Londres pourrait mettre en place un plan de relance pour enrayer l'impact du Brexit

 |   |  481  mots
Philip Hammond a été le premier ministre à être nommé par Theresa May au portefeuille des Finances
Philip Hammond a été le premier ministre à être nommé par Theresa May au portefeuille des Finances (Crédits : © Henry Romero / Reuters)
Le Royaume-Uni pourrait déployer à l'automne un plan de relance pour enrayer la détérioration spectaculaire de l'économie britannique liée au Brexit, a indiqué Philipp Hammond son nouveau ministre des Finances, estimant qu'une "dose d'incertitude" persistera "jusqu'à la fin" des négociations entre Londres et l'Union européenne.

Le Royaume-Uni pourrait déployer à l'automne un plan de relance pour enrayer la détérioration spectaculaire de l'économie britannique liée au Brexit, a indiqué Philipp Hammond son nouveau ministre des Finances, estimant qu'une "dose d'incertitude" persistera "jusqu'à la fin" des négociations entre Londres et l'Union européenne.

"Nous avons l'option d'une réponse budgétaire, ce que nous ferons selon notre propre calendrier, autour de notre discours d'automne", le budget rectificatif présenté par le gouvernement, a expliqué dimanche Philip Hammond, chancelier de l'Echiquier.

Les statistiques disponibles à ce moment-là permettront à Londres "d'arriver à des conclusions appropriées sur la nécessité d'un plan de relance budgétaire", a ajouté le responsable, fraîchement nommé par la nouvelle Première ministre Theresa May.

Nouveau cadre budgétaire

Il s'est cependant gardé de détailler quelle forme pourraient prendre ces possibles mesures d'accroissement des dépenses publiques.

"Un nouveau cadre" budgétaire sera en tout cas dévoilé cet automne "pour apporter de la clarté aux investisseurs", a insisté M. Hammond.

Il s'exprimait devant une poignée de journalistes à l'issue d'une réunion de deux jours à Chengdu (sud-ouest de la Chine) des ministres des Finances et gouverneurs des banques centrales du G20, une rencontre hantée par les risques associés au Brexit. Cette évocation d'une éventuelle relance budgétaire par Londres intervient également à la suite de publications alarmantes.

Contraction de l'activité

Le cabinet Markit a publié vendredi son indice des directeurs d'achat PMI composite pour juillet, qui a atteint son plus bas niveau depuis avril 2009, traduisant une massive contraction de l'activité privée du Royaume-Uni.

Ce chiffre "met en évidence le coup porté à la confiance (des acteurs économiques) par les incertitudes qu'a provoqué le résultat du référendum" scellant le divorce entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, a commenté Philip Hammond.

"La vérité, c'est qu'une dose d'incertitude subsistera jusqu'à la conclusion de nos négociations avec l'UE", a prévenu le ministre.

Sortie de l'UE vers 2019

Londres reste maître du calendrier pour activer l'article 50 des traités européens sur les modalités de sortie de l'UE. Une fois la demande déposée, les négociations devront s'achever dans un délai de deux ans, ce qui rend possible un départ de la Grande-Bretagne à l'horizon 2019. Mais Bruxelles et plusieurs dirigeants européens, tout en acceptant de laisser du temps au gouvernement de Theresa May, ont appelé le pays à notifier "le plus rapidement possible" son retrait de l'Union.

Même après cette procédure, "l'incertitude n'arrivera à son terme que lorsqu'un accord sera conclu" entre les deux parties, a averti Philipp Hammond.

La décision du Royaume-Uni de rompre avec l'UE "renforce les incertitudes" pour l'économie mondiale, ont averti dimanche les puissances du G20, qui se sont toutefois jugées "bien positionnés" pour répondre aux éventuelles répercussions financières.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 25/07/2016 à 15:30 :
@***** b 25/7 13:32
C'est du typique propagande FN et du type c'est la "faute à Bruxelles".
C'est Tom (24/7 22:22) qui a raison: relisez bien les textes.
La Commission n'a aucun pouvoir sauf d'essayer de faire respecter les règles et c'est dur....
Les directives issues par la Commission doivent être approuvées par le Parlement Européen et ensuite par les Chefs des Etats.
A noter que les Chefs des Etats (ou leur représentants: ministres) peuvent émettre des directives mais je doute qu'ils aient le temps...
Dans le cas des Traités et autres (cas de la Grèce, par exemple), les Parlements de certains Etats doivent les ratifier même si ceux ci ont été approuvés par le Conseil des 28 (ou de la ZE). Dans le cas de la France, c'est la Président de la République qui négocie et ratifie les Traités (Article 52 de notre Constitution).
La Commission de Bruxelles n'a aucun pouvoir pour ratifier un Traité ou autre document qui engage la ZE.
Cordialement
Réponse de le 25/07/2016 à 16:34 :
Vous avez tord de penser que les non Européiste béa ne se penche pas sérieusement sur la question.
Alors voici l'article quant à Mr Juncker et le Ceta
http://europa.eu/rapid/press-release_IP-16-2371_en.htm
Je cite : "Today the European Commission formally proposed to the Council of the EU the signature and conclusion of a free trade agreement between the EU and Canada, known as the Comprehensive Economic and Trade Agreement, or CETA."
"After receiving the green light from the Council and the consent of the European Parliament it will be possible to provisionally apply the agreement."
Donc on applique le traité, après on voie pour la ratification au niveau National, ou comment forcer la main. C'est de la démocratie ça ?
Réponse de le 26/07/2016 à 12:35 :
@******************b le 25/07/2016 à 16:34

Il serait souhaitable de comprendre la langue anglaise avant d'écrire.

En résumant, dans le texte en langue anglaise que vous citez, il est indiqué que la proposition de la Commission relative au traité avec le Canada doit être approuvée par le Parlement Européen et le Conseil des Chefs des Etats. En cas d'obtention des accords de ces deux entités, il pourra être appliqué de façon provisoire. Je ne comprends pas pourquoi "provisoire": il doit y avoir une subtilité juridique (accord des Parlements de certains Etats ?) ou alors un temps d'observation dans la mise en oeuvre du traité pour rectifier certains points avec l'usage, autres ?.
Conclusion
La Commission PROPOSE, le Parlement et le Conseil des Etats (les représentants de ces deux entités sont démocratiquement élus) DECIDENT.
Il n'y a que les membres des partis populistes qui considèrent que ce processus n'est pas démocratique.
Cordialement
PS: pour moi, l'échange est terminé.
a écrit le 25/07/2016 à 0:42 :
Le brexit va être un excellent antidote contre ceux qui préconisent l’isolationnisme en Europe.

Les français vont pouvoir constater d'eux mêmes ou mène l’aventure FN.

Ce qui ne veux pas dire que Bruxelles ne doit pas se reformer et abandonner cette politique de la concurrence fiscale et sociale qui alimente l’extrême droite.
Réponse de le 25/07/2016 à 9:49 :
@Patriot9: quelle aventure FN ? Ils n'ont jamais été élus ! Ne ferais-tu pas, pas hasard, un procès d'intention ?
Réponse de le 25/07/2016 à 13:13 :
Vu que le FN a annoncé la couleur (sortir de l'Euro et de Schenghen notamment), c'est un peu plus qu'un procès d'intention je pense.
Réponse de le 25/07/2016 à 15:22 :
@Matthieu: on aurait pu croire qu'après l'épisode Hollande, les gens seraient vaccineé et ne prendraient plus au pied de la lettre les déclarations politiques. Il n'en est de toute évidence rien ! La France n'est pas du tout dans la position du Royaume-Uni et son ancrage à l'Allemagne empêcheront que le FN, s'il est élu, fasse ce qu'il prétend aujourd'hui faire. Quant à sortir de Schengen, c'est pour demain ou presque, y compris pour l'Allemagne :-)
a écrit le 24/07/2016 à 19:57 :
Vive le Brexit vive l'Europe enfin !
a écrit le 24/07/2016 à 19:28 :
Qu'il est doux de pouvoir prendre des décisions sans en référer à Bruxelles!
Réponse de le 24/07/2016 à 22:22 :
Dans le cadre actuel, ce sont les chefs d'Etat qui se mettent d'accord sur toute décision importante, Bruxelles n'a quasiment aucun vrai pouvoir.

Ce qu'on appelle "la politique de Bruxelles" est en réalité "la politique de Merkel", qui est leader actuellement en Europe.
Réponse de le 25/07/2016 à 13:32 :
Tom, c'est faux, Juncker veux signer le CETA (le TAFTA Canadien) sans passer par les états. Et une majorité des lois votés par les États sont des directives venues de Bruxelles (les fameuse GOPE - Grandes Orientations de Politique Économique), comme la loi travail.
Vous confondez la gouvernance politique, qui est encore Nationale (un peu une coquille vide, voyez comment le Président est moqué), et la gouvernance économique, qui est Bruxelloise (et à la BCE).
a écrit le 24/07/2016 à 15:55 :
Formellement (art. 50) le RU n'a pas encore notifié sa décision de rescision de son contrat d’adhésion à l'UE, mais, de facto, il l'a déjà fait (multiplication des actes positifs en ce sens, tels la notification de son renoncement pour l'avenir à présider le Conseil Européen, par exemple!...
On se croirait dans un film des Marx Brothers, mais, en beaucoup plus mauvais!...
a écrit le 24/07/2016 à 15:52 :
L’Europe suit l’intérêt général si on publie que ce n’est pas le cas ?
Existe-t-il une impéritie à la sortie de crise ou en cours bêtes si on ne comprend rien en économie ?
Fait-on un déclin à 75%, un abaissement, un assistanat ?
Fait-on une Europe dictature ?

http://images.google.fr/imgres?imgurl=https%3A%2F%2Fphilippewaechter.files.wordpress.com%2F2016%2F06%2Feurope-2016-avril-ipimanuf.png%253Fw%253D584&imgrefurl=https%3A%2F%2Fphilippewaechter.nam.natixis.com%2F2016%2F06%2F13%2Flemploi-sameliore-en-france-ma-chronique-macroeconomique%2F&h=339&w=584&tbnid=nnzgMp9BiiFqLM%3A&docid=qS2ruWwUFj95vM&ei=EuSTV-3BOafU6AS1jbe4DQ&tbm=isch&iact=rc&uact=3&dur=961&page=14&start=269&ndsp=21&ved=0ahUKEwjtkoiXxorOAhUnKpoKHbXGDdc4yAEQMwi2AShYMFg&bih=650&biw=1366
a écrit le 24/07/2016 à 13:03 :
"détérioration spectaculaire de l'économie britannique", reconnait le ministère des finances britannique. Pourtant, ce gouvernement pro-brexit aurait tout intérêt à essayer de faire croire le contraire !
Pourtant, les anti-européens, FN en tête, nous assurent le contraire à longueur de posts sur le site de La Tribune !
.... et dire que c'est dans ce capharnaum qu'ils veulent nous entrainer...
Réponse de le 24/07/2016 à 20:57 :
autonome, c'est mieux parait-il (idéologiquement ? vu que tout est lié, aucun pays n'est autosuffisant).
Il faudra de toute façon attendre quelques années après le divorce effectif pour avoir du recul et voir comment ça se stabilise. Entre temps, c'est l'incertitude qui règne.
Réponse de le 26/07/2016 à 18:37 :
Peut être mais au moins on peut créer des liens, des accords, du business avec qui on veut. Ce qui est beaucoup déjà. Plutôt que d’essayer de forcer et fusionner des pays qui n’ont pour beaucoup rien en commun mise à part une proximité géographique (toute relative parfois).
Qu’est-ce que l’on en a à faire des Estonien, Letton ou Chypre ? Par contre, nous sommes plus proche de beaucoup de pays à travers le monde mais cette supra structure nous coupent et nous empêchent de plus en plus de tisser des relations saines et pérennes avec eux. Notamment les pays francophones hors UE.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :