De la TPE artisanale aux rayons des grandes enseignes : le pari de la plus ancienne savonnerie marseillaise
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« Nous restons une TPE », affirme Raphaël Seghin, président de la savonnerie Fer à Cheval, créée en 1856 et qui se revendique la plus ancienne de la Cité phocéenne. Si le savon de Marseille en est le symbole, la savonnerie s'est également développée grâce à d'autres gammes de produits, comme le savon noir, la lessive, le liquide vaisselle ou le savon liquide. De quoi vendre 2,5 millions de produits et réaliser un chiffre d'affaires de 6 millions d'euros, en 2024 grâce à une stratégie de diversification sur plusieurs canaux de vente : le site internet - le créneau le plus important depuis deux ans -, les revendeurs - créneau historique avec 900 points de vente -, les exportations et la boutique d'usine, qui réalise pour sa part un chiffre d'affaires de 500 000 euros par an.
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Mais depuis quelques mois, Fer à Cheval mise sur un nouveau marché : celui des grands revendeurs, avec une présence dans 212 magasins Maisons du Monde, 100 magasins Zara Home, 54 magasins Alinéa ainsi que dans leurs points de ventes internationaux respectifs et sites e-commerce. Et cette nouvelle collaboration est finalement un échange de bons procédés : d'un côté, « nous avons beaucoup plus de potentiels clients et une réelle visibilité en intégrant ces chaînes », reconnaît Raphaël Seghin, et de l'autre, le besoin pour « beaucoup d'enseignes de se développer face à la crise du retail et de trouver des moyens différents pour garder leur part de marché » parmi lesquels « la mise en valeur du savoir-faire, de l'authenticité, de la touche locale ou artisanale ». Une image somme toute assez traditionnelle que la savonnerie Fer à Cheval couple avec une vision davantage « jeune, moderne, fidèle à Marseille ». L'entreprise finalise, d'ailleurs, la troisième commande d'implantation.