• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieUnion européenne

"Les citoyens sont mal informés des avantages des politiques environnementales"

Photo de Giulietta Gamberini

Propos recueillis par Giulietta Gamberini, à Bruxelles

Publié le 10 juillet 2017 à 10:25 - Mis à jour le 10 juillet 2017 à 10:25

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 3

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 4

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 5

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 6

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
L'environnement est encore trop souvent perçu par l'Union européenne et ses Etats membres comme une contrainte plutôt que comme une opportunité, regrette le scientifique Cillian Lohan, membre du Comité économique, social et environnemental (Cese) de l'UE. Or, l'économie circulaire, l'économie de la fonctionnalité etc., sont de puissants leviers de création d'emplois et de richesse.

LA TRIBUNE - Un récent avis du Cese, portant sur une communication de la Commission relative à la conformité des politiques européennes avec les Objectifs de développement durable (ODD) de l'Onu, dessine un portrait schizophrénique de l'UE : alors que d'une part, elle veut s'ériger en leader vers la réalisation des ODD, d'autre part elle ne parvient pas à engager la véritable transformation qui serait nécessaire. Quid en particulier des politiques environnementales? Et quelles sont les principales incohérences?

CILLIAN LOHAN - Le principal défaut des politiques environnementales de l'Union européenne est qu'elles ne concernent pas suffisamment les citoyens. Or, la dimension environnementale devrait être prise en compte dans toute politique de l'UE, et donc avoir de vrais effets dans la vie des gens. 
Les incohérences sont ainsi visibles partout. Il est facile de s'entendre sur des objectifs ambitieux, tels que ceux de l'Accord de Paris. Et plus l'objectif est lointain, plus c'est simple. Tout le monde convient d'ailleurs de la nécessité d'avoir de l'air et de l'eau propres, etc. Mais dès lors qu'il s'agit de définir les politiques à moyen terme des divers secteurs, toute cohérence avec l'objectif final fait défaut. 
Ceci est particulièrement évident en matière d'économie circulaire. Le plan d'action de l'Union européenne en faveur de l'économie circulaire dressé en 2015, par exemple, est incroyablement radical : sa mise en oeuvre demanderait une profonde transformation de notre modèle économique. Mais la législation qui l'a suivi est bien plus humble : le Plan de travail "Éco-conception" 2016-2019, sur lequel le CESE vient de présenter un avis dont j'étais rapporteur, se penche essentiellement sur la question de l'efficacité énergétique, en négligeant la conception des biens. La communication de la Commission sur le rôle de la valorisation énergétique des déchets dans l'économie circulaire - sur lequel j'ai été rapporteur d'un autre avis du CESE - adopte aussi une approche partielle. Par exemple, elle n'intègre pas suffisamment d'alternatives à l'incinération telles que la production de bio-méthane.

Quelles sont aujourd'hui les principales causes de ces incohérences?

Les lobbies, évidemment, sont très forts. Mais surtout, les institutions elles-mêmes continuent de concevoir l'environnement comme une contrainte, voire un obstacle à l'impératif de croissance et de création d'emplois. On ne se penche pas assez sur les bénéfices découlant d'un modèle différent, investissant sur l'environnement. Les gens ne sont donc pas correctement informés.

Quel rôle jouent notamment les Etats membres? Le premier bilan de la mise en œuvre de la politique environnementale mené par la Commission révèle une Europe plutôt fragmentée par le manque de volonté politique de nombre de gouvernements nationaux...

Trop souvent en effet ce sont justement les gouvernements nationaux qui, au lieu d'expliquer à leurs citoyens et institutions le sens et la nécessité de la législation européenne, préfèrent présenter Bruxelles comme une source de contraintes. Nombre de violations des politiques environnementales imposées par l'UE sont ainsi dues à une incompréhension. Cette attitude est regrettable et dangereuse, car c'est justement celle qui a mené au Brexit. Afin de restituer la maîtrise aux gens, un enjeu fondamental, sur lequel je me penche actuellement pour le Cese, est donc l'accès des citoyens à la justice, pour qu'ils puissent faire sanctionner les violations.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

Pensez-vous que concevoir les politiques environnementales européennes d'une manière plus globale et au service de la population serait un moyen de lutter contre la méfiance des citoyens vis-à-vis de l'UE?

Certainement, car les gens sont déçus. Juncker insiste sur la nécessité de combattre les populismes. Mais nous ne nous penchons pas suffisamment sur les causes de la colère : la souffrance, la peur et la méfiance engendrées par la crise de 2008. Tant que nous n'auront pas reconnu cela, et si nous ne sommes pas capables d'offrir quelque chose de différent, les peuples d'Europe continueront de se tourner vers des idéologies extrémistes.
En ce sens, les politiques environnementales sont une opportunité, puisqu'elles peuvent améliorer la vie quotidienne. L'économie circulaire, l'économie de la fonctionnalité etc., ingrédients fondamentaux de cette transformation, sont de puissants leviers de création d'emplois et de richesse. Il faut insister sur cet aspect et abandonner le seul indicateur de la croissance au profit de celui de la prospérité. Aujourd'hui, ce message n'est pas encore assez fort.

Qu'est-ce qui pourra induire une vraie transformation en Europe?

À lire également

  • Quel(s) ministère(s) pour l’énergie et l’environnement dans le prochain gouvernement ?
  • Europe : vers la fin de l'obsolescence programmée ?
  • Perturbateurs endocriniens: un vote européen crucial
  • Paris s'engage dans un "Plan Economie circulaire" à l'horizon 2020

L'un des principaux enjeux est celui de la communication auprès des citoyens, afin qu'ils comprennent que la protection de l'environnement n'est pas qu'un luxe des classes moyennes : au contraire, elle concerne surtout la population la plus pauvre. Le changement pourrait toutefois venir aussi du business : les grandes sociétés sont en train de changer d'approche, comme le montre l'annonce du 5 juillet de Volvo, qui dès 2019 ne veut plus lancer que des modèles de voitures électriques ou hybrides. L'arrivée des téléphones portables a changé le monde en un temps très restreint, alors que personne ne demandait une telle révolution, elle a été portée par l'industrie. A partir du moment où, de nouveaux biens ou services plus écologiques seront accessibles et abordables, la transformation peut aller très vite.

Propos recueillis par Giulietta Gamberini

Propos recueillis par Giulietta Gamberini, à Bruxelles

Sur le même sujet

  • 1

    Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques

  • 2

    JO 2030 : « Nous allons continuer à bâtir et à investir », promet Éric Ciotti

  • 3

    Cadmium : diminuer la teneur des engrais n'aura d'effet sur les récoltes « qu’après plusieurs décennies »

  • 4

    Guerre au Moyen-Orient : les économies émergentes souffrent mais devraient résister en 2026