L'ouragan Irma, catastrophe naturelle la plus coûteuse de l'histoire de l'assurance outre-mer

Ouragan Irma, sur l'île de Big Pine Key (2017)
Reuters

Ouragan Irma, sur l'île de Big Pine Key (2017)
Reuters
Il y a près d'un an, le 6 septembre 2017, un ouragan baptisé Irma dévastait les Antilles, en particulier les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Le passage de l'ouragan, qui a fait onze morts dans les Antilles françaises et des milliards d'euros de dégâts, a occasionné "25.600 sinistres pour un coût total estimé à 1,9 milliard d'euros" rappelle la fédération française de l'assurance (FFA).
La fédération de l'assurance fait valoir que "l'indemnisation des dommages aux habitations est complexe. Certains copropriétaires ont abandonné leurs biens, compliquant ainsi la tâche des syndics dans la coordination des travaux de reconstruction".
Le niveau d'indemnisation de l'ensemble des dommages engendrés par Irma est de 73% du coût total estimé (hors sinistres de copropriétés). Il est bien plus élevé pour les hôtels (91%), "ce qui va soutenir le redémarrage touristique" insiste la FFA.
Le lobby des assureurs en profite pour poser à nouveau la question de la réforme du régime des catastrophes naturelles. La FFA lance une étude sur les "conséquences du dérèglement climatique aux Antilles et plus généralement dans les territoires ultramarins", avec la Caisse centrale de réassurance, afin d'analyser les mesures de prévention et les normes de construction.
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Le régime des catastrophes naturelles, qui remonte à 1982, est jugé perfectible, voire trop protecteur par certains, conduisant à déresponsabiliser les acteurs, notamment certaines communes qui ne sont pas dotées de plan de prévention des risques et autorisent la construction en zones inondables. La modulation des franchises légales est également en débat.
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