Varoufakis : "Mon plan d'action pour le redressement de la Grèce"

 |   |  1158  mots
Pour Yanis Varoufakis, ministre des Finances de la Grèce, les obstacles à la croissance dans le passé étaient constitués de l'alliance impie entre certains intérêts oligarchiques et les partis politiques, les offres de marché scandaleuses, le clientélisme, les médias contrôlés en permanence, les banques trop accommodantes, les autorités fiscales faibles, et le système judiciaire archaïque et timide.
Pour Yanis Varoufakis, ministre des Finances de la Grèce, "les obstacles à la croissance dans le passé étaient constitués de l'alliance impie entre certains intérêts oligarchiques et les partis politiques, les offres de marché scandaleuses, le clientélisme, les médias contrôlés en permanence, les banques trop accommodantes, les autorités fiscales faibles, et le système judiciaire archaïque et timide." (Crédits : Reuters)
Si les discussions entre le gouvernement grec et les institutions (FMI, UE...) sont dans l'impasse, c'est parce qu'elles se concentrent sur le court terme, sur le financement à accorder à la Grèce. Au contraire, la priorité est de créer les conditions d'une croissance économique : en restructurant la finance, en mettant fin aux errements des années passées (clientélisme, pratiques anti-concurrentielles, évasion fiscale...). Par Yanis Varoufakis, ministre grec des Finances

Plusieurs mois de négociations entre notre gouvernement et le Fonds monétaire international (FMI), l'Union européenne (UE) et la Banque centrale européenne (BCE) n'ont guère débouché sur des progrès. Une des raisons de cet échec: on se concentre trop sur le court terme, sur les conditions de la prochaine injection de liquidités et pas assez sur une stratégie visant un redressement et un développement durable de la Grèce. Si nous voulons sortir de l'impasse actuelle, nous devons envisager une économie grecque en bonne santé.

Un redressement durable nécessite des réformes globales pour libérer le potentiel considérable du pays en supprimant les goulots d'étranglement dans plusieurs domaines : l'investissement productif, la fourniture de crédit, l'innovation, la concurrence, la sécurité sociale, l'administration publique, le système judiciaire, le marché du travail, la production culturelle et, enfin et surtout, la gouvernance démocratique.

Mobiliser les actifs qui restent dans les mains de l'État

Sept années de politique de déflation, d' austérité, ont décimé l'investissement privé et public et forcé les banques anxieuses et fragiles à cesser de prêter. Etant donné le manque de marge de manœuvre budgétaire du gouvernement et le poids des prêts non performants des banques grecques, il est primordial de mobiliser les actifs restants de l'État et de débloquer la circulation du crédit bancaire vers les parties saines du secteur privé.

Afin de restaurer l'investissement et le crédit à des niveaux permettant une vitesse de libération économique, la Grèce en redressement aura besoin de deux nouvelles institutions publiques travaillant côte à côte avec le secteur privé et les institutions européennes : une banque de développement qui exploite les actifs publics et une « bad bank » qui permette au système bancaire d'évacuer ses actifs non performants et de rétablir le flux du crédit vers les entreprises rentables et orientées vers l'exportation.

Restructurer le secteur financier

Imaginez une banque de développement mobilisant des garanties qui comprennent les capitaux propres encore détenus par l'État suite aux privatisations et d'autres actifs (par exemple, immobiliers) dont la valeur pourrait être augmentée facilement (et qui pourraient facilement servir de garantie) grâce à une réforme de leurs droits de propriété. Imaginez qu'on établisse un lien entre, d'une part,  la Banque européenne d'investissement (BEI) et le plan d'investissement de 315 milliards d'euros du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, et d'autre part le secteur privé de la Grèce. Au lieu d'être considérée comme une braderie destinée à remplir les trous budgétaires, la privatisation ferait partie d'un grand partenariat public-privé pour le développement.

Imaginez en outre que la « bad bank » aide le secteur financier, qui fut recapitalisé généreusement par les contribuables grecs sous pression au cœur de la crise, à se débarrasser de leur héritage de prêts non performants et à débloquer leur plomberie financière. S'ajoutant aux effets positifs de la banque de développement, cette politique d'assainissement permettrait au crédit et aux investissements d'inonder les domaines de l'économie grecque jusque-là à sec, permettant au final à la bad bank de faire des profits et à devenir solide.

Enfin, imaginez l'effet de tout cela sur l'écosystème financier, fiscal et de sécurité sociale de la Grèce : grâce à la flambée des actions des banques, les pertes que notre Etat a subies en les recapitalisant seraient annulées suite à l'appréciation de ses participations. Pendant ce temps, les dividendes de la banque de développement seraient acheminés vers les fonds de pension qui souffrent depuis longtemps, ayant subitement perdu une grande partie de leur capital en 2012 (en raison des pertes enregistrées sur leurs avoirs en obligations d'État grecques).

Dans ce scénario, la tâche du renforcement de la sécurité sociale serait complétée par l'unification des fonds de pension; l'afflux des contributions suite à la reprise de l'emploi; et le retour à l'emploi légal des travailleurs poussés à l'économie informelle par la déréglementation brutale du marché du travail durant ces dernières années difficiles.

Une forte reprise en Grèce?

On peut facilement imaginer une forte reprise en Grèce avec cette stratégie. Dans un monde de rendements ultra-faibles, la Grèce serait considérée comme une magnifique opportunité, engendrant un flux régulier d'investissement direct étranger. Mais en quoi ceci serait-il différent des entrées de capitaux d'avant 2008 qui ont alimenté une croissance financée par la dette ? Un nouveau système de Ponzi macroéconomique pourrait-il être vraiment évité ?

Réformer le système politique

Pendant l'ère de la croissance de style Ponzi, les flux de capitaux ont été captés par les banques commerciales pour aller vers une consommation frénétique et par l'État pour favoriser une orgie d'offres de marché suspectes et une extrême prodigalité. Afin de s'assurer qu'il en ira autrement cette fois, la Grèce devra réformer son économie sociale et son système politique. La création de nouvelles bulles ne correspond pas à l'idée du développement que se fait notre gouvernement.

Financer des investissements productifs sélectionnés

Cette fois, au contraire, la nouvelle banque de développement prendrait les devants pour canaliser les ressources domestiques rares vers des investissements productifs sélectionnés. Ceux-ci comprennent les startups, les entreprises de high tech qui utilisent les talents locaux, les entreprises bio-agro de petite et moyenne taille, les sociétés pharmaceutiques axées sur l'exportation, les efforts pour attirer l'industrie cinématographique internationale vers la Grèce, des programmes éducatifs qui profitent de la production intellectuelle grecque et des sites historiques sans pareil.

Dans l'intervalle, les autorités réglementaires locales garderaient un œil sur les pratiques de prêts commerciaux, tandis qu'un frein à l'endettement empêcherait notre gouvernement de se livrer à de vieilles et mauvaises habitudes, pour éviter que l'État renoue avec les déficits primaires. Les cartels, les pratiques de facturation anticoncurrentielles, les professions règlementées sans raison et une bureaucratie qui a transformé l'Etat en un danger public découvriraient bientôt que notre gouvernement est leur pire ennemi.

Les obstacles à la croissance dans le passé étaient constitués de l'alliance impie entre certains intérêts oligarchiques et les partis politiques, les offres de marché scandaleuses, le clientélisme, les médias contrôlés en permanence, les banques trop accommodantes, les autorités fiscales faibles, et le système judiciaire archaïque et timide. Seule la transparence démocratique peut éliminer ces obstacles ; notre gouvernement est déterminé à imposer cette transparence, pour dynamiser l'économie grecque.

Traduit de l'anglais par Timothée Demont

Yanis Varoufakis est ministre des Finances de la Grèce.

© Project Syndicate 1995-2015

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 10/05/2015 à 13:40 :
@JM (9/5 11:15)
Bravo pour votre esprit de synthèse car vous avez parfaitement résumé la situation.
Pour le point 2, la solution pérenne me paraît très difficile à trouver.
La solution 3 càd votre solution 1 ( % de dévaluation à choisir par les Grecs) PLUS effacement des dettes serait approuvée tout de suite. Je pars de l'hypothèse: on ne reverra jamais nos sous.
Qui serait le prochain ?
Cordialement
Réponse de le 15/05/2015 à 18:33 :
Au cas où vous ne l'aurez pas compris, et de toute évidence c'est le cas, les pays européens et notamment l'Allemagne et la France font du blanchiment de dettes sur le dos de la Grèce et vous parlez encore de "VOS SOUS"? C'est honteux!
a écrit le 09/05/2015 à 15:18 :
Il faut voir les choses en perspective, ne nous enlisons pas dans le court terme, ayons de la hauteur de vue, faisons des réformes globales, et bla bla bla... Mais en attendant, effacez notre dette, et vite !
Réponse de le 09/05/2015 à 21:15 :
Effectivement, ce serait tellement mieux de se focaliser sur disons, la vision a 2 semaines. On règle nos dettes, comme ça 2 semaines après on est ruiné, on a coulé le pays, et on ne peut plus regler les echeances suivantes. Le tout avec un desastre humanitaire, ou une révolution. Tellement malin de votre part !
Heureusement que vous ne serez jamais au pouvoir !
a écrit le 09/05/2015 à 11:45 :
pour cela seule solution qu il sa barre vite et tout le monde sera content tres content
a écrit le 09/05/2015 à 11:15 :
Pour moi le problème Grec est très simple et peut se résumer à deux choix:
1) l'Euro est 30 à 50% surévalué relativement à la monnaie optimale pour la Grèce.
2) L'Euro est une monnaie acceptable pour l'économie Grecque.
Dans le cas 2, il faut trouver une solution pérenne.
Dans le cas 1 la Grèce doit quitter l'Euro et le plus vite sera le mieux, pour eux comme pour nous.
a écrit le 08/05/2015 à 20:12 :
@Fx: j'ai regardé ta pub. 1) cherche quelqu'un qui parle correctement anglais et 2) ton bled est à 287 km d'Athènes, ce qui veut dire que tu mens quand tu nous parles de la scène athénienne...un peu comme quelqu'un qui nous raconterait la vie parisienne en habitant à Lyon :-)
Réponse de le 08/05/2015 à 22:10 :
Mais je n'ai jamais eu cette prétention, vous affabulez ... ceci dit, regardez quand meme a tout hasard d'ou vient le deputé président du groupe économique a l'assemblée, ça vous mettra peut être sur la piste !
Réponse de le 09/05/2015 à 11:46 :
@Fx: relis plutôt tes commentaires, cela t'éviteras les incohérences. Bon, on se doute que dire un mensonge pour en cacher un autre devient, à un moment donné, ingérable :-) En outre, j'ai regardé les statistiques de ton village: il y avait en 2011 1089 habitants et environ 4500 pour toute la circonscription. On se doute donc que "tes entreprises" (ou devrais-je dire celles des beaux-parents - location saisonnière et vente d'huile et de savon à l'huile d'olive) sont florissantes. Les lecteurs avertis auront compris que tes commentaires subjectifs n'ont rien à voir avec la réalité du terrain :-)
Réponse de le 09/05/2015 à 13:38 :
Les lecteurs avertis et les autres auront constaté que vos commentaires sont systématiquement désobligeants pour les Grecs, à la limite de l'insulte. Pour quelqu'un qui prétend vivre en Grèce, vous devriez montrer un peu plus de reconnaissance...
Réponse de le 09/05/2015 à 20:58 :
Evidemment, tout le monde sait qu'on ne peut pas faire de commerce, surtout de l'export ou du tourisme, dans les villes de moins de 1 millions d'habitants ... vos raisonnements sont d'un ridicule !
D'autant que comme vous avez mal cherché, ma petite commune de 1000 habitants abritait jusqu'il y a peu le plus gros hôtel de grece, et j'ajoute que vous avez loupé une entreprise, pourtant la plus importante !
a écrit le 08/05/2015 à 8:35 :
Cela me fait penser à la célèbre réplique du "notaire" Maître Follas dans les Tontons Flingueurs "C'est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases.." (Michel audiard)
Cordialement
Réponse de le 08/05/2015 à 12:21 :
Ce qui me semble plus curieux c'est ce besoin des habitants d'un pays qui affiche plus de 2.600 milliards de dettes (ce qui pour le moins dénote d'une gouvernance plus que douteuse depuis une trentaine d'années), de donner des leçons aux autres. Français habitant en Grèce une grande partie de l'année, j'ai parfois honte de certains commentaires de mes compatriotes. Au moins laissons le mérite à Varoufakis de faire des propositions qui entraînent réflexion et que les "partenaires" de la Grèce discutent enfin du fond, plutôt que de répéter sans cesse qu'il faut encore baisser les salaires et les retraites et démanteler toutes les conventions collectives. Admirables ces Français qui hurlent dès qu'ils n'ont pas leur petit pourcentage d'augmentation annuelle et qui s'amusent quand d'autres gens du peuple (car ce ne sont pas les riches qui souffrent) perdent leurs moyens de subsistance. l y a pourtant du grain à moudre dans ce que dit Varoufakis, et les soit-disants "partenaires" feraient mieux d'y réfléchir. Le problème, c'est que les réformes de fond en Grèce ne les intéressent absolument pas. Ce qu'ils veulent, dans cette guerre idéologique (car c'est de cela qu'il s'agit avec la Grèce et non d'un problème financier assez aisé à résoudre) entre deux Europe fondamentalement différentes, c'est que les tenants d'une Europe plus sociale soient totalement écrasés au profit d'un ultra-libéralisme qui n'enrichit que les plus riches. Ce sont deux conceptions du monde qui s'affrontent entre le gouvernement grec actuel et ses "gentils partenaires" qui, bien sûr, ne souhaitent que son bien.
Réponse de le 08/05/2015 à 18:01 :
rien de choquant l'allemagne en 1955 a vu 60% de sa dette annulée et 30 ans pour rembourser le reste avec une clause gentillette, que ça ne dépasse pas 5% du pib et sous condition qu'il n'y ait pas de récession économique globale. (sans compter que les américains ont exigé que les pays européens ne lui demandent pas de réparations vu que c'était la cause de l'adhésion du peuple allemand au national socialisme)
Réponse de le 09/05/2015 à 14:08 :
A quand la réforme agraire?
Qui en parle.?.
A quand la séparation de l'église et de l'état?
a quand la confiscation des biens du clergé?
A quand la terre à ceux qui la travaillent?
a écrit le 08/05/2015 à 5:58 :
Ce que dit Varoufakis, n'est pas incompatible avec ce que demande l'Europe. Je comprends que l'Europe tienne bon face à ce ministre qui ne cherche qu'à se dérober quand aux objectifs courts termes. je le rappelle il faut stopper l'hémorragie coûte que coûte. Si M. Varoufakis accepte ce qui est politiquement inacceptable il aura tout le soutien et le temps de développer sa politique.Personne peut s'opposer aux idées l'article.
a écrit le 07/05/2015 à 22:44 :
Ceux-ci comprennent les startups, les entreprises de high tech qui utilisent les talents locaux, les entreprises bio-agro de petite et moyenne taille, les sociétés pharmaceutiques axées sur l'exportation, les efforts pour attirer l'industrie cinématographique internationale vers la Grèce.

On peut facilement imaginer une forte reprise en Grèce avec cette stratégie. Dans un monde de rendements ultra-faibles, la Grèce serait considérée comme une magnifique opportunité, engendrant un flux régulier d'investissement direct étranger.

Voilà, 3 startups high-tech, 2 usines de feta Bio et la délocalisation du tournage de "Plus balle la vie" sur la port du Pirée. Les investisseurs vont A_DO_RER. Bravo Yanis, la Grèce est sauvée.
Réponse de le 08/05/2015 à 8:01 :
Pour que vous compreniez bien malgré tout, on va résumer tout ça en un chiffre :

Grece : l'industrie représente 22% du PIB (Apres la crise...)
France : l'industrie représente 20% du PIB

Continuer a vous moquer, ça ne changera pas grand chose de toute facon !
Réponse de le 08/05/2015 à 9:05 :
@Fx; pour résumer: la Grèce doit 320 milliards à ses créanciers. Tes arguments plus fallacieux les uns que les autres pour plaire à dulcinée ne nous intéressent pas :-)
Réponse de le 08/05/2015 à 13:29 :
Vous resumez tres bien la chose Patrickb. Donc maintenant, la question, c'est : Comment recuperer l'argent ! La méthode employée depuis 5 ans ne fonctionnant visiblement pas ...
Réponse de le 08/05/2015 à 15:29 :
@Fx: comme quand on joue en bourse, il faut savoir s'asseoir sur ses pertes et tourner la page... mais en aucun cas continuer d'alimenter le tonneau des danaides. Mais bon, tu n'as aucune idée de ce dont je parle puisque n'ayant aucune connaissance de l'investissement professionnel :-)
Réponse de le 08/05/2015 à 16:49 :
@Fx: et syrirsa sur le gateau, la Banque mondiale n'a pas les mêmes chiffres que toi...mais ils doivent aussi raconteur n'importe quoi, n'est-ce pas :-) Here is the link moron: http://donnees.banquemondiale.org/indicateur/NV.IND.TOTL.ZS
Réponse de le 08/05/2015 à 18:38 :
@fx
Grece : l'industrie représente 22% du PIB (Apres la crise...)
France : l'industrie représente 20% du PIB

D'une comme le démontre le lien de Patrickb, vos chiffres sont faux (et pas qu'un peu !) De 2, l'industrie Française a beau souffrir comparativement a l'industrie allemande, le french bashing s'arrête là ou commence la comparaison avec la Grèce... Des géants mondiaux comme Total, Sanofi, L'Oreal, Renault, Saint Gobain, Schneider, ca vous parle ? J'ai cherché les noms des groupes industriels Grece. Je n'aie rien trouvé.
Réponse de le 08/05/2015 à 19:07 :
Vous postez des liens sans meme comprendre ce que vous postez ...
Vous etes vraiment un karagiozis, vous me faites perdre mon temps, vous perdez le votre a raconter n'importe quoi sur la Grece, on ne sait trop pour quelle raison, le tout avec un soupçon de racisme, et une bonne dose de bêtise !
Je vais vous dire, ne perdez pas votre temps a me repondre, je ne vous lirais plus !
Réponse de le 08/05/2015 à 19:21 :
Vous avez pour une fois raison Patrickb, je me rend compte que j'ai pris les chiffres de 2004 pour la Grece et de 2014 pour la France.
Mea culpa, meme si on peut constater l'effet bénéfique des mesures d'austerité sur l'industrie (moins de 14% du PIB en 2013 pour la Grece, contre 22% en 2004) !
a écrit le 07/05/2015 à 20:53 :
Dans un terme très court, ce gouvernement très joueur, a mis la Grèce dans une situation de faillite, le bank run n'a duré que 2 mois mais a été spectaculairement dévastateur, les perspectives économiques se sont assombris dans un laps de temps extrêmement court, la récession arrivera à court termes. Et cet individu parle de long terme! Qu'ils quittent la ZE rapidement et durablement (je dirais éternellement)
Réponse de le 08/05/2015 à 13:30 :
Et vous pensez vraiment que le bank run (qui n'en est pas un, soyons clair) est du au gouvernement grec, ou bien a TOUS les médias de TOUS les pays d'europe qui brandissent la menace du grexit TOUS les jours ?
a écrit le 07/05/2015 à 18:49 :
Voilà un scenario pavés de bonnes intentions mais qui se heurte à quelques obstacles majeurs pour que sa réalisation amène le succès. Il y a le niveau d’endettement excessif de la Grèce et le caractère devenu trop bancal de sa situation économique, de son industrie, etc. Toute amélioration du niveau de vie de la population nécessiterait un ajustement à la baisse du taux de change pour préserver la compétitivité dans une économie bancale.
A mon avis, la seule solution pour la Grèce : sortir de l’euro (demander à rembourser sa dette en monnaie nationale sans ajouter au remboursement la probable forte baisse du taux de change de la monnaie grecque dans le régime des changes flottants (je sais que ce serait une catastrophe pour la zone euro qui n’y résisterait probablement pas. Varoufakis a lui même dit que la zone euro est un château de cartes qui ne résisterait pas à la sortie de la Grèce de l'euro. Il a raison mais pourquoi vouloir rester dans un système conçu pour avoir la solidité d'un château de cartes compte tenu des risques qu'il représente ? ) et mettre en Grèce un système monétaire viable du genre de celui encore au stade de projet en Islande (A better monetary system for Iceland) car des «rendements intéressants pour les investisseurs» signifient encore plus de dette dans un pays exsangue. Espérer qu’il y aura la croissance suffisante, dans un tel contexte, c’est vraiment être optimiste. Ensuite appliquer un certain nombre des mesures préconisées par Varoufakis qui sont bonnes effectivement, mais dans un cadre qui tienne la route, pas celui de la zone euro et du système financier des réserves fractionnaires.
a écrit le 07/05/2015 à 18:36 :
Soyons pour une fois positifs: il y a certainement des marges de manoeuvres et des décisions qui peuvent être utiles, et aller dans le bon sens; mais il y a aussi un stade où l'on ne prête plus à des surendettés, car enfin, la BCE n'a pas mission de d'effacer des ardoises, et les états, France en tête, doivent-ils prêter l'argent de leurs Nations à d'autres états fussent-ils européens: personnellement, je ne le pense pas. Et a minima, ce ne pourrait-être qu'une décision de l'Assemblée Nationale, et pas du gouvernement. Les prêts qui ont été consentis par la BCE, le FMI et les états européens après que les privés aient acceptés, et pas de gaité de coeur, des pertes conséquentes sur leurs prêts (50%), n'ont pas permis de redresser la situation, la stabiliser seulement peut-être. Dans cette situation, il y a une grave erreur des grecs de penser que leurs amis européens continueront à financer, et surtout qu'un accord puisse s'établir dans un climat d'agressivité; il est trop tard.
a écrit le 07/05/2015 à 17:35 :
Bonne explication de la situation, mais insuffisante. Le problème vient surtout, et partout en Europe du libre échange avec les pays pauvres et la prédominance du consommateur sur l' Économie, celui-ci voulant le beurre - des prix- et l'argent du beurre - des emplois et de bons salaires. C'est contradictoire.
Il faut changer la base des charges et les faire payer par la consommation comme la Commission l'a admis dans sa réponse à ma lettre du 3 Avril 2015. Il faut éviter aussi les impôts sur les entreprises qui ressortent forcément dans les prix.
Sinon la compétitivité est insuffisante et le pays s'enfonce dans la dette. L'impôt c'est après la production, pas avant ! Et il sera d'autant moins lourd que le PIB sera élevé !
L'impôt juste c'est la TVA mais avec redistribution partielle forfaitaire de son produit, en faisant un impôt très progressif, €uro par €uro, donc très juste !
a écrit le 07/05/2015 à 16:27 :
Ce que dit le ministre sur son pays est dit sous la forme d' un constat.
Il constate "les mauvaises habitudes".
Les autorités européennes n' auraient pas fait ce même constat au moment ou elles ont laissé la grece ainsi décrite, entrer dans l' euro ou auraient fait ce constat et auraient tout de même donné une chance a la Grèce ?
L' euro est devenu autre qu' une simple finalité (faites les reformes et vous serez accepté dans l' euro), mais le moyen du changement (faites les réformes ou vous aurez les conséquences de l' euro sans reformes ).
Chez nous, l' euro qui avait Bon dos, a été clairement et longtemps le moyen pour faire des reformes impopulaires. La crise a pris le relai aujourd'hui.
Si l' euro est devenu clairement un instrument (un moyen) plutôt qu' une fin, le ministre grec est fondé a discuter son usage, c' est a dire oser poser la question " en vue de quelle fin faisons nous aujourd' hui des réformes ?"
Ce que nous devrions faire également.
Le questionnement du Grec face au changement est bien utile, ne lui devons nous pas les 4 causes d' Aristote ?
a écrit le 07/05/2015 à 15:11 :
Ce qui est particulièrement insupportable et choquant dans les agissements des technocrates de Bruxelles et du FMI , ailleurs dans le monde, c'est qu'ils imposent aux autres leurs solutions pour régler les problèmes. Ils vont dire, par exemple, qu'il faut baisser les retraites, et / ou supprimer les conventions collectives qui fixent les règles du travail et bien d'autres choses encore. Mais cela ne les regarde pas ! En fait, ils dictent leurs recettes pour régler (essayer) les problèmes engendrés, en amont, et souvent du fait même de leur propre politique ! Mais les choses n'étant pas réglées ( une dette remboursée ne rapporte plus et ça c'est embêtant) les choses ne pourront pas perdurer très longtemps.
Réponse de le 07/05/2015 à 17:46 :
Mais personne oblige un pays de faire partie de EU, personne oblige un pays d emprenter. Si on aime pas on quite!
Réponse de le 08/05/2015 à 18:37 :
Aspasia..l'EU empêchera la Grèce de sortir...sauf si ...la Grèce tape sur la table, et ceux qui on le plus a perdre c'est L'EU.
Pose toi la question : la France est endetter jusqu'au " coup " elle emprunte pour rembourser les INETERETS de sa dette ...soit environ 38 000 euros par Habitant ..pourtant elle pourrais réduire sa dette...en diminuant "considérablement " certains fonctionnaires comme on a demander a la Grèce de le faire, mais si elle fait cela c'est la révolution en Gaule...alors c'est plus simple d'emprunter pour rembourser les intérêts de l'emprunt ...et d'emprunter toujours et toujours ....de toutes façon c'est " vous " et vos futurs enfants qui rembourserons ...alors pas de problème ...empruntons encore et encore...on s'en fout c'est les autres( vous ) qui paierons ....!
a écrit le 07/05/2015 à 14:57 :
avez vous l'intention d'acheter une voiture occase à ce monsieur? Pas moi surement vu sa tete ^_^
Réponse de le 07/05/2015 à 16:31 :
Modo, fais ton boulot
Réponse de le 07/05/2015 à 18:06 :
je ne connais pas votre tête, mais vu la profondeur de votre commentaire, je ne vous accorderais aucun crédit. la bêtise est universelle...
a écrit le 07/05/2015 à 14:54 :
Ok , le message grecque décodé , est aussi clair que classic ..! comprendre , l'on ne tiendra pas nos engagements sur le court terme...mais nous sommes prêt à négocier VOS intérêts ...sur le moyen et long terme ...! même que nous sommes prêt à tout renégocier pour respecter vos intérêts et ceux de notre peuple ....! les grecques généralement utilisent le mensonge pour convaincre et le sophisme pour expliquer ...ou un mixte des deux....! Larousse ,sophisme : raisonnement qui n'est logique qu'en apparence. ......
Réponse de le 07/05/2015 à 18:09 :
vous devriez reprendre votre Larousse: on dit les grecs à moins que vous entendiez vous adresser uniquement à l'agora féminine.
Réponse de le 07/05/2015 à 18:12 :
et pour la fraude fiscale, dans ce pays de 65 millions d'âmes, il y en a beaucoup plus que vous semblez le dire..
"ce ne sont pas les voleurs qui manquent mais les occasions" vieux proverbe grec?
Réponse de le 08/05/2015 à 18:56 :
@oreste06: 1) quand on veut donner des leçons de grammaire, il faut parler correctement soi-même. Les Grecs avec une majuscule. 2) On parle de la Grèce et ton commentaire sur la fraude en France sera le bienvenu quand on parlera de la France, merci :-)
a écrit le 07/05/2015 à 12:46 :
en fait il n' juste pas compris l'urgence de son pays, ni la sequentialite des evenements ( enseignee sous le nom de ' path of dependency' a l'universite)
quant a la credibilite, les paroles de bonnes intention et autres declarations, c'est bien joli mais ca n'est malheureusement pas a la hauteur des pbs !
( et bizarrement ,e ' il suffit yaka fokon' et autre ' on n'est pas responsable du passe', ca me rappelle un autre pays, qui fait 65 millions d'habtitants, triche fiscale en moins)
Réponse de le 07/05/2015 à 13:12 :
"en fait il n' juste pas compris l'urgence de son pays, ni la sequentialite des evenements ( enseignee sous le nom de ' path of dependency' a l'universite)"

Non c'est vrai, ce monsieur pourtant professeur d'économie a l'université du texas, passée auparavant par Cambridge, Glasgow, Sidney, Athenes, également auteur d'ouvrages de reference, n'attends que vos conseils, avec la plus grande impatience j'en suis sur !!!
Réponse de le 07/05/2015 à 14:37 :
Tout a fait d'accord avec toi FX, Monsieur Churchill envoyez votre cv! C'est du tout cuit... ;)
Réponse de le 07/05/2015 à 15:20 :
J'appelle Alexis, sur le champ, pour qu'il fasse venir d'urgence Churchill!
Réponse de le 08/05/2015 à 14:04 :
@Fx et consorts: si l'économie était une science exacte, cela se saurait. En particulier, combien ont prévu la crise ? Varoufakis est un économiste de la trempe de Moscovici. On annule la dette ou on augmente les impôts et le tour est joué. Malheureusement, ce n'est pas la solution, car quelques temps après, il faut à nouveau augmenter les impoôts ou on annuler une partie de la dette comme en 2010...et on recommence. Ce tonneau des danaides prend fin quand les investisseurs réalisent qu'ils n'ont plus rien à attendre et on y est. Accepter la perte et virer la Grèce est la vraie solution :-)
Réponse de le 08/05/2015 à 19:08 :
"combien ont prévu la crise" : pas beaucoup. Le plus marrant, c'est que Varoufakis était dans le lot, et si vous avez suivi, il avait a peu près tout juste sur le deroulement de la crise ...
Réponse de le 09/05/2015 à 12:24 :
@Fx: et encore faux. Ton problème, c'est que tu crois que tu peux affirmer n'importe quoi, mais à l'ère de l'Internet, ton raisonnement est totalement idiot dans la mesure où il est facile de vérifier :-) Oh bien entendu qu'après la bagarre on trouve beaucoup plus de résistants que pendant les faits :-) Pour ton info donc: http://www.economicpredictions.org/who-predicted-the-financial-crisis.htm De plus, les livres récents (post-crise) de Varoufakis sont inspirés directement des écrits d'André Gorz :-)
Réponse de le 09/05/2015 à 20:54 :
Vous me saoulez avec vos conneries. C'est vous qui écrivez bien ce que vous voulez. Vous trouvez une liste sur internet, elle est forcement exhaustive, d'après vous ?
Cherchez une interview de Varoufakis dans un journal australien, il y explique ce qui va se passer si la Grece accepte l'austérité du FMI.
a écrit le 07/05/2015 à 11:44 :
Bizarre, en lisant cet article j'avais l'impression que ces réformes pouvaient aussi s'appliquer à la France...
a écrit le 07/05/2015 à 11:39 :
Le diable est dans les details ", la nouvelle banque de développement prendrait les devants pour canaliser les ressources domestiques rares vers des investissements productifs sélectionnés". c est qui qui va les selectionner ? Ne va t on pas selectionner l entreprise du fils de ..., du copain qui a ete genereux au moment des elections ... Vu que la classe politique grecque est encore plus pourrie que la francaise (Syriza fait probablement exception car ils n ont pas ete au pouvoir et 2 ans avant n avaient encore aucune chance)
Réponse de le 07/05/2015 à 11:54 :
Oui c'est le risque effectivement, c'etait d'ailleurs deja le cas avec les programme d'aide structurel type LEADER ou ESPA, les "copains de" recevaient generalement 90% des programmes.
Mais vu que l'humain decide et que l'humain est corruptible, comment faire ?
Réponse de le 07/05/2015 à 23:13 :
FX
Merci pour vos commentaires. Effectivement, les choses changent. Je vais l'installer en Grèce en septembre pour créer une société à Thessalonique avec ma fille. Nous sommes très motivées. Pou menetai ? Thello poli na sans gnorisso? An thelleter veveos!!!
Réponse de le 07/05/2015 à 23:13 :
FX
Merci pour vos commentaires. Effectivement, les choses changent. Je vais l'installer en Grèce en septembre pour créer une société à Thessalonique avec ma fille. Nous sommes très motivées. Pou menetai ? Thello poli na sans gnorisso? An thelleter veveos!!!
Réponse de le 08/05/2015 à 13:26 :
Kastro-kyllinis (ilias). Vous me trouverez tres facilement sur internet (par exemple via le site ilios-bio ;)

-fx
a écrit le 07/05/2015 à 11:34 :
Détrompez-vous, le vrai enjeu ne se trouve pas entre le redressement (ou pas) de l'économie grecque et les prêts qui ont été déjà accordés par l'UE à ce pays, mais entre les USA et la Grèce en termes géopolitiques. Washington ne veut surtout pas une alliance entre la Grèce et la Russie et moins encore avec la Chine. Pour cela les USA essaient même d'assumer une partie de la dette grecque auprès des banques européennes avec la complicité silencieuse de la BCE et de Bruxelles. Le vrai enjeu dans ce "casino" est bien au-delà des titres de presse, détrompez-vous.
Réponse de le 07/05/2015 à 11:55 :
Ca fait 3000 ans que la Grece est convoitée, j'imagine que ça ne va surement pas s'arrêter maintenant ;)
Réponse de le 07/05/2015 à 12:17 :
Très bonne analyse à laquelle j’adhère totalement. Bravo, Jazzbow.
Réponse de le 07/05/2015 à 17:18 :
A part sa place de membre de l'ue la grêce n'a aucun intérêt stratégique pour personne.
Si vous avez des éléments indiquant que les usa rachètent la dette grec merci de les partager.
Réponse de le 07/05/2015 à 19:12 :
@Fx: les créanciers ne convoitent pas la Grèce, ils veulent être remboursés. Faudrait pas inverser les rôles entre le voleur et le volé :-)
Réponse de le 07/05/2015 à 20:00 :
Ce qui est désolant avec vous, c'est que vous ne voyez vraiment pas plus loin que le bout de votre nez, mais alors vraiment pas. Je me demande comment vous arrivez a survivre dans un monde qui vous echappe autant ?
Je vous conseille de vous documenter sur Solon (tiens, encore un Grec), vous aurez peut être un petit aperçu du problème !
Réponse de le 07/05/2015 à 20:18 :
En se traitant de Patrickb vous avez vu tout à fait juste. Ou comme on dit chez nous : "on the spot" ! :-)
Réponse de le 08/05/2015 à 14:16 :
@Marco: et en français (ou en anglais) cela veut dire quoi ?
a écrit le 07/05/2015 à 11:25 :
Malins ces grecs, ils parlent de réformes à long termes pour obtenir des euros dans l'immédiat. Ils nous tiennent vraiment par la barbichette et la Banque Centrale est terrorisée par les mesures radicales qu'il faudrait prendre, donc on va encore différer la solution finale !
a écrit le 07/05/2015 à 11:19 :
Les institutions (la Troïka, pour appeler un chat un chat) se concentrent (trop) sur le court terme. Bien évidemment, puisque le problème vient justement de la crédibilité de la Grèce à rembourser sa dette. On ne change pas les règles du jeu en cours de route si on veut rester un emprunteur fiable sur les marchés financiers dont la Grèce a besoin. On ne s'accorde pas sur un programme pour ensuite le dénoncer, le renégocier après une élection populiste et finir par faire du chantage. Que la Grèce trouve d'autres sources de financement en dehors de la Troïka.
Réponse de le 07/05/2015 à 11:36 :
Pourtant vous ne trouvez pas ça ridicule d'asphixier la personne a qui vous avez prêté de l'argent, au risque de tout perdre, plutôt que de lui laisser un tout petit peu de d'air, pour éventuellement avoir une chance qu'il vous rembourse ?
Petit détail, ce n'est pas avec leur argent que jouent les dirigeants européens, mais avec le votre, peut être qu'au final ils ne se soucient guère du résultat ...
Réponse de le 07/05/2015 à 11:57 :
@Fx: si tu avais une idée quelconque de l'économie, tu saurais qu'il faut savoir prendre ses bénéfices, mais aussi accuser ses pertes. A vouloir tout gagner, on y gagne à tout perdre, n'est-ce pas :-) et petit détail, c'est avec l'argent du contribuable européen que la Grèce joue :-)
Réponse de le 07/05/2015 à 12:09 :
Ca y est, vous avez trouvé une nouvelle expression, accuser ses pertes, on la retrouve dans tous vos posts. Bref.
C'est l'Europe qui joue avec votre argent, la Grece elle lutte juste pour sa survie. Mais allez y, racontez vos âneries, de toute facon qui s'y intéresse, et qu'est ce que ça changera ;)
Réponse de le 07/05/2015 à 17:31 :
Moi ça m'intéresse, et ce que dit patrick est censé.
Vous voulez prêter encore alors que le problème grec dure depuis des années, à un moment il faut arrêter les frais.
Facile pour la grèce de dire sauver moi après s'être mise dans les ennuis.
La grèce ne montre aucune bonne volonté à travailler avec l'europe au contraire, dans ces conditions l'europe n'a pas de raison de faciliter la vie de la grèce, au contraire.
a écrit le 07/05/2015 à 11:12 :
Il est complétement fauché et il parle de redressement. La solution moi je la connais c'est de mettre le pays définitivement sous tutelle et d'en faire une région administrée par l'Europe avec ses avantages et inconvénients et une dette passée en pertes et profits.
Réponse de le 07/05/2015 à 13:20 :
Oui excellente idée, allez confisquer la souveraineté d'un pays ou l'armé est puissante et omniprésente, et ou les neo nazis sont en passe de devenir le deuxième parti du pays. Vraiment, vous excellez, je suis sur que dans les années 30 vous auriez fait fureur !
a écrit le 07/05/2015 à 11:09 :
Γιαννη, une seule question pour toi: et tu penses changer la mentalite grecque d'un coup de baguette magique ? Si il n'y a pas de reformes d'education, la Grece restera ce qu'elle est: un pays ou personne ne respecte les autorites administratives, et ainsi corruption, non-paiement d'impots, evasion fiscale etc... continueront.
Réponse de le 07/05/2015 à 11:34 :
Je constate que la mentalité a deja changé. Dans le bureau de permanence Syriza pres de chez moi, on pouvait souvent entendre "Marre des fausses promesses des autres, je vote maintenant Syriza". Pour qui connait la grece, c'est deja en soit un exploit !
De multiples initiatives se multiplient un peu partout, du benevolat, pour aider, nettoyer, guérir, bref, la encore, quelque chose de nouveau pour les Grecs, qui meme si ils ont toujours été un peuple généreux et accueillant, n'avaient qu'une notion toute relative du bien commun.
Enfin, je constate que beaucoup de magasins/restos rechignent de moins en moins a donner des recus, c'est devenu automatique pour beaucoup. Peut être a cause de la politique de tolerance zero, mais je pense aussi car les grecs ont bien perdus que Tsipras était bien décidé a faire payer les vrais coupables (chasse a l'evasion fiscale, aux fraudeurs, ... ). J'entends maintenant tres souvent revenir la phrase "Au moins maintenant tout le monde paye, pas juste les pauvres".
Peut être que je me trompe, mais je suis relativement optimiste pour le futur, sous réserve que l'Europe n'écrase pas Tsipras, la Grece change, et des perspectives vont surement s'ouvrir, alors qu'en septembre dernier j'etais prêt a déménager ma famille et mes entreprises au Quebec !
On verra bien !
Réponse de le 07/05/2015 à 11:53 :
@Fx: "tes entreprises", "et maintenant tout le monde paie", etc. Tu serais pas un grand rêveur par hasard :-)
Réponse de le 07/05/2015 à 12:07 :
Oui, tout le monde paye, en témoignent le milliard d'euro deja confisqué sur des comptes litigieux, ou les millions d'euros d'amende infligés a Bobolas, symbole des ploutocrates grecs. Vous le constateriez si vous habitiez comme moi en Grece.
Pour mes entreprises, si vous etes un peu malin, vous trouverez, d'autant que j'ai deja donné les noms plusieurs fois sur ce meme site, faites vos recherches !
Réponse de le 07/05/2015 à 12:12 :
@patrickb une seule question: habites-tu en Grèce? J'y habite, et je confirme les propos de Fx...
Réponse de le 07/05/2015 à 12:32 :
Il n'habite pas en Grece, c'est juste un affabulateur surement desoeuvré coincé dans son HLM, qui a trouvé son occupation a critiquer un pays qu'il ne connait absolument pas ;)
Réponse de le 07/05/2015 à 13:41 :
Fx, t'as raison, je l'ai vu moi-même concernant les tickets d'une année à l'aitre. Terminant ma saison de vacances, toujours en Grèce, en Octobre 2014 et comparativement à avril 2015, j'ai effectivement reçu (ou plutôt j'ai du moins insisté pour l'avoir) les tickets d'une manière plus spontané des commerçants grecs. Dernièrement encore un certain Yannis Siatras a utilisé une loi 4/2012 et n'a pas payé son repas car on lui avait pas donné l'addition avec le ticket officiel. Ce ticket doit être donné en même temps que vous recevez votre commande à table ou tout au plus lorsque vous demander l'addition. Dans le cas contraire vous êtes autorisé à ne pas payer l'addition.
Réponse de le 07/05/2015 à 19:19 :
@Sébastien: tu confirmes quoi ? tu achètes où pour qu'on ne te donne pas un ticket de caisse ? faut pas entretenir la corruption et s'en plaindre. Maintenant que tu penses ou non que j'habite réellement en Grèce, je m'en tape royalement. Le sujet étant d'ailleurs le remboursement de la dette par la Grèce et non les diverses élucubrations des uns et des autres pour justifier l'injustifiable :-)
Réponse de le 08/05/2015 à 6:31 :
Il y a 2 décennies en France on estimait la fraude fiscale dans le domaine de la restauration à 30 à 40 % du CA... Je ne sais pas si ça a changé depuis...
quand au travail au noir dans le secteur des BTP n'en parlons pas;
IL n'y a pas de pays ou de peuple plus vertueux que d'autres.
en tout cas j'ai moins de chance de me faire arnaquer en Grèce par un commerçant qu'en France! ... ....
Réponse de le 08/05/2015 à 6:31 :
Il y a 2 décennies en France on estimait la fraude fiscale dans le domaine de la restauration à 30 à 40 % du CA... Je ne sais pas si ça a changé depuis...
quand au travail au noir dans le secteur des BTP n'en parlons pas;
IL n'y a pas de pays ou de peuple plus vertueux que d'autres.
en tout cas j'ai moins de chance de me faire arnaquer en Grèce par un commerçant qu'en France! ... ....

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :