O-kidia s’intéresse à la santé mentale de 14.000 étudiants
Gaëlle Cloarec
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Jusqu'il y a peu encore taboue, la santé mentale s'impose de plus en plus, jusque dans les arcanes gouvernementales. De la Nouvelle Aquitaine à la Normandie, les universités et chercheurs commencent aussi à s'emparer du sujet, notamment concernant le public estudiantin. Il faut dire que selon l'étude menée par l'équipe Healthy du centre de recherche public Bordeaux Population Health, pionnière du domaine puisqu'elle travaille sur la santé et le bien-être des étudiants depuis douze ans, la santé mentale des 18-24 ans se dégrade : 4 étudiants sur 10 (41%) présentaient en 2023 des symptômes dépressifs, contre 26% avant la crise sanitaire. Près d'un tiers déclarait avoir des pensées suicidaires, contre un cinquième avant 2020. En cause, pêle-mêle, les difficultés économiques, la sélectivité des études, la peur du chômage, le contexte géopolitique ou encore le dérèglement climatique. « On sait que cette classe d'âge est particulièrement impactée mais paradoxalement peu d'études sont aujourd'hui menées de façon ciblée », constate Vanessa Douet-Vannucci, neuroscientifique spécialisée dans le développement cérébral des jeunes adultes et fondatrice de la start-up O-Kidia.
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