23/11/2017 à 10:07 :
L'Allemagne géré comme par un cabinet d'audit. Ultra libérale le taux de pauvreté des salariés est de 23%, contre 8% en France, avec une armée en friche... L'Allemagne faire des excédents budgétaire au profit de la misère.
Réponse de le 23/11/2017 à 14:58 :
Fakenews (typique du LFI ou FN)
Se reporter aux statistiques Eurostat: en SPA, les salaires en Allemagne sont supérieurs à ceux en France.
Cordialement
http://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/index.php/File:Median_gross_hourly_earnings,_all_employees_(excluding_apprentices),_2014_YB17-fr.png
Réponse de le 25/11/2017 à 18:07 :
Le seuil de "pauvreté" est une valeur statistique mesurée par rapport à la moyenne des revenus . Cette moyenne étant élevée il en resulte mathématiquement plus de "pauvres". Mais ceci n a rien a voir avec leur pouvoir d achat. La mendicité dans les rue ou aux portails d´eglise, ce n existe pas en Allemagne !
a écrit le 23/11/2017 à 9:45 :
"Une Allemagne en crise politique mais aux caisses pleines"

CE que développe parfaitement ce dossier du monde diplo:"Allemagne, puissance sans désir." https://www.monde-diplomatique.fr/2015/05/A/52957

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