Recapitalisation : la Société générale ne fera pas appel à l'argent public

 |   |  513  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Frédéric Oudéa a annoncé qu'il ne ferait pas appel à l'Etat pour se recapitaliser.

La Société générale se recapitalisera en mettant en réserve ses résultats, voire en faisant appel à ses actionnaires, mais en aucun cas ne fera appel à l'argent public, a déclaré mercredi son PDG Frédéric Oudéa.

Le gouvernement français a indiqué mardi que les banques françaises devraient se recapitaliser à hauteur d'environ 10 milliards d'euros sans recourir à l'Etat et que le régulateur pourrait pour ce faire leur interdire bonus et dividendes.

L'hypothèse de renoncer aux bonus et aux dividende a été rejetée par Frédéric Oudéa, au micro de la radio Europe 1.

"Attendez, les dividendes heureusement que ce n'est pas forcément fini", a-t-il dit, ajoutant que les bonus seraient "modérés et raisonnables".

Si le PDG a dit ne pas savoir à l'heure actuelle le montant de recapitalisation qui serait nécessaire à sa banque, il a insisté sur sa capacité à trouver cet argent sans aide publique.

"On attend le chiffre mais c'est quelque chose qui sera complètement gérable grâce à nos résultats ; on va continuer à faire des profits, on va garder ces profits dans notre banque", a-t-il déclaré.

Il a ajouté que dans l'hypothèse où les résultats du groupe serait insuffisants pour recapitaliser sa banque, ce serait les actionnaires de la Société générale qui seraient sollicités et pas l'Etat.

"Si jamais il y avait besoin, ce dont je doute, on pourrait faire appel à nos actionnaires, et en tout cas nous ne demandons pas d'argent public", a-t-il assuré.

Société générale mais également BNP Paribas et Crédit agricole ont annoncé une forte réduction de la voilure dans la banque de financement et d'investissement et une réduction de la taille de leur bilan afin de réduire leurs besoins de financement.

"ENVIRONNEMENT PLUS DIFFICILE"

Frédéric Oudéa n'a pas explicitement dit si ces mesures se traduiraient par des suppressions nettes d'emplois à la Société générale ou dans les autres banques françaises.

"D'une manière générale les banques ont à s'adapter à cette crise d'un environnement plus difficile et à une nouvelle réglementation, donc il y a un certain nombre d'activités qui devront s'ajuster", a-t-il simplement admis.

Les chefs d'Etat et de gouvernement européens se réunissent à nouveau mercredi pour tenter de trouver une réponse à la crise dans la zone euro via une restructuration de la dette grecque, un renforcement des moyens du Fonds européen de stabilité financière (FESF) et une recapitalisation des banques.

"Je suis sincèrement confiant, je crois à un accord", a affirmé Frédéric Oudéa, qui est également président de la Fédération bancaire française (FBF).

"Ce qu'on attend de Bruxelles au total, c'est une réponse globale et cohérente", a-t-il ajouté, notant que la force de frappe du FESF, doté de 440 milliards d'euros, devrait dépasser les 1.000 milliards d'euros.

Ce Fonds devrait être à même de rassurer les marchés en tant que "filet de sécurité", a-t-il jugé.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 26/10/2011 à 19:30 :
Ah bon ? Mais le dirigeant suprème de la SG, comme son collègue de BNP Paribas, ne disait-il pas sur tous les tons que la société n'avait pas besoin d'une recapitalisation ? Un effet de mode, sans doute, pour faire plaisir à des factieux... Que de charlots mondains !
a écrit le 26/10/2011 à 18:00 :
vous qui parlez de bonus pour quelques cadres dirigeant il faut savoir que la prime sarko (1000?)sera de 250? pour les 140000employes !!!voila ce qu on appelle partager les profit.oudea est un dirigeant inconscient et incapable de gerer une tel banque !!aucune strategie !!!on va droit dans le ur
a écrit le 26/10/2011 à 15:16 :
M. OUDEA a raison sur toute la ligne.
Il faut arrêter de s'en prendre aux banques qui font leur métier. Seuls ceux qui ont travaillé dans une banque peuvent en parler. Les autres c'est du blabla ...pour ne rien dire.
La mauvaise gestion c'est l'ETAT et ses politiciens qui ne pensent qu'à leur intérêt personnel.Exemple les dettes d'Etat à effacer.....pour la Grèce.....
Réponse de le 26/10/2011 à 16:36 :
Exemple : Lehman Brothers, Bear Stearms, AIG, Meryll Lynch, Northern Rock, Washington Mutual, Royal Bank of Scotland, Allied Irish Banks et autres banques irlandaises, HBOS, les banques islandaises : voilà quelques exemples de banques privées si mal gérées qu'elles ont fait faillite ou ont été sauvées par les états soit-disant mal gérés qui heureusement étaient bien plus solides que ces banques. Sans oublier que SG a bénéficié de 10 milliards par l'intermédiaire du sauvetage de AIG (185 milliards) par l'état US, et sans oublier les milliers de milliards déversés par les banques centrales pour secourir le système bancaire.
Réponse de le 29/10/2011 à 20:52 :
Je rejoins le point de vue d'ARIS. Il est évident qu'il ne faut pas confondre les banques francaises (universelles)et les banques anglo saxonnes. Les banquiers françaises font un travail utile pour l'économie locale. Ce sont les états qui mal gérés!!!
a écrit le 26/10/2011 à 10:38 :
C'est logique que l'état n'intervienne qu'en dernier recours, sous forme de nationalisation partielle comme dans la plupart des autres pays : USA (AIGetc), Royaume Uni (RBS, HBOS, Northern Rock), etc. Et pour Oudea, c'est quoi des bonus raisonnables ? 242 000 euros par personne qui était la moyenne pour les 8200 traders français en 2010 ? Ou quelque chose de plus raisonnable en effet, du genre 50 000 euros par personne, ce qui est tout de même déjà énorme (4000 euros par mois !!!) ?
Réponse de le 26/10/2011 à 16:47 :
jaloux? précision je ne suis pas trader. Qui etes vous pour fixer le niveau raisonnable des salaires des gens?
Réponse de le 26/10/2011 à 16:53 :
4000 Euros de bonus par mois ? Et puis quoi encore ? Ne dites pas d'anneries. Nous sommes les plus intelligents et devons avoir de forts salaires , n'oubliez pas que nous sommes les piliers de la civilisation capitaliste. L'Etat doit capitaliser les banques mais surtout ne pas intervenir dans la gestion des banques ou dans l'octroiement de nos bonus.
Réponse de le 27/10/2011 à 9:38 :
@Xavier Du Plessis: avec un tel phrasé, aucune chance que vous soyez celui pour qui vous voudriez bien passé!
Quelle arrogance!!

Comme Catherine, je ne suis pas trader non plus et j'estime également que personne (à part l'employeur) n'est en droit de valider ou d'invalider un niveau de salaire. Si le votre ne vous convient pas... Changez de métier.. mais ne cherchez pas à niveler en permanence par le bas!
Réponse de le 29/10/2011 à 20:54 :
Au secours, j'ai l'impression d'entendre MELENCHON!!!
a écrit le 26/10/2011 à 10:24 :
Du souci à se faire, pas que pour les actionnaires ! la réduction de la taille du bilan des banques n'est pas une bonne nouvelle. C'est peut être le début du cercle vicieux...? Voir dans Libération du jour l'interview de Douglas Elliott, analyste à la Brookings Institution, et ancien banquier d'affaires, notamment chez JP Morgan, il redoute même que les solutions attendues du sommet de Bruxelles ce mercredi puissent encore empirer les problèmes. La réduction de la taille du bilan des banques font partie de son analyse.
a écrit le 26/10/2011 à 10:03 :
Tant mieux!!!!!

Ça permettra à l'Etat de la racheter pour l'euro symbolique quand elle sera en faillite.

Réponse de le 26/10/2011 à 19:19 :
25 ans qu'on entend ce type de phrase pour la SocGen, tous les jours. On attend encore et toujours.... La réalité comptable des banques francaise a toujours montré que la SG est (très) loin d'etre la pire...
a écrit le 26/10/2011 à 8:45 :
Un discours clair: GLE est une banque privée, et en ces temps où le public cherche de l'argent par tous les moyens, il ne fait pas bon avoir l'état dans la bergerie..les banques qui s'en sortiront le mieux sont celles qui auront su, et pu, conserver leurs indépendances: GLE, Deutsche Bank.. et pour les autres, "compromises", il y a du souci à se faire pour les actionnaires minoritaires.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :