L'ouragan Irma, catastrophe naturelle la plus coûteuse de l'histoire de l'assurance outre-mer

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Les assureurs français ont versé à ce jour 1,26 milliard d'euros aux sinistrés d'Irma, l'ouragan qui avait dévasté les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélémy le 6 septembre 2017.
Les assureurs français ont versé à ce jour 1,26 milliard d'euros aux sinistrés d'Irma, l'ouragan qui avait dévasté les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélémy le 6 septembre 2017. (Crédits : Reuters)
La Fédération française de l'assurance estime à 1,9 milliard d'euros le coût de l'ouragan qui a dévasté les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy le 6 septembre 2017. Les assureurs ont indemnisé "95% des dommages" en tout ou partie et versé 1,26 milliard d'euros aux sinistrés.

Il y a près d'un an, le 6 septembre 2017, un ouragan baptisé Irma dévastait les Antilles, en particulier les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Le passage de l'ouragan, qui a fait onze morts dans les Antilles françaises et des milliards d'euros de dégâts, a occasionné "25.600 sinistres pour un coût total estimé à 1,9 milliard d'euros" rappelle la fédération française de l'assurance (FFA).

"Cet événement naturel est le plus coûteux de l'histoire de l'assurance française outre-mer" indique la FFA dans un communiqué. "Un an après le passage de l'ouragan, 95 % des dommages ont été indemnisés en tout ou partie et 1.260 millions d'euros ont été versés à ce jour par les assureurs, soit 67% du coût total estimé" précise-t-elle.

Indemnisation complexe

La fédération de l'assurance fait valoir que "l'indemnisation des dommages aux habitations est complexe. Certains copropriétaires ont abandonné leurs biens, compliquant ainsi la tâche des syndics dans la coordination des travaux de reconstruction".

Le niveau d'indemnisation de l'ensemble des dommages engendrés par Irma est de 73% du coût total estimé (hors sinistres de copropriétés). Il est bien plus élevé pour les hôtels (91%), "ce qui va soutenir le redémarrage touristique" insiste la FFA.

Le lobby des assureurs en profite pour poser à nouveau la question de la réforme du régime des catastrophes naturelles. La FFA lance une étude sur les "conséquences du dérèglement climatique aux Antilles et plus généralement dans les territoires ultramarins", avec la Caisse centrale de réassurance, afin d'analyser les mesures de prévention et les normes de construction.

« Les événements climatiques de grande ampleur qui frappent de plus en plus fréquemment notre pays témoignent de l'utilité d'une modernisation du régime des catastrophes naturelles. Les assureurs et le gouvernement travaillent à la mise en œuvre prochaine d'un ensemble de propositions qui permettront de renforcer les mesures de prévention et de mieux accompagner les populations face aux conséquences des aléas climatiques » a commenté Bernard Spitz, le président de la FFA.

Le régime des catastrophes naturelles, qui remonte à 1982, est jugé perfectible, voire trop protecteur par certains, conduisant à déresponsabiliser les acteurs, notamment certaines communes qui ne sont pas dotées de plan de prévention des risques et autorisent la construction en zones inondables. La modulation des franchises légales est également en débat.

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Commentaires
a écrit le 04/09/2018 à 8:25 :
Parce que l'ouragan a frappé des iles de riches, du coup les indemnisations sont conséquentes, cela n'a rien a voir avec la violence de l'ouragan qui aurait pu être dix fois plus pauvre chez les crèves la faim qui n'ont rien et ne sont pas assurés.

Il serait temps d'arrêter de travestir la vérité svp, merci.
a écrit le 04/09/2018 à 5:20 :
Quand j'habitais Moorea dans les annees 90, un cyclone a devaste le quartier Papetoi. Pont arrache, route detruite, cocotiers arraches comme des oignons, titanesque. Remboursement, des figues, le fare traditionnel, construit de mes mains... envole. Pourtant j'etais assure, mais ce type de construction ne faisait pas partie des catalogues.
Pour une assurance, il y a tjrs sujet a discussion, bien lire les contrats.

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