Légère accalmie sur l'économie européenne au second trimestre, l'inflation continue d'assombrir l'horizon
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Le retour des touristes en Espagne a dopé l'activité au second trimestre.
Reuters
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Le retour des touristes en Espagne a dopé l'activité au second trimestre.
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L'économie européenne réserve quelques surprises. Près de six mois après l'éclatement du conflit en Ukraine, les indicateurs conjoncturels montrent des signes de résistance. D'après l'estimation flash dévoilée par Eurostat ce mercredi 17 août, la croissance du produit intérieur brut (PIB) de l'union monétaire a accéléré de 0,6% entre avril et juin. Au premier trimestre, l'activité avait augmenté de 0,5%. L'institut de statistiques européen a révisé très légèrement à la baisse ses chiffres (-0,1 point). Aux Etats-Unis, la croissance a reculé à -0,2% sur la même période.
"Le chiffre du second trimestre est une surprise. Nous avions prévu une légère contraction du PIB de l'ordre de -0,2%. La France, l'Italie et l'Espagne ont fait mieux que prévu [...] Pour la France et l'Espagne, il y a eu un rebond plus fort que prévu dans le tourisme et l'hébergement-restauration dans le contexte de la levée des mesures de restriction sanitaires. Les exportations de services touristiques ont été plus importantes qu'espéré. En France, la consommation de services de transport a bien fonctionné avec un effet de rattrapage qui s'est poursuivi au second trimestre", a déclaré Hélène Baudchon, économiste chez BNP-Paribas interrogée par La Tribune.
En dépit de ces chiffres relativement favorables, les indicateurs avancés de la zone euro (indices PMI) et ceux de la confiance des ménages et des entreprises indiquent que l'activité est en train de s'essouffler dans une grande partie du Vieux continent.
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Sans vraiment de surprise, l'onde de choc de la guerre en Ukraine a fait trembler les économies de la zone euro dépendantes du gaz russe. La première puissance économique européenne subit de plein fouet les conséquences désastreuses de la guerre en Ukraine. La croissance du PIB a stagné (0%) au cours du second trimestre après un premier trimestre à 0,8%. Après les deux longues années de pandémie, l'économie allemande est à la peine. Très dépendante du gaz russe pour son industrie, l'activité pourrait entrer en récession d'ici la fin de l'année. "Cette pause estivale n'a pas permis à l'économie allemande d'améliorer ses perspectives. Au contraire, deux nouveaux facteurs de risque peuvent être ajoutés à la longue liste des défis : les niveaux très bas des cours d'eau et la taxe sur le gaz. L'Allemagne va avoir besoin d'un miracle économique pour ne pas tomber en récession d'ici le second semestre", a expliqué l'économiste d'ING, Carsten Brzeski.