Elections allemandes : le casse-tête d'une coalition inéluctable
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Préparation des élections fédérales à Berlin.
Reuters
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Préparation des élections fédérales à Berlin.
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A un jour du scrutin des élections législatives en Allemagne, l'indécision domine. Si une quarantaine de partis doivent s'affronter, seulement cinq sont susceptibles d'être partie prenante d'une probable négociation sur un contrat de gouvernement, après les 16 années de pouvoir d'Angela Merkel.
Les modalités du vote sont aux antipodes de celles de la France. "Chaque électrice ou électeur émet deux votes. D'abord, elle ou il émet un vote pour une personne candidate de sa circonscription. La personne candidate ayant la majorité des voix est automatiquement élue au Bundestag. C'est donc un scrutin majoritaire propre à chaque circonscription. Ensuite, elle ou il émet un vote pour un parti. Ce parti peut être différent de celui de la personne pour laquelle elle ou il a voté au scrutin de la circonscription. A l'échelle nationale, c'est un scrutin proportionnel", explique Eric Dor, directeur des études économiques, à l'IESEG School of Management de Lille, dans un note d'analyse des programmes économiques des principaux partis.
Selon les derniers sondages, le Parti social-démocrate (SPD) d'Olaf Scholz est en tête, avec environ 25% des intentions de vote, suivi par l'Union chrétienne-démocrate (CDU) d'Armin Laschet et ses alliés bavarois de la CSU, qui se situent autour de 21%. Olaf Scholz, actuel ministre des Finances, qui occupe aussi le poste de vice-chancelier dans la "grande coalition" CDU-SPD aujourd'hui au pouvoir, a indiqué que s'il arrivait en tête, il préférerait une alliance à gauche avec les Verts, qui se placent troisièmes dans les sondages, autour de 16%. Cette coalition marquerait une rupture majeure pour l'Allemagne comme sans doute pour l'Union européenne. Par exemple, le dirigeant social-démocrate est favorable à la création d'une union bancaire entre les Vingt-Sept.
Dans un Bundestag qui s'annonce une nouvelle fois très fragmenté, le SPD et les Verts ne devraient pas pour autant disposer d'une majorité. Ils devront s'allier avec un troisième partenaire, ce qui serait une situation inédite depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, et rend plus complexes les négociations pour trouver un accord de gouvernement.
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