Axa envisage de se retirer d'Europe centrale
latribune.fr avec Reuters

Selon l'une des sources interrogées par Reuters, "Axa prévoit de vendre ses activités en Pologne, en République tchèque et en Slovaquie".
Yves Herman
latribune.fr avec Reuters

Selon l'une des sources interrogées par Reuters, "Axa prévoit de vendre ses activités en Pologne, en République tchèque et en Slovaquie".
Yves Herman
Le recentrage se poursuit chez Axa. L'assureur français envisage de vendre ses activités en Europe centrale dans le cadre d'une réorganisation destinée à quitter les marchés où il ne dispose pas d'une taille critique, a appris l'agence Reuters de trois sources proches du dossier.
"Axa prévoit de vendre ses activités en Pologne, en République tchèque et en Slovaquie", a dit l'une des sources à Reuters, selon laquelle des documents d'information ont été transmis à des acquéreurs potentiels. Deux autres sources ont confirmé ce projet de cessions et selon l'une d'elles, le premier assureur de Pologne, PZU, l'italien Generali et l'allemand Allianz feraient partie des potentiels acquéreurs.
Le montant de ces éventuelles ventes varie du simple au double selon les sources. L'une d'elle évoque la somme de 400 millions d'euros alors qu'une autre mentionne un montant d'environ 800 millions d'euros.
Le deuxième assureur européen, derrière l'allemand Allianz, a déjà décidé de quitter l'Ukraine, via la cession de ses activités dans ce pays à Fairfax Financial Holdings, et l'Azerbaïdjan. Le chiffre d'affaires d'Axa en Pologne a baissé de 6% au premier semestre 2019 à 288 millions d'euros, selon le rapport semestriel du groupe.
À lire également
En novembre 2017, un peu plus d'un an après sa prise de fonction officielle à la tête du groupe Axa, Thomas Buberl avait annoncé lors d'une journée investisseurs que l'assureur allait se concentrer sur 16 pays parmi les 64 où il était présent. Ces pays se décomposent en deux listes : d'abord la France, l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, l'Italie, le Royaume-Uni, la Suisse, les États-Unis, Hong Kong et le Japon, où le groupe réalisait, il y a deux ans, 84% de son chiffre d'affaires. Auxquels s'ajoutent six autres pays (Brésil, Chine, Indonésie, Mexique, Philippines et Thaïlande), sélectionnés en raison de leur potentiel de croissance. "L'activité dans les autres pays sera rationalisée et des cessions pourront être réalisées", avait alors indiqué la compagnie d'assurance.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

latribune.fr avec Reuters