Recrutement, montée en compétence, soft skills : « Pour s’adapter au marché, nous faisons évoluer nos critères » (Caisse d’Epargne Côte d’Azur)
Laurence Bottero
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C'est peu dire que la crise sanitaire a bouleversé les habitudes du secteur bancaire. Si on a beaucoup évoqué le télétravail comme étant venu s'imposer aux établissements du jour au lendemain, exigeant réactivité et souplesse, d'autres nouveaux réflexes, habitudes, méthodes se sont elles aussi imposées, pour une raison que ne renierait pas toute entreprise, quelle qu'elle soit : l'attractivité.
Et l'attractivité dans le secteur bancaire a évidemment - comme certaines autres filières qui souffrent d'une image figée - des progrès à faire. Que la crise a mis en mode accéléré, poussant avec elles, des changements déjà inscrits dans l'air du temps et qui se sont confirmés.
« Depuis deux ans le marché de l'emploi a radicalement changé et on ne peut pas rester sur de vieilles recettes. Nous continuons de recevoir 10.000 CV par an donc nous restons attractifs mais cela n'est pas suffisant pour autant. Cette attractivité n'est pas suffisante pour identifier les profils dont nous avons besoin, car nos métiers aussi évoluent et le marché se tend. De nouveaux métiers arrivent mais il est impossible de dire ce qu'ils seront dans dix ans », indique Elodie Fournier, en charge du recrutement, des carrières et de l'accompagnement au sein de la Caisse d'Epargne Côte d'Azur, basée à Nice et qui rayonne sur un périmètre incluant les Alpes-Maritimes et le Var.
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Qui dit attractivité dit forcément comment attirer les jeunes talents, ceux qui, les premiers sont susceptibles de s'arrêter à l'image d'Epinal du métier bancaire. Pour cette génération qui entre sur le marché du travail, il n'y a pas seulement la question de l'image mais aussi celle de l'envie de passer par la case entretien. Et sur ce point, Elodie Fournier le confirme, on ne recrute pas en 2023 de façon classique et unique. « Les méthodes de recrutement doivent être mieux ciblées, plus réactives - dans une génération de l'instantaneité ça doit aller vite, pas avec trois, quatre étapes sinon on perd les candidats au fur et à mesure. Ces étapes doivent prisent en main par les candidats de façon plus spontanée ».
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