Pour l'EMA, les bénéfices du vaccin AstraZeneca restent supérieurs aux risques

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(Crédits : Antonio Bronic)
Face à la polémique grandissante après plusieurs cas de thromboses survenus suite à l'injection du vaccin du laboratoire anglo-suédois, l'Agence européenne des médicaments a émis un nouvel avis positif. Ce n'est pas tout à fait le cas du comité scientifique supervisant la campagne de vaccination au Royaume-Uni et qui a recommandé de limiter son usage aux plus de 30 ans « quand une telle alternative est disponible ». L'AstraZeneca est à date le deuxième type de vaccin le plus administré dans l'Hexagone, après l'Américain Pfizer.

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a estimé mercredi que les caillots sanguins devraient être répertoriés comme effet secondaire "très rare" du vaccin AstraZeneca contre le Covid-19.

L'EMA a établi "un lien possible avec de très rares cas de caillots sanguins inhabituels avec des plaquettes sanguines basses", a déclaré l'agence basée à Amsterdam dans un communiqué, indiquant toutefois que la balance bénéfice/risque reste "positive". Fin mars, l'autorité avait déjà rendu un avis selon lequel le vaccin est "sûr et efficace" et n'est pas lié à un risque plus élevé de caillots sanguin.

Pour rappel, à la fin juin, la France devrait avoir reçu plus de 15 millions de doses d'AstraZeneca sur un total de 72 millions livraisons, selon les prévisions de la Direction Générale de la Santé au 23 mars. Il est le deuxième type de vaccin le plus administré dans l'Hexagone, après l'Américain Pfizer.

Au Royaume-Uni, où le vaccin a été conçu avec les chercheurs de la Oxford University, le régulateur britannique a fait état mardi de 19 morts sur 79 signalements de caillots sanguins. Il assure lui aussi que les bénéfices restaient supérieurs aux risques pour "la grande majorité" de la population.

Mais dans le même temps, le comité scientifique supervisant la campagne de vaccination anti-Covid au Royaume-Uni a recommandé de limiter l'usage du AstraZeneca aux plus de 30 ans quand c'est possible, après le signalements de rares cas de caillots sanguins.

"Les adultes âgés de 18 à 29 ans, qui n'ont pas de comorbidité leur faisant encourir un risque plus élevé d'une forme grave de la maladie Covid-19, devraient se voir proposer un autre vaccin Covid-19 plutôt que le vaccin AstraZeneca, quand une telle alternative est disponible", a déclaré le professeur Wei Shen Lim, du JCVI, soulignant que le comité ne recommandait l'arrêt de la vaccination dans aucun groupe d'âge.

> Dossier - la course aux vaccins

De son côté, l'EMA n'a pas identifié de facteur de risque spécifique concernant le vaccin, estimant qu'une explication "plausible" à des cas rares de caillots sanguins pourrait être une réponse immunitaire.

"Des facteurs de risque spécifiques tels que l'âge, le sexe ou les antécédents médicaux n'ont pas pu être confirmés car les événements rares sont observés à tous les âges", a déclaré la directrice exécutive de l'EMA, Emer Cooke, lors d'une visioconférence.

Lire aussi : « AstraZeneca, on en a besoin jusqu'à la fin du premier semestre probablement » estime Agnès Pannier-Runacher

Une polémique qui ne s'éteint pas

Après plusieurs suspensions temporaires du vaccin - y compris en France -, le sérum avait finalement été autorisés. Mais mercredi, la région espagnole de Castille-et-Léon (nord-ouest) a annoncé suspendre AstraZeneca dans l'attente de la publication du rapport de l'Agence européenne des médicaments. Sa conclusion devrait donc lever la suspension.

La veille, l'université d'Oxford a annoncé qu'elle suspendait les essais sur les enfants du vaccin qu'elle a développé avec le laboratoire anglo-suédois, dans l'attente de l'avis du régulateur britannique. "S'il n'y a pas d'inquiétude concernant la sécurité de l'essai clinique pédiatrique, nos attendons des informations complémentaires du MHRA", le régulateur britannique, "sur les cas rares de thromboses qui ont été rapportés chez des adultes, avant de procéder à de nouvelles vaccinations dans l'essai", a indiqué l'université britannique dans un communiqué.

En France, la famille d'un homme de 63 ans, décédé en mars en Haute-Savoie de "multiples thromboses" après avoir reçu une première injection du vaccin anti-Covid d'AstraZeneca, a déposé plainte contre X pour "homicide involontaire", a appris mardi l'AFP auprès du parquet d'Annecy.

Il ne s'agit pas là de la première procédure visant le vaccin du laboratoire : une plainte contre X a été déposée à Toulouse après la mort d'une femme de 38 ans et le parquet de Nantes a ouvert une enquête préliminaire à la suite du décès d'un étudiant en médecine.

Lire aussi : Un responsable de l'EMA dit qu'"un lien clair" existe entre thromboses et vaccin AstraZeneca

 (Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 08/04/2021 à 22:17 :
C’est idiot de se vacciner avec les ogm et l’arn messager quand ils existent des vaccins classiques qui soignent «  vraiment «  ce covid .
Je parle des vaccins classiques avec le virus inactif. Pourquoi prendre des risques avec des vaccins sur lequel nous avons même pas de recul et ni de phase 3 ?
L’argent ne doit pas être un motif pour mettre la vie des gens en danger .
a écrit le 08/04/2021 à 13:56 :
Pour clarifier les choses, je suis un pro vaccination, ces produits ont grandement contribué à la disparition ou augmenter le résilience face à certaines maladie. Pour ma part (je ne peux que parler de mon cas malheureusement, pas accès à certaines données), j'ai moins de 50 ans, j'ai eu une dose d'Astrazeneca, j'en ai chié pendant toute une nuit avec des symptomes grippaux (mais à la rigueur je trouve cela presque normal) par contre, 2 semaines après, j'ai été pris d'un mal de tête que je n'avais jamais développé auparavant, et seul une dose massive de paracetamol a permis d'en venir à bout. Donc par rapport à mon expérience personnelle, je ne recommande pas l'Astrazeneca pour les moins de 50 ans. ET pour ceux qui me prendraient pour un charlatan, nous avions évoqué la contamination par la voie aérosol dès que la Chine a confiné Wuhan (sms a dispo), c'est à dire qu'on savait bien avant toutes les comm officielles les tenants et aboutissants sur ce virus. Les français ont été tenus dans l'ignorance avant d'être malmenés par les différents plans anticovid.
a écrit le 08/04/2021 à 9:42 :
Comment progressivement on impose la vaccination :


Parmi les premiers en Europe, le Danemark commence à utiliser son « passeport » Covid, sésame d’un plan de réouverture progressif du pays d’ici fin mai. Disponible via une application sécurisée ou aussi en format papier, ce document permet pour l’heure de rentrer dans certains petits commerces - coiffeurs, salon de beauté ou encore auto-écoles - en prouvant que le porteur est entièrement vacciné ou qu’il a effectué un test négatif depuis moins de 72 heures.

A Copenhague, dans un salon de coiffure fraîchement rouvert, Rune Højsgaard brandit pour la première fois son « coronapass » installé sur son téléphone. « Ça fait trois mois que j’attends de me faire couper les cheveux », confie cet informaticien de 42 ans, ravi de pouvoir retrouver le salon. « J’ai fait un test samedi, il est valable jusqu’à cet après-midi. J’ai l’habitude de me faire tester une à plusieurs fois par semaine donc ce n’est pas vraiment un problème pour moi », poursuit-il.
a écrit le 07/04/2021 à 18:18 :
C'est de la gestion militaire, comme en 44, debarquement Normandie, on évalue le bénéfice risque de l'opération mais en tant qu'individu être envoyé en 1er face aux canons...

D'ailleurs les élites et les professions médicales ont fait leur choix : Pfizer, fermez le ban...
a écrit le 07/04/2021 à 17:26 :
C est pour cela que le patient revendique le choix ,? Le doute est toujours présent

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