Plans de relance : Lagarde met en garde contre le risque de ne pas "irriguer l'économie réelle"

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(Crédits : FRANCOIS LENOIR)
"S'il n'est pas ciblé, s'il se perd dans des dédales administratifs et n'irrigue pas l'économie réelle pour orienter nos pays vers le numérique et le vert, nous aurons raté une occasion historique de changer la donne", a prévenu la présidente de la BCE.

Alors que la reprise montre des signes de fléchissements, Christine Lagarde a tenté de rassurer les marchés. Et s'il faut faire plus, la patronne de la BCE a indiqué que l'institution s'en montrerait capable. "Nous n'avons pas épuisé toutes les possibilités de notre boîte à outils. S'il faut faire plus, nous ferons plus", a assuré l'ancienne patronne du FMI dans un entretien publié lundi dans le Monde. De quoi rassurer les marchés ?

En partie, semble-t-il, car Christine Lagarde a aussi tenu à s'adresser aux États. "Il est crucial" pour le relèvement de la zone euro que le plan de relance européen, doté de 750 milliards d'euros, "soit un succès" et l'objectif de verser l'argent début 2021 "doit absolument être tenu", a déclaré la présidente de la Banque centrale européenne.

"S'il n'est pas ciblé, s'il se perd dans des dédales administratifs et n'irrigue pas l'économie réelle pour orienter nos pays vers le numérique et le vert, nous aurons raté une occasion historique de changer la donne".

Les négociations sur ce plan exceptionnel, adopté en juillet par les Vingt-Sept pour aider les Etats membres à faire face aux conséquences économiques de la crise sanitaire, achoppent au Parlement européen sur la question de soumettre le versement de l'argent au respect de l'Etat de droit.

Interrogée sur le risque que ces 750 milliards d'euros soient distribués "trop tard", la présidente de la BCE a répondu: "l'objectif de la Commission est de pouvoir les verser début 2021 et il doit absolument être tenu".

Lire aussi : Macron et Merkel arrachent un accord de 750 milliards pour relancer l'Europe

Des conditions d'octroi ?

"La balle est dans le camp des Etats, qui doivent présenter leurs plans de relance - certains sont déjà prêts -, et de la Commission, qui devra les passer au crible rapidement. Les responsables politiques devront aussi aller vite, notamment les parlements nationaux pour adopter les dispositifs", a-t-elle poursuivi.

"Il est crucial que ce plan exceptionnel, qui a levé d'importants tabous dans certains pays, soit un succès", a-t-elle insisté.

Vendredi, à l'issue du sommet des Vingt-Sept à Bruxelles, le président français Emmanuel Macron a appelé à un "esprit de compromis" au Parlement pour débloquer les négociations sur le budget européen, auquel est adossé le plan de relance.

Les eurodéputés exigent un mécanisme dissuasif pour conditionner les subventions européennes au respect de l'Etat de droit, auquel s'opposent la Pologne et la Hongrie, ce qui bloque tout le processus.

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Commentaires
a écrit le 20/10/2020 à 10:17 :
On sait à qui s'adresse ce message maintenant vu qu'aucun de leurs serviteurs n'a ouvert la porte de leurs coffres forts paradisiaques dans lesquels ils se sont terrés, êtes vous bien sûr qu'il y a encore de la vie là dessous ?

Faudrait vérifier quand même hein...

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