L'Allemagne reste en crise malgré un rebond de la production industrielle
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La méforme des exportations et du secteur industriel sont en grande partie responsables de la crise économique que traverse l’Allemagne.
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La méforme des exportations et du secteur industriel sont en grande partie responsables de la crise économique que traverse l’Allemagne.
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Enfin une bonne nouvelle pour l'économie allemande. En novembre, la production industrielle et les exportations, deux piliers de sa croissance, sont repartis à la hausse. Concrètement, la production industrielle a rebondi de 1,5% après avoir chuté de -0,4% en octobre (donnée révisée par rapport à une première estimation), selon l'institut Destatis. Elle a été tirée par la production d'énergie, en hausse de 5,6% sur un mois, la production de véhicules autre que des voitures et le secteur de la construction.
Dans le même temps, les exportations ont grimpé de ,1%, après avoir reculé de 2,9% en octobre. L'Allemagne a ainsi exporté pour 127,3 milliards d'euros de marchandises, en données corrigées des variations saisonnières (CVS). Les importations ont, elles, reculé à 107,6 milliards d'euros, confortant l'excédent commercial du pays à 19,7 milliards d'euros. « Il y a maintenant un léger espoir qu'au moins le dernier trimestre de 2024 n'ait pas été aussi mauvais qu'on le craignait », relève Jens-Oliver Niklasch, de la banque LBBW.
Pas de quoi trop se réjouir pour autant. Sur un an, ces deux indicateurs cruciaux pour l'économie allemande demeurent en effet nettement dans le rouge. La production industrielle s'affiche en baisse de 2,8% et celle des exportations est de 3,5%. Si bien que la hausse de novembre « n'est pas le signe d'une reprise, plutôt un rebond technique », nuance Carsten Brzeski, analyste pour ING.
En parallèle, d'autres indicateurs se révèlent toujours moroses. Notamment les commandes industrielles, qui ont de nouveau reculé en novembre (-5,4%). Les carnets de commandes de l'industrie ont ainsi chuté en moyenne de 1% par mois depuis janvier, selon Carsten Brzeski, de la banque ING.
Dans ce contexte, le ministère allemand de l'Économie et du Climat s'affiche sur la réserve. « Les incertitudes géopolitiques persistantes, le nouveau recul des commandes et les récents indicateurs de confiance à nouveau en baisse » n'indiquent pas un renversement de tendance, indique-t-il dans un communiqué. Un avis partagé par Carsten Brzeski : « Malgré quelques rebonds plus techniques, il n'y a toujours pas de renversement de tendance en vue pour l'industrie allemande ».
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La méforme des exportations et du secteur industriel est en grande partie responsable de la crise économique que traverse l'Allemagne. La première puissance économique européenne se retrouve frappée par une deuxième année de récession consécutive. Son produit intérieur brut (PIB) est en effet attendu en recul de 0,2% en 2024 (après -0,3% l'année précédente). Une première estimation dévoilée la semaine prochaine devrait confirmer, ou non, cette prévision.
Quant aux perspectives pour l'avenir, si elles sont meilleures, elles ne sont pas réjouissantes. Mi-décembre, la Banque fédérale d'Allemagne a actualisé à la baisse ses prévisions de croissance pour les années 2025 et 2026. Elle prévoit une hausse de 0,2% du PIB allemand l'an prochain (contre 1,1% dans ses dernières estimations en juin) et de 0,8% pour 2026 (+1,4% précédemment).
La relance de l'économie s'impose d'ailleurs comme l'un des sujets phares de la campagne électorale, dans le cadre des élections législatives anticipées qui auront lieu le 23 février prochain.
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Dans cette optique, le chancelier Olaf Scholz, candidat à sa réélection avec son parti social-démocrate (SPD), a notamment défendu dimanche l'idée d'une prime pour attirer les investisseurs en Allemagne. Ce bonus accorderait un remboursement à hauteur de 10%, sous la forme de crédit d'impôts, pour toute entreprise, allemande ou étrangère, qui investirait dans la production industrielle sur le sol allemand. Encore faut-il que l'actuel dirigeant soit réélu.
(Avec AFP)
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