Merkel échoue à former une coalition et s'en remet au président pour de nouvelles élections

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Tôt ce matin, Angela Merkel a reconnu avoir échoué à former une coalition gouvernementale après le départ cette nuit des libéraux de la table des négociations.
Tôt ce matin, Angela Merkel a reconnu avoir échoué à former une coalition gouvernementale après le départ cette nuit des libéraux de la table des négociations. (Crédits : Axel Schmidt)
Le départ des libéraux de la table des négociations confronte la chancelière allemande à sa plus grave crise politique en douze ans à la tête de l'Allemagne.

"Mieux vaux ne pas gouverner que mal gouverner. Au revoir." C'est par ces mots que, cette nuit, Christian Lindner, le chef de file des libéraux du FDP (Parti libéral-démocrate), a conclu sa conférence de presse, où, pour justifier son départ de la table des négociations, il a invoqué des divergences irréconciliables avec les autres partis politiques engagés dans les pourparlers.

Angela Merkel en a tiré les conclusions ce lundi matin, reconnaissant qu'elle avait échoué à former une coalition gouvernementale réunissant les conservateurs, les Verts et les libéraux.

Pour les commentateurs politiques, cet échec marquerait la plus grave crise politique à laquelle doit faire face Angela Merkel, elle qui a su douze années durant incarner la stabilité et la fermeté de l'Allemagne.

Le pari d'une alliance jamais tentée jusqu'ici

Depuis le 24 septembre, date du scrutin législatif qui a vu la victoire de son bloc CDU-CSU, la chancelière, malgré la perspective d'un quatrième mandat, est apparue fragilisée. En effet, de nombreux électeurs ont exprimé leur mécontentement vis-à-vis de sa politique d'accueil des migrants en choisissant de voter pour le parti Alternative pour l'Allemagne (AfD), permettant ainsi à l'extrême-droite d'entrer au Bundestag pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale.

Ne pouvant plus compter sur ses alliés sociaux-démocrates du SPD, partenaires minoritaires de la coalition sortante, qui ont décidé de rejoindre l'opposition, Angela Merkel s'était engagée depuis plus d'un mois dans une voie inédite et compliquée pour former une majorité de gouvernement. En effet, personne avant elle en Allemagne n'avait tenté de former une alliance entre son parti conservateur (CDU-CSU), les libéraux du FDP, et les Verts.

Principal sujet de conflit entre ces trois entités : la politique migratoire de l'Allemagne. Les conservateurs de la CSU la jugeant trop laxiste veulent limiter le nombre de réfugiés accueillis à 200.000, quota contre lequel s'insurgent les Verts par ailleurs favorables aux regroupements familiaux.

Les Verts avaient de leur côté plaidé, entre autres, pendant la campagne électorale, pour un arrêt progressif de la filière charbon. De fait, le début des négociations pour la formation d'une coalition avec les Verts avait impacté le cours des énergéticiens allemands. Mais l'échec de ces pourparlers, ce lundi matin, a inversement fait remonter leur cote en Bourse notamment RWE dont les centrales thermiques au charbon représentent 60% des capacités en Allemagne (voir détail en fin d'article).

Quant aux libéraux du FDP, ce qui leur tient à coeur, c'est la suppression d'ici à 2021 de "l'impôt de solidarité" de 5,5% introduit en 1991 pour financer la réunification allemande. Angela Merkel, originaire d'ex-Allemagne de l'Est, est favorable à la prolongation de cette contribution de solidarité, qui expire en 2019, mais les libéraux du FDP ont fait de sa suppression une promesse de campagne. Dimanche soir, un accord sur la suppression de cet impôt semblait un moment acté, avant d'être démenti un peu plus tard...

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Statista Allemagne

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(Un graphique de notre partenaire Statista).

Répercussions sur la zone euro

Angela Merkel a annoncé ce matin qu'elle allait rencontrer le président Frank-Walter Steinmeier pour lui faire part de son échec, ce qui est peut-être le signe qu'elle refuse de s'engager sur la voie de la formation d'un gouvernement minoritaire.

C'est au président allemand qu'il reviendra de décider s'il faut convoquer de nouvelles élections législatives. Des nouvelles élections qui pourraient profiter à l'extrême-droite.

Un échec de l'Allemagne à former un gouvernement stable aurait des répercussions au-delà de ses frontières, qu'il s'agisse de la stabilité de la zone euro ou du projet de relance du projet européen voulu par le président français, Emmanuel Macron.

Bourse : l'euro chute, les énergéticiens retrouvent la forme

L'échec des négociations a eu un impact immédiat sur les cours de l'euro qui reculait de 0,61% vers 5h00 GMT contre le yen et de 0,53% contre le dollar à $1,1732.

En revanche, les énergéticiens bénéficient de l'éloignement de la perspective d'un gouvernement de coalition avec les écologistes. L'action RWE grimpe de 3,34% à 8h25 GMT, après avoir pris jusqu'à 4,5% en ouverture, signant l'une des meilleures performances de l'indice paneuropéen Stoxx 600. Le concurrent E.ON gagne de son côté 0,34%, tandis que l'indice Dax-30 recule de 0,33% au même moment.

(Avec Reuters)

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a écrit le 21/11/2017 à 12:43 :
Le principal reproche que font une majorité d'Allemands à l'encontre de Merkel, c'est d'avoir pris l'initiative personnelle de faire venir en masse autant de migrants !
Cela a généré beaucoup de problèmes et aujourd'hui rien n'est totalement réglé, on peut le comprendre car cela a complètement bouleversé la vie des Allemands ....!
Autre aspect inquiétant concerne la paupérisation croissante des plus âgés. En Allemagne, le taux de pauvreté chez les personnes âgées de plus de 55 ans est passé de 18,3% à 20,7% entre 2005 et 2014. En valeur absolue, les données Eurostat indiquent également que la pauvreté a augmenté chez les personnes âgées. 4,5 millions de personnes étaient concernées par ce phénomène en 2005 contre plus de 5,5 millions en 2014 outre-Rhin, soit une hausse d'environ 1 million de personnes en moins de dix ans.
Les choix politiques doivent reposer sur les aspirations et les besoins du peuple et non pas en fonction de considérations personnelles politicardes...en dehors des réalités !
Il en résulte que nombreux électeurs ont exprimé leur mécontentement vis-à-vis de sa politique d'accueil des migrants en choisissant de voter pour le parti Alternative pour l'Allemagne (AfD), permettant ainsi à l'extrême-droite d'entrer au Bundestag pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale....
a écrit le 20/11/2017 à 22:14 :
Très inquiétant.
Si malgré une incontestable réussite économique, cela tourne mal en Allemagne, avec la montée de l’extrême droite et des populismes, c'est l’équilibre de l'Europe et les relations avec la France qui peuvent être remis en question.
Pour pallier ces incertitudes et d’autres déviances politiques, l’idée de préserver dans tous les cas l’entité économique européenne parait être la bonne. Il est temps de créer un gouvernement économique européen et d’aller vers plus de fédéralisme.
Réponse de le 21/11/2017 à 14:08 :
La montée du .. populisme ... est une excellente chose , car elle oblige de réfléchir à ce que veux le peuple et non à la volonté des élites; qui ego oblige ne pense que pour eux .
a écrit le 20/11/2017 à 21:01 :
Angela va donc devoir rendre aux sprinteuses Jamaïcaines le mini-short qu'elle leur avait emprunté. Elle ne pouvait pas entrer dedans !
Elle paie cash ses deux plus grosses erreurs:
* Son appel aux "migrants" de 2015. Aujourd'hui, malgré ses efforts de correction, elle peut surtout remercier les Autrichiens et les Hongrois d'avoir fermé les frontières pour arrêter le flot. Mais l'AfD et même la CSU ne vont pas la lacher. Les Köllnerinnen, dont font partie des parentes de ma première épouse Allemande, n'ont rien oublié !
* Sa sortie du nucléaire pour plaire aux Verts et aux affolés de Fukushima, bien qu'il n'y ait pas de tsunami sur la Baltique. Son espoir de voir les énergies intermittentes venir en remplacement était illusoire. Ce sont bien le charbon et surtout le lignite puant de l'ancienne RDA qui ont pris la relève. Même le gaz du bon M.Poutine, assisté de Gerri Schröder n'est pas rentré en compte. Et Siemens vient de fermer son usine de turbines à gaz, faute de commandes.
Réponse de le 21/11/2017 à 0:49 :
Pas exact votre affirmation Netrick. L'emploi du charbon est lié à son prix bas, pas aux renouvelables avec lesquelles elles fonctionnent mal. Le déclin du charbon dans le mix électrique allemand s’explique notamment par la forte poussée des énergies renouvelables (principalement de l’éolien), dont la progression est désormais plus rapide que le déclin du nucléaire, et qui grignotent depuis trois ans sur la part du charbon. Ces nouvelles capacités de production propre d’électricité ont permis de fermer 34 centrales à charbon entre 2011 et 2015. Entre 2016 et 2019, onze autres centrales fonctionnant au lignite et à la houille seront définitivement fermées, ce qui devrait continuer à faire baisser la part du carburant fossile dans le mix électrique du pays. Voir : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/01/22/en-allemagne-le-charbon-n-a-pas-remplace-le-nucleaire_5066912_4355770.html
a écrit le 20/11/2017 à 20:18 :
Même s'il y a de nouvelles élections, il n'y aura probablement pas de gros changement, si ce n'est une probable progression d'AfD. Ce qui rendra la constitution d'une coalition encore plus difficile. A part une nouvelle coalition CDU-SPD, il n'y a pas d'alternative viable.
a écrit le 20/11/2017 à 18:21 :
une bonne chose que ce maintien de l'impot de 5.5% qui pourrait etre versés a chauqe migrant s'installant en allemagne
si les 60 et quelques millions d'allemands le paye ca pourrait faire venir 3 millions de migrants nourris logés vivants au même standing que les allemands sans avoir ni besoin de parler la langue ni de travailler cela pourrait donc se faire sans hausse de la violence urbaine
et puis l'allemagne est un très joli pays ou l'on peut vivre agréablement en terrasse de café a regarder les allemands travailler
a écrit le 20/11/2017 à 15:57 :
PTDR, Frau Merkel la plus nulle dirigeante de ces 30 dernières années.
Sortie du nucléaire, sortie du charbon, sortie de route ...
Réponse de le 22/11/2017 à 21:04 :
En ce qui concerne le charbon, c'est plutôt la réentrée du lignite puant de l'ancienne RDA, ou la jeune fille de pasteur Kasner a étudié la thermodynamique.
a écrit le 20/11/2017 à 14:40 :
> Titre: "l'Euro plonge". Article: "les cours de l'euro qui reculait de 0,61%"

Franchement. Vous trouvez ça sérieux d'utiliser des titres alarmistes sans rapport avec la situation décrite dans l'article ?
a écrit le 20/11/2017 à 14:11 :
le principal enseignement à tirer de la situation allemande actuelle est l'aspect pervers du systeme électoral à la proportionnelle.Contrairement à ce qui est en permanence anonné à chaque consultation en France,- "il faut 1 dose de proportionnelle"- notre système permet de dégager une majorité claire,évitant ainsi ce qui se passe depuis 50ans en Italie, et actuellement en Allemagne,voir en Angleterre, des tractations sans fin avec des partis minoritaires qui profitent de l'occasion pour imposer leur loi, parfois sur des questions fondamentales: ce qui est parfaitement anti-démocratique.
Les derniers présidents français peuvent remercier les rédacteurs de notre Constitution Vè République. Nos institutions sont les seules choses qui ont tenu bon
alors que tout ce qui dépendait de l'action de nos politiques, la situation éconoimique
dégradée depuis 35 ans en particulier, a connu l'échec
a écrit le 20/11/2017 à 12:52 :
pas d écolo au pouvoir,
1) l' Allemagne va pouvoir continuer à asphyxier la planète avec son charbon et sa lignite (50% de l 'energie consommée)
2) les auto VW et autres pourront continuer à tricher sur les émissions
a écrit le 20/11/2017 à 11:10 :
Inutile de se voiler la face : la principale pierre d'achoppement est le regroupement familial des migrants dont d'ailleurs une majorité d'Allemands ne veut pas, n'en déplaise aux écolos bobos qui sont d'ailleurs en opposition avec les réalos de leur parti. Et la raison en est toute pratique : 12 milliards d'Euros sont consacrés aux migrants pendant que de nombreux allemands souffrent : petits retraités qui n'arrivent plus à joindre les deux bouts, manque cruel de logements abordables dans les métropoles, des grosses entreprises qui licencient et la désertification rurale, et tout ceci malgré la richesse du pays. Macron qui s'est prosterné devant Merkel, imaginant une organisation économique similaire, devrait méditer, même si le statut présidentiel lui offre une plus grande marge de manœuvre, d'ailleurs pas forcément démocratique.
Réponse de le 20/11/2017 à 12:09 :
manque de logements abordables, grosses qui licencient et désertification rurale : soyez plus précis car c'est exactement le contraire que l'on voit en Allemagne
Réponse de le 20/11/2017 à 13:56 :
@ppdesabuse

"la principale pierre d'achoppement est le regroupement familial des migrants dont d'ailleurs une majorité d'Allemands ne veut pas, n'en déplaise aux écolos bobos qui sont d'ailleurs en opposition avec les réalos de leur parti".

Nous , c'est bien avant les écolos :


Décret du 29 avril 1976

Le regroupement familial fut rendu légal, et institutionnalisé, par le président Valéry Giscard d'Estaing, son premier ministre Jacques Chirac et le ministre du Travail Michel Durafour.Le texte veut, pour des raisons humanitaires, rapprocher les familles séparées des deux côtés de la Méditerranée
Réponse de le 20/11/2017 à 14:31 :
@ lachose: ce qui a causé le énième dérapage de le pen via sa fameuse "blague" "Durafour crématoire" On a l'humour qu'on peut.

Merci aux médias de masse d'avoir dé-diabolisé ce parti...
Réponse de le 20/11/2017 à 17:42 :
Le problème n'est pas, en 1976, d'avoir autorisé le regroupement familial afin de permettre aux immigrés réguliers présents alors sur le territoire d'y faire venir leur famille. Il aurait dû simplement être limité à ceux qui étaient dans ce cas (présents en France de façon régulière avant 1976).
Réponse de le 30/11/2017 à 10:56 :
@Bertrand
dans toutes les grandes villes, Berlin, Munich, Hambourg, Francfort et Stttgart, les loyers ont si fortement augmenté que des salariés et petits cadres avec famille n'arrivent plus à se loger correctement. Et à Berlin par exemple, de plus en plus de logements sociaux sont vendus à des investisseurs privés qui rénovent luxueusement pour faire sortir les locataires et vendre en haut de gamme. Par ailleurs, Merkel et ses alliés n'ont strictement rien fait pour conserver des logements à loyer abordable !
@Lachose : bien sûr le regroupement familial date d'avant les écolos, mais l'arrivée massive de migrants , sur décision unilatérale de Merkel, a créé de très nombreux problèmes sociétaux. Tous les jours, il y a des agressions sexuelles, des vols, des falsifications de toute sorte, des violences de toute sorte, voire des meurtres qui vont sur le compte de migrants ou autres étrangers. L'effort d'intégration constaté n'est pas à la hauteur de ce que Merkel espérait': par ex. apprentissage de la langue, respecter les femmes, ne pas déployer d'activité terroriste dans le pays d'accueil. Or, après l'échec des pourparlers pour une coalition Jamaica, la responsable des Verts n'a eu que cette phrase ravageuse : avec nous, les migrants auraient été bien traités. ce qui conforte d'ailleurs le bon score de l'Alternative fuer Deutschland.

Mais même si Merkel est très contestée, y compris dans son propre camp, elle est suffisamment opportuniste pour éventuellement former un gouvernement minoritaire, ce qui impliquera un travail avec TOUS les partis et non seulement la seule coalition majoritaire. L'exercice démocratique aurait à y gagner.
a écrit le 20/11/2017 à 10:46 :
Sérieuses difficultés pour l'Etat profond qui ne tient aucun compte depuis des années de la volonté des citoyens, et impose ses orientations mondialistes à leur détriment, avis de tempête sur l'Europe, et de réveil du nationalisme.
a écrit le 20/11/2017 à 10:46 :
Crise politique? Certainement pour l'Alleamgne, mais rien à comparer à ce qui se passe CE sera peut-être une vraie crise, si une nouvelle élection renvoie un parlement similaire.
Entretemps l'Allemagne continuera à battre les records économiques.
a écrit le 20/11/2017 à 10:37 :
Cela prouve au moins que les écologistes allemands ne sont pas prêt à toutes les compromissions possibles pour obtenir un poste de pouvoir puisque leur idéologie est à l'opposé de celles des libéraux destructeurs programmés de la planète et de son humanité. Ils n'ont pas succombé au chant des sirènes, l'époque semble vraiment changer c'est un fait. Certainement que la chute du PS et des autres partis sociaux démocrates (sociaux traitres) les fait réfléchir.

Par contre du fait de la domination allemande sur l'UE nous nous retrouvons dans une impasse économique et politique qui n'a pas lieu d'être mais bon voilà ce qu'est notre UE, un patchwork d'initiatives néolibérales incapables même de s'entendre entre elles, liées à un besoin grégaire de hiérarchie et de lien dominant/dominé.

Sinon les coalitions ça peut fonctionner, celle entre la gauche et le centre au Portugal fonctionne bien alors que pourtant dans chacun des partis se trouvent des gens aux antipodes les uns des autres, il suffit juste d'avoir envie de plébisciter l'intérêt général, le bien commun. Ceux qui n'ont qu'intérêts privés en tête sont obligés à terme d'échouer, par définition.
Réponse de le 20/11/2017 à 12:14 :
il y aura toujours un dominant et un dominé : le marché dominera toujours l'entreprise que vous le vouliez ou non : les fonctionnaires domineront toujours les autres quitte à les faire crever et là est le plus gros problème !!!
Réponse de le 20/11/2017 à 12:31 :
"les fonctionnaires domineront toujours les autres quitte à les faire crever et là est le plus gros problème !!! "

Vous racontez n'importe quoi c'est pitoyable, parmi les cent personnes qui possèdent la moitié des richesses de la planète ne se trouve aucun fonctionnaire.

Allez exprimer votre fixette avec d'autres svp, si vous saviez comme c'est pénible d'avoir à subir les ressentiments des uns.

Instruisez vous et vous serez bien moins désabusé, merci.
Réponse de le 20/11/2017 à 14:04 :
Un peu beaucoup simpliste comme raisonnement et au Portugal la coalition fonctionne bien dans la mesure où elle applique ce que Bruxelles recommande et qu’elle obtient des résultats.....

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