Grèce : le dilemme de la BCE

 |   |  1648  mots
L'Eurosystème subirait un choc en cas de Grexit
L'Eurosystème subirait un choc en cas de Grexit (Crédits : © Wolfgang Rattay / Reuters)
La BCE pourrait resserrer le nœud coulant bientôt sur l'ELA. Mais sa position est très délicate. Revue de détail des risques liés au Grexit pour la BCE.

La BCE est de plus en plus piégée par la crise grecque. Mercredi 22 avril, l'institution de Francfort a décidé de ne pas appliquer de décote supplémentaire sur les collatéraux (les titres mis en gage) déposés par les banques grecques. La question devrait cependant revenir sur la table le 29 avril prochain, puisque les conditions du programme d'accès d'urgence à la liquidité (ELA) sont revues chaque semaine. Selon des sources grecques, « il pourrait y avoir une décision » ce mercredi. Mais le choix auquel est confronté Mario Draghi est cependant très délicat.

La stratégie de la BCE : soutenir les créanciers

D'un côté, en effet, la BCE est clairement dans le camp des créanciers de la Grèce. L'institution n'a jamais caché qu'elle défendait la position de l'Eurogroupe sur la « nécessité des réformes structurelles. » Elle agit donc clairement pour presser le gouvernement grec. La décision du 4 février 2015 de suspendre la dérogation permettant d'accepter les titres grecs dans les opérations normales de refinancement en est la preuve la plus flagrante. Cette suspension, effective le 11 février, était en réalité sans objet dans son contenu. Comme le rappelle Eric Dor, directeur des Etudes économiques de l'IESEG, un changement de règles était déjà prévu au 1er mars qui conduisait au refus de deux types de collatéraux garantis par l'Etat grec (les titres émis par les banques pour elles-mêmes et les titres émis par l'Etat pour les banques). Or, ces deux types de produits représentent une grande partie des collatéraux disponibles pour les banques grecques. La Banque du Pirée, par exemple, s'est refinancée pour moitié par ces produits. Autrement dit, la porte fermée par la BCE le 4 février allait de toute façon se fermer d'elle-même. L'objet de cette annonce était d'inquiéter les déposants qui y voyaient un premier pas vers la sortie de la zone euro. Ce Bank Run devait faire pression sur Alexis Tsipras pour l'amener à accepter les conditions européennes. La BCE venait donc en appui de poids pour les créanciers.

Un semi-échec

Cette stratégie n'a réussi qu'à moitié. Le Bank Run qui avait commencé en décembre s'est poursuivi, mais il ne s'est pas accéléré. Selon les informations de Bloomberg, les dépôts ont ainsi baissé de 3 milliards d'euros en mars (1,3 milliard d'euros selon Kathimerini en avril), contre un recul de 28 milliards d'euros entre novembre et février (soit 7 milliards d'euros mensuels en moyenne). De plus, si le gouvernement grec a fait de larges concessions, il refuse toujours, malgré cette pression de céder au « nœud coulant » de la BCE. Cette résistance met la BCE face à un dilemme de plus en plus délicat : serrer davantage le nœud coulant au risque de prendre le risque d'un Grexit ou ne rien faire et renforcer la stratégie de résistance des Grecs.

L'impact de la modification de la décote sur les collatéraux

Car en modifiant les conditions d'accès du programme ELA de liquidité d'urgence pour les banques grecques, la BCE prend un risque. Eric Dor a publié une étude détaillée sur ce sujet. Le programme ELA permet d'accepter les collatéraux refusés au guichet « normal » de la BCE, mais en imposant des décotes qui ne sont pas publiées (à la différence de celles appliquées dans les opérations normales de refinancement de la BCE). Eric Dor les estime néanmoins en moyenne à 40 % en s'appuyant sur les informations du site hellénique Macropolis. Sur cette base, il calcule qu'une nouvelle décote de 50 % sur les collatéraux (hors titre du FESF), réduirait à 10 milliards d'euros la capacité d'augmentation du refinancement du système financier hellénique auprès de l'Eurosystème (le réseau des banques centrales nationales). Depuis le 11 février, le système financier grec a demandé 15,5 milliards d'euros de plus au programme ELA. Autrement dit : un durcissement de la décote de 50 % donnerait, s'il n'y a pas d'accélération du Bank Run, environ deux mois à Athènes avant que ses banques n'aient plus accès aux euros. Ce serait une pression nouvelle imposée sur le gouvernement grec.

Le coût de l'ELA

Mais, en même temps, ce serait prendre un risque considérable pour la BCE elle-même. Si les banques grecques se retrouvent sans moyens de paiement, sans euros, Athènes n'aura aucun autre moyen que d'introduire en urgence une nouvelle monnaie nationale. La Banque de Grèce sera alors autorisée à émettre cette nouvelle monnaie pour irriguer l'économie. Dans ce cas, la Banque de Grèce deviendrait une banque extérieure à l'Eurosystème. En théorie, l'Eurosystème n'est pas concerné par l'ELA dans ce cas. Ce programme prévoit en effet que c'est la banque centrale nationale qui l'active qui est responsable seule des pertes sur l'ELA. En cas de Grexit, la Banque de Grèce se retrouvera avec une dette en devises étrangères vis-à-vis de banques qui ne pourront pas l'honorer. Elle devra donc faire elle-même défaut sur ses engagements en euros. Quels seront-ils ? Ce sont les dettes de la Banque de Grèce vis-à-vis de la BCE dans le cadre du système Target 2.

Target 2, un financement indirect de l'ELA

Ce système gère les paiements internes à la zone euro. Lorsqu'un Grec retire 100 euros en Grèce pour les déposer en Allemagne, la Banque de Grèce a une dette de 100 euros vis-à-vis de la BCE et la Bundesbank, une créance de 100 euros vis-à-vis de cette même BCE. Avec la fuite des capitaux, conséquence des retraits des dépôts, la dette de la Banque de Grèce vis-à-vis de la BCE a augmenté rapidement, passant de 40 milliards d'euros en novembre 2014 à 96 milliards d'euros en mars 2015. La raison en est simple : beaucoup de déposants grecs ont retiré leurs euros des banques grecques pour les déposer dans des banques d'autres pays de la zone euro. Pour compenser ces pertes, les banques grecques ont dû avoir recours à l'ELA. L'ELA se « paie » donc via Target 2 pour l'Eurosystème. Or, en cas de Grexit, la Banque de Grèce laissera « l'ardoise » de Target 2 pour l'Eurosystème. On comprend mieux pourquoi Athènes n'a pas voulu imposer de contrôle des capitaux : la fuite des capitaux met clairement aussi la pression sur la BCE.

Les autres pertes

Outre ces 96 milliards d'euros, la BCE devra également selon toutes probabilités renoncer au remboursement des obligations qu'elle a racheté en 2010 et 2011 dans le cadre du programme de rachat de titres souverains à long-terme (SMP). C'est environ 25 milliards d'euros. La perte sèche pour la BCE serait de 121 milliards d'euros. Au 31 décembre 2014, la BCE disposait d'un capital de 7,65 milliards d'euros et ses réserves s'élevaient à 7,62 milliards d'euros. Comment serait épongée cette perte ? Les traités européens prévoient d'abord que la BCE épuise ses réserves. Ensuite, les pertes sont épongées par les banques centrales nationales à hauteur de leurs parts dans le capital de l'Eurosystème. En théorie, donc, la Bundesbank devrait apporter 27 % de la perte (potentiellement de 113,25 milliards d'euros, une fois les réserves épuisées), soit 30,57 milliards d'euros. La Banque de France devra apporter 22,65 milliards d'euros.

Le poids sur les contribuables

Naturellement, les banques centrales nationales devront se retourner vers les Etats pour apporter les fonds. Comme le rappelait Mario Draghi en février 2012 dans une interview citée par Jean-Michel Naulot dans son ouvrage Crise financière : Pourquoi les gouvernements ne font rien, « Les gens ont tendance à oublier que l'argent dépensé par la BCE n'est pas de l'argent privé. C'est de l'argent public. » Or, les Etats devront déjà accepter l'annulation inévitable en cas de Grexit de leurs créances envers la Grèce, près de 200 milliards d'euros. Certes, certains économistes estiment que la BCE peut fonctionner sans difficulté avec des fonds propres négatifs, ce qui est en théorie juste, même si en pratique, ceci ne s'est jamais rencontré. Il existera certes des contournements possibles, mais il faudra alors compter avec les « faucons » germaniques qui auront bien du mal à accepter ce qui reviendra à monétiser de la dette publique. N'oublions pas que Mario Draghi est déjà très critiqué outre-Rhin. Il deviendrait alors une cible pour la Buba.

Le choc de crédibilité

Sans compter que la BCE devra sans doute aussi tenter de contenir les effets du « Grexit » sur les marchés, notamment le risque de contagion. On les a largement sous-estimés en raison de l'existence de « pare-feu », mais ils ne sont pas neutres, comme le prouve la récente augmentation des écarts de taux avec l'Allemagne et la nervosité extrême des marchés à toute mauvaise nouvelle sur la Grèce. Ce qui est en jeu, il faut le rappeler, c'est l'irréversibilité de l'euro et le maintien de la parole de Mario Draghi de prendre « tout ce qu'il faudra » (« whatever it takes », comme il l'a dit en juillet 2012) pour « sauver l'euro. » Un Grexit sera perçu comme une remise en cause de cette doctrine. Au-delà des effets financiers, c'est la crédibilité de la BCE qui sera en jeu, autrement dit son capital le plus précieux.

C'est cela que la BCE met en jeu désormais. Le risque pris et le prix potentiel à payer est incontestablement démesuré par rapport à ce que cherche la BCE et les créanciers : l'acceptation de réformes symboliques pour obtenir une victoire surtout politique. Les contribuables européens sont-ils prêts à prendre un risque de 320 milliards d'euros pour obtenir la capitulation politique de Syriza ? Leurs dirigeants se gardent bien de leur poser la question.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 29/04/2015 à 11:00 :
Après l'éviction de Varoufakis, les choses sont en train de bouger à Athènes et Tsipras revoit sa position::
"Lundi 27 avril, en fin de soirée, le premier ministre de la gauche radicale, Alexis Tsipras, arrivé au pouvoir fin janvier, a donné sa première grande interview télévisée sur la chaîne TV Star. Et esquissé des pistes de compromis : après avoir longtemps refusé de revenir sur ce qu’il considérait comme des lignes rouges, son gouvernement pourrait accepter les réformes exigées par ses partenaires. Notamment que la moitié des recettes des futures privatisations – celles-là même que le candidat de Syriza avait promis de ne pas faire pendant sa campagne anti austérité – aille au remboursement de l’énorme dette du pays (environ 340 milliards d’euros). Le reste alimenterait un fonds dédié au financement de la sécurité sociale.
Le jeune leader a aussi précisé que la hausse du salaire minimum – encore une promesse de campagne – serait différée à juin 2016. Cette concession avait déjà été faite aux principaux créanciers du pays (BCE, Commission européenne, FMI) fin février, mais M. Tsipras l’a réaffirmée sans ambiguïtés lundi soir. Autre « avancée » : le premier ministre a annoncé la baisse des retraites complémentaires les plus élevées et le report du versement d’un 13e mois de pension aux retraités touchant moins...

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/04/28/yanis-varoufakis-ecarte-des-negociations-avec-l-europe_4624079_3234.html#LTm9BfOP1xJBilM1.99
Réponse de le 29/04/2015 à 18:27 :
Hum, je parle grec et j'ai ecouté l'interview de Tsipras, et clairement l'idée globale qui en ressort n'est pas vraiment la meme que ce que rapporte le monde. D'abord la hausse du salaire minimum n'est pas repoussée, mais divisée en deux hausses successive, la première devant avoir lieu avant cet été !
Ensuite Tsipras n'a jamais promis la fin des privatisation, il a juste parlé de stopper certaines d'entre elles, et de renégocier celles qui lui semblaient injustes. C'est vérifiable dans le programme de Syriza.
Quand a l'eviction de Varoufakis, je ne suis pas sur qu'il s'agisse vraiment d'une concession face a l'eurogroupe, puisque comme je l'avais prevu, le nouveau négociateur est bien plus a gauche que Syriza, et relativement euro sceptique, enfin nous verrons bien !
a écrit le 28/04/2015 à 15:46 :
Titre paru dans Les Echos d'hier: "Sous la pression, Tsipras remanie son équipe de négociation". C'est ça la "position de force de la Grèce" ?
La suite de l'article est savoureuse: "Cette décision intervient au lendemain d’une énième désastreuse réunion des ministres des Finances de l’Eurogroupe . A Riga, Yanis Varoufakis, venu sans programme articulé, s’est retrouvé une nouvelle fois sous le feu des critiques de ses partenaires. La réunion a été qualifiée de « naufrage » par le quotidien grec « To Vima » tandis que le journal « Kathimerini » soulignait l’isolement du ministre des Finances. En coulisses, il a été traité d’amateur, de joueur de poker, selon différentes sources,". C'est ça le "renversement de situation" obtenu Tsipras ?
Réponse de le 28/04/2015 à 17:31 :
C'est parce qu'une fois de plus vous ignorez ce qui se passe réellement, et vous vous informez a travers le prisme des médias français.
J'ai toujours dit que le jour ou Varoufakis, profondément pro européen et prêt a négocier, était remplacé, alors ce serait le signal que les choses vont mal et que la Grece est prête a sortir de l'euro.
Imaginez maintenant, le nouveau négociateur arrive, et propose exactement la meme chose que Varoufakis, parce qu'il ne faut pas rêver, Tsipras na pas subitement cedé, ni lâché Varoufakis qui reste ministre des finances, Tsipras l'a tres bien expliqué hier a la TV grecque. Le nouveau négociateur propose donc exactement la meme chose, que va dire l'eurogroupe ? C'est encore la faute du nouveau négociateur ? Si vous regardez plus globalement, ça fait exactement partie de la stratégie de Tsipras : faire plusieurs proposition, de bonne volonté, pour montrer que c'est l'Europe qui est intransigeante, et qui cherche juste a imposer sa vision des choses, pas a négocier. Et ça, tout le monde sauf vous semble s'en rendre compte !
a écrit le 28/04/2015 à 12:11 :
Encore un excellent article de Mr Godin, qui donne toutes les informations sur les tenants et les aboutissants de cette histoire. Apres, a chacun de se faire son propre avis sur le futur dénouement, mais avoir toutes les informations de manière precise et impartiale comme dans cet article permet d'y voir beaucoup plus clair et d'imaginer des projections beaucoup plus réalistes !
a écrit le 28/04/2015 à 11:43 :
"Certes, certains économistes estiment que la BCE peut fonctionner sans difficulté avec des fonds propres négatifs, ce qui est en théorie juste, même si en pratique, ceci ne s'est jamais rencontré". En effet! pour la théorie.
merci Romaric anyway pour vos précieuses analyses et courage politique.
a écrit le 27/04/2015 à 22:49 :
A partir de ce brillant article, on comprend mieux pourquoi la strategie du "noeud coulant" ne fonctionne pas, voir contreproductive. Elle n'a pas permis la capitulation du gouvernement grec au cours des trois derniers mois. En sus, elle aura coûte quasiment 40 milliards d'Euros a la BCE en remplacant l'acceptation des collateraux par le recours a la ligne de liquidite d'urgence (ELA).
Il semblerait que le "noeud coulant" semble s'être inverse et que la BCE semble demuni face au mur de la determination du gouvernement grec.
a écrit le 27/04/2015 à 22:05 :
Demande d'avis aux connaisseurs (aux vrais connaisseurs uniquement !) :
Bon et on fait quoi en tant que petit épargnant et salarié dans ce bo****el ? (Désolé, je pense un peu perso...)
ça sent le paté la situation quand même, non ?
Entre les bankster de Golmann Sach , les demagos de la Grèce (qui sont aussi responsable de la la situation en tout cas au moins les ex. politiques de Grece !) et les apprentis sorcier de la BCE et du FMI ?

Sérieusement, je pense à ouvrir un compte en suisse , y transférer mes économies (des années d’épargne du travail) en euros et les transformer en Franc suisses?
Vous en pensez quoi ?
Ce que je craint c'est une inflation monétaire à la suite du Grexit en juillet ou Août ? (je pensais déjà le faire en 2010, mon épargne aurais d'ailleurs gagné 30% suite à l'envolé du FS en janvier 2015, non ?)
Je suis trop inquiet ou cela est possible ? L'idée d'acheter des Franc suisses et bonne ou pas ?
Merci de vos retours !
a écrit le 27/04/2015 à 20:37 :
Tout indique qu'après presque 5 ans de mauvais traitements de la part de la Troiika, les Grecs pourraient enfin avoir un peu de chance: par exemple, celle d'avoir un ministre des Finances, spécialiste de la théorie des jeux !
Réponse de le 27/04/2015 à 22:07 :
Il est hors-jeux !!!
a écrit le 27/04/2015 à 19:09 :
Sans attendre le sort inévitable qui va être réservé aux Grecs, la dette des Etats étant tout à fait irremboursable, les Français devraient comprendre qu'il est tout autant urgent pour eux de sortir de l'UE et de l'euro avant d'en arriver là ! En cas de naufrage, seuls les premiers dans les canots de sauvetage s'en sortent vivants !!!
a écrit le 27/04/2015 à 17:20 :
Dégager les communistes grecs est un bon investissement : leur contagion aux autres pays coûterait encore plus cher aux possesseurs de capitaux. ..
Réponse de le 28/04/2015 à 13:42 :
Communistes ? Un pays qui demande juste a retrouver un peu de son honneur et de sa souveraineté, en refusant de laisser mourir son peuple sous les dictats allemands ?
Bizarre, moi j'aurais appelé ça du Gaullisme !
a écrit le 27/04/2015 à 17:05 :
Il est vrai que le situation avec la Grêce est plus que compliquée.
Mais si dès le départ les bonnes mesures et décisions avaient été prises on en serait pas là. Pour cette situation, il faut dire merci à l'allemagne qui applique un dictate monétaire et économique à l'Europe.
Il est bien révolu le temps ou l'allemagne demandait de l'aide à l'Europe pour financer son rapprochement avec l'allemagne de l'est. Il est également loin le souvenir ou l'allemagne négociait à tour de bras des contrat d'équipement polonais, gréques ou slovène. Tandis que la France et la Belgique faisait mine de ne rien faire sous prétexte d'aider l'allemagne pour la soutenir dans ses réformes.
Maintenant qui va payer. les français sur-endettés, les allemand qui ont un pouvoir d'achat moyen ridicule compte tenu du pays, les Pays Latins qui sortent à peine la tête de l'eau ou les pays scandinaves qui connaissent des problèmes politiques majeur (extrème droite et volonté de sortir de l'europe). Et tout ca pour quoi ? Finalement pas grand chose, puisque de toute manière la Grêce ne remboursera jamais ( Souvenez vous des emprunts Russe, Sud Américains ou Asiatiques etc.)
Réponse de le 27/04/2015 à 22:24 :
Tous les pays que vous citez ont DEJA payé, c'est pourquoi la Grèce est si endettée à leur égard. La Grèce doit à la France 42 milliards en direct plus d'autres milliards va les fonds européens, alimentés par tous les états. La seule manière d'arrêter de payer toujours plus serait le Grexit, pour ne pas s'engager à continuer à financer un état grec en faillite.Toutes les autres solutions commencent par de nouveaux prêts, des milliards de nouvelles dettes, qui ne seront pas plus remboursées que les précédentes. En offrant cette option à la Grèce, l'Europe est bien trop bonne.
Réponse de le 28/04/2015 à 11:54 :
Onze, une fois de plus vous faites erreur, decidement.
Les 42 milliards dont vous parlez sont juste le montant que la France a accepté de garantir. Il ne s'agit en aucun cas de prêt. Les prêts bilatéraux entre la France et la Grece sont de quelques milliards seulement, bien loin des 42 milliards dont vous parlez, vous mélangez tout !
Réponse de le 28/04/2015 à 13:29 :
D'accord, mais comme la Grèce est incapable de rembourser ses emprunts, la nuance est faible.
a écrit le 27/04/2015 à 16:41 :
Rappels de quelques titres parus ces derniers temps dans La Tribune:
- "Pourquoi le Grèce est en position de force"
- "Pourquoi Alexis Tsipras pourrait dire Non"
- "Grèce: comment Tsipras a renversé la situation"
En termes scolaires, on dirait:
- "Tout faux"

Il en est de même de la pseudo stratégie du noeud coulant qui n'est qu'une invention. En fait, c'est plutôt la stratégie de la bouée de sauvetage, que Tsipras semble maintenant vouloir saisir.
Réponse de le 28/04/2015 à 11:51 :
Vous lisez les titres, tres bien, mais les comprenez vous ?
D'autant que l'article que vous commentez donne tout a fait raison aux articles précédents ...
a écrit le 27/04/2015 à 16:31 :
La question finale de cet article est LA bonne question !
Réponse de le 27/04/2015 à 22:37 :
Voici la réponse à cette question: les 320 milliards sont déjà perdus. La question suivante est: est-ce que l'Europe veut en perdre encore plus ?
a écrit le 27/04/2015 à 16:25 :
faudra quand meme nous expliquer en quoi un bank run fait plier qui que ce soit quand a cote on ouvre grand les vannes du refinancement!
pour info, un bankrun est en general incontrolable et se termine par le non acces a ses capitaux, le controle des changes, et la rincee pour tout le monde
il est par contre clair que si la grece grexit, leurs sources de financements seront extremement faibles, hors monnaie de singe tt droit sortie de l'imprimerie nationale!
Réponse de le 28/04/2015 à 11:50 :
Suite a votre commentaire, je me demande une chose : Comment faisait on pendant plus de 2000 ans avant l'euro ?
a écrit le 27/04/2015 à 16:06 :
Le top du top ce serait que les grecs qui ont envoyés leur argent dans des banques allemandes aillent retirer leur € en liquide et retournent en Grèce!!!

C'est ça alors l'avion cargo avec des conteneurs remplis d'€ qui a été aperçus ces derniers temps??
a écrit le 27/04/2015 à 15:59 :
A force de presser un peuple inutilement, de le pousser à bout, d'en demander toujours plus en le poussant à la misère, il ne faut plus s'étonner des réactions et des conséquences. L'Allemagne a poussé le bouchon trop loin et a mis en danger toute l'Europe. Ca ne vous rappelle rien? Pourtant, ils avaient leur homme (Samaras) mais, ce dernier était tellement conciliant, acceptant tout de ces créanciers qui n’arrêtaient pas d’en demander toujours d’avantage, qu’au final ça c’est retourner contre lui et contre l’Europe!
a écrit le 27/04/2015 à 15:52 :
"Si les banques grecques se retrouvent sans moyens de paiement, sans euros, Athènes n'aura aucun autre moyen que d'introduire en urgence une nouvelle monnaie nationale."

A verifier, mais je penses que la Banque De Grèce peut aussi imprimer des €! Donc, pourquoi se lancer dans une nouvelle devise, d'autant plus que les grecs sont attachés à l'€?

Mais ça, c'est la grosse cerise sur le gateau ... c'est pour plus tard.
Réponse de le 27/04/2015 à 22:22 :
..."la Banque De Grèce peut aussi imprimer des €!"
Oui...mais elle est contingentée par la BCE (encore heureux vu les poches trouées actuelles!)
a écrit le 27/04/2015 à 15:50 :
"Les contribuables européens sont-ils prêts à prendre un risque de 320 milliards d'euros pour obtenir la capitulation politique de Syriza ? Leurs dirigeants se gardent bien de leur poser la question."
Ce ne sont pas les contribuables européens qui veulent la capitulation politique de Syriza mais leurs dirigeants qui eux sont près à risquer les 320 milliards d'euros qui ne leurs appartiennent pas pour imposer leur imposer leur politique d'austérité et montrer à tout prix qu'il n'y a pas d'autres solutions
Réponse de le 27/04/2015 à 16:36 :
Entièrement d'accord avec vous Emma: ce ne sont pas ceux qui décident qui payent. Ceci est vrai aussi bien pour le peuple grec (qui paye les erreurs de ses dirigeants) que pour les européens qui risquent de payer pour la non acceptation de la politique d'austérité par les dirigeants européens. J'aimerai en voir quelques uns manger la soupe populaire...
a écrit le 27/04/2015 à 15:18 :
Le choc de crédibilité, n'est-ce pas de laisser les Grecs tricher?
Et de faire de l'Euro un "machin".
a écrit le 27/04/2015 à 15:09 :
Non contente d'avoir maquillé ses comptes pour intégrer l'Euro, la Grèce en a profité jusqu'à plus soif pour améliorer son niveau de vie depuis quinze ans sans aucune contrepartie économique. Et maintenant qu'elle est endettée jusqu'au trognon elle nous tient et bien.
a écrit le 27/04/2015 à 15:00 :
La conclusion de l'article résume bien la situation, au risque de tomber dans un lieu commun. D'un côté 320 milliards de pertes probables, de l'autre celui d'une décomposition annoncée de l'UE et de la ZE. En effet, "l'acceptation de réformes symboliques pour obtenir une victoire surtout politique" c'est tout simplement le respect du contenu des traités et autres engagements spécifiques pris entre la Grèce et ses créanciers. Le fondement de la cohésion à l'intérieur d'une communauté, c'est le respect par ses membres de règles communes. LE RISQUE A COURT TERME DU GREXIT FAIT PEUR ALORS QU'IL EST A MON AVIS BEAUCOUP PLUS MESURABLE QUE LES EFFETS A LONG TERME D'UNE REMISE EN CAUSE DU SYSTEME ! IL EST DEPLORABLE QUE LA FRANCE SOIT SILENCIEUSE DANS CE DEBAT ET QUE CE SOIT A A.MERKEL DE DISCUTER AVEC A.TSIPRAS HIER AU TELEPHONE, CULBUTO 1° EST DEJA SORTI DES ECRANS RADAR J'AI HONTE POUR MON PAYS !!!!
a écrit le 27/04/2015 à 14:45 :
Je ne suis pas du genre à traquer la moindre faute d'orthographe, mais quand même, "dilemme" avec un "n" dans le titre de l'article !
Réponse de le 27/04/2015 à 15:13 :
?
Réponse de le 27/04/2015 à 15:20 :
Content de voir que visiblement l'auteur lit et tient compte des commentaires :)
Réponse de le 27/04/2015 à 15:21 :
@gerardc27. Cela a été corrigé entretemps.
a écrit le 27/04/2015 à 14:17 :
On est cette fois au bout du système. Ce qui est certain, c'est l'incapacité pour la Grèce de rembourser sa dette, au mieux on peut espérer qu'elle paye les intérêts de la dette sur un siècle. La banque centrale européenne est dans un dilemme car chaque euro arrivant sur un compte privé sera immédiatement retiré et détourné de l'économie réelle, mais si elle coupe les versements, la Grèce bascule immédiatement dans la faillite et l'Euro et l'UE ne s'en remettront pas. Bref comme je l'ai déjà dit et répété, ce sont les grecs qui nous tiennent et il faudra payer encore et encore !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :