Assurance connectée dopée à l'IA, la startup Luko lève 2 millions d'euros

Luko startup assurtech
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Le monde de l'assurance, encore encombré de paperasses et procédures qui mécontentent les clients, est l'un des nouveaux terrains de chasse privilégiés des startups, qui, à coup d'applis et de technologies dernier cri, viennent bousculer les modèles. Fondée il y a 18 mois, la jeune pousse parisienne Luko Cover a annoncé ce mercredi une levée de fonds de 2 millions d'euros auprès de business angels, dont Xavier Niel et Bruno Rousset (fondateur d'April Assurances), ainsi que le lancement de son assurance habitation pour les appartements, sous la marque Luko, qu'elle promet simple, rapide et "transparente".
Sur un modèle fortement inspiré de l'Assurtech américaine Lemonade, qui a levé 120 millions de dollars en décembre dernier, Luko s'engage à prélever 30% de la cotisation pour payer ses équipes et gérer les sinistres ("les frais de gestion les plus légers du marché") puis à placer les 70% restants "dans un fonds commun servant à dédommager les assurés en cas de sinistre", le solde en fin d'exercice étant "reversé à une association choisie par l'assuré". Lemonade fait de même avec son programme Giveback à des associations caritatives locales.
La startup française met elle aussi en avant la rapidité de souscription du contrat d'assurance sur son appli ("en 2 minutes"), son modèle "100% digital" qui lui permet d'être moins cher ("une économie moyenne de 15% par rapport aux acteurs traditionnels pour un appartement de 50 m²") et de rembourser plus vite ("pour la majorité des cas, en moins de deux heures"), le client pouvant filmer le dommage en guise de déclaration de sinistre. Comme Lemonade, Luko a recours à l'intelligence artificielle tout en précisant que "l'IA simplifie les démarches mais ne remplace pas l'humain": elle a constitué un réseau d'experts et d'artisans et promet de "dépêcher un serrurier sur place en moins de 2 heures ou un réparateur en moins de 48h." Elle dit aussi s'être entourée "d'une équipe de spécialistes : actuaires, data scientists, ingénieurs hardware, professionnels du service client et de l'assistance."
Ce qui différencie Luko est le recours aux objets connectés. En réalité, la startup a complètement "pivoté" en quelques mois de l'univers du "smart home", avec la commercialisation de boîtiers connectés, du "hardware plug and play" rendant le foyer plus sûr et plus économe, vers l'Assurtech, en intégrant sa technologie dans une offre d'assurance. Luko propose trois boîtiers à installer sur les compteurs d'eau, d'électricité ou la porte d'entrée, et a développé une technologie de prévention des risques en utilisant "les dernières avancées du Machine Learning". En analysant les consommations et les activités du foyer, la startup dit pouvoir prévenir ou détecter plus tôt les dégâts des eaux, les incendies ou les intrusions. "Depuis son lancement en phase de test en septembre 2017, 1.100 foyers ont déjà été équipés en Europe" indique-t-elle.
[Le capteur Luko Elec à installer sur le compteur d'électricité]
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D'autres spécialistes du secteur ont investi dans la startup, à l'image de Pierre-Olivier Desaulle (ex-CEO Europe de l'assureur Hiscox) et Arnaud le Bihan (fondateur de GEOP Assistance), aux côtés de la famille Afflelou et de dirigeants de Leroy Merlin ou du réassureur SCOR. Luko compte lancer son assurance habitation en ligne "dans les prochains mois au Royaume-Uni et en Allemagne". Luko Cover, qui a été accélérée par le réassureur allemand Munich Re, s'est alliée à La Parisienne Assurances, filiale de Swiss Re, pour garantir les polices d'assurances.
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