Luxe, marque de prêt-à-porter, comment Le Point Français tire son épingle du made in France
Gaëlle Cloarec
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L'industrie textile française peut-elle renaître de ses cendres ? Si l'âge d'or d'avant-guerres appartient définitivement à l'Histoire, le dernier tiers du XXe siècle et la délocalisation massive de la production, réduisant l'effectif de deux-tiers entre 1986 et 2004, ont plongé la filière dans une forme d'apathie qu'une nouvelle génération d'entrepreneurs souhaite réveiller. Parmi eux, Alexandre Yao et Serge Oponou, cofondateurs de l'atelier de confection textile Le Point Français à Nice. Il fait partie des 2.150 entreprises recensées en 2021 par l'Union des Industries Textiles (UIT) qui officient sur le territoire national. L'ensemble, composé à 63% de PME, emploie 62.500 personnes pour un chiffre d'affaires de 13,9 milliards d'euros, dont 75,5% sont réalisés à l'export. Un marché actuellement sous tension, après deux années post-Covid encourageantes pour le made in France, désormais bousculé par l'inflation, le coût de l'énergie et des volumes de commande en baisse. « C'est un métier où il faut constamment se réinventer, relève Alexandre Yao. C'est en proposant une offre de services diversifiée et proche du besoin des clients que l'on arrive à trouver une cohérence au fait de produire en France ».
Gaëlle Cloarec