L'impasse italienne fait paniquer les marchés européens

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Après avoir ouvert en forte baisse ce mardi matin, au lendemain des élections italiennes, les marchés européens ressentaient encore à la clôture les effets de l'incertitude à Rome. L'EuroSTOXX terminait à son plus bas niveau depuis trois mois.

Au plus bas depuis trois mois. A la clôture, les marchés européens ressentaient toujours les effets du blocage en Italie après les élections législatives. Aucune alliance politique n'était trouvée ce mardi soir entre les différentes coalitions. Une situation qualifiée de "dramatique" par Pier Luigi Bersani, le leader de la coalition de centre gauche.

Milan chute de 4,89%

L'indice EuroSTOXX 50 terminait sur une chute de 3,07% à 2.570,52, soit le plus bas niveau depuis le 28 novembre.  A Paris, le CAC-40 perdait 2,67% à 3.621,92 points, tandis qu'à Londres, le FTSE-100 clôturait en baisse de 1,34% et à Francfort, le Dax lâchait 2,27%. A Milan, l'indice FTSE MIB dégringolait de 4,89%, le plus marqué depuis près d'un an.Vers 9h30, l'indice perdait plus de 5%. Dans la matinée, les marchés avaient ouvert en baisse.

Interdiction des ventes à découvert sur Intesa Sanpaolo

Particulièrement touchées, les banques italiennes ont vu leurs actions chuter. Celle de Banco Popolare a baissé de 10,5%, Intesa Sanpaolo de 9,1%, Mediobanca de 8,6% et Unicredit de 8,5%. L'assureur italien Generali a perdu 6,54%. Effet de cette situation:  la Consob, l'autorité italienne des marchés financiers, a annoncé une interdiction, mardi et mercredi, des ventes à découvert sur Intesa Sanpaolo.

Les taux à dix ans grimpe en Italie, Espagne et Portugal

Quant à l'emprunt italien à 10 ans, il a vu son rendement, qui évolue en sens inverse de la demande, est monté à 4,91%, soit une hausse de 54 points de base. Dans la foulée, les titres espagnols et portugais d'échéance équivalente ont eux aussi grimpé. Sur le marché des changes, l'euro est légèrement remonté, après avoir inscrit un plus bas de sept semaines face au dollar. Et, sur le marché pétrolier, le baril de Brent est en recul et se retrouve en deçà des 114 dollars le baril.

La Fed et la Chine inquiètent aussi

D'autres éléments ont également perturbé les investisseurs:  les craintes que la Réserve fédérale revienne sur ses mesures de soutien à la croissance ainsi que des statistiques manufacturières en Chine. La croissance du secteur manufacturier chinois a ralenti en février en raison notamment de l'instabilité de la demande en provenance de l'étranger, suivant les résultats préliminaires d'une enquête menée par HSBC auprès des directeurs d'achats.

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Commentaires
a écrit le 27/02/2013 à 12:52 :
ITALIA, MAMAMIA ! porca Madonna !
a écrit le 27/02/2013 à 12:51 :
VIVA ITALIA , SI !....!!!
a écrit le 27/02/2013 à 11:44 :
" la France doit mener les réformes que l'Italie a déjà faites": les bons conseils de Emma Maragaglia, patronne du MEDEF italien...
Réponse de le 27/02/2013 à 13:23 :
avec celle de France, elles font la paire, ces bonnes femmes !
a écrit le 27/02/2013 à 11:40 :
Le problème italien risque d'entraîner l'Europe dans sa chute !!!!
a écrit le 27/02/2013 à 11:30 :
Pas de problème! Les italiens vont devoir revoter, comme les grecs et les irlandais l'ont fait. Et ceci, pays par pays au fur et à mesure des mauvais votes, jusqu'à ce que la BCE et la commission européenne soit satisfaites, les politiques de rigueur correctement suivies. Dormez braves gens, les financiers veillent sur vous!
a écrit le 27/02/2013 à 10:32 :
Mettons leur la pression, comme les Italiens, VOTONS en 2014, mais PLUS POUR EUX !
Réponse de le 27/02/2013 à 13:22 :
Bayrou avait proposé un programme de désendettement la ou les autres avient été très discrets...
Réponse de le 27/02/2013 à 14:52 :
bayrou c'est comme l'umps, faut pas se tromper. Regardez plutôt du côté de l'UPR (www.u-p-r.fr), ça en jette.
a écrit le 27/02/2013 à 10:21 :
Ils ont mille fois raison! foutons la déblacle dans les marchés de L'UE !
a écrit le 27/02/2013 à 10:14 :
Qu'est-ce qu'on s'en fout. Qu'ils crevent de trouille parce qu'ils n'ont pas fini. Pays après pays nous aurons des résultats qui donneront vainqueur les eurosceptiques dans les prochains mois. Quoi d'anormal vu le bilan déplorable de cette UE à la botte de l'oligarchie mondiale ?
Réponse de le 27/02/2013 à 11:30 :
Bien! Bien dit !!
a écrit le 27/02/2013 à 3:41 :
Naturellement l'Europe de Draghi se gardera bien d'interdit la vente a découvert pour toujours sur les marchés européens, c'est beaucoup mieux laissai le marché ce réguler lui-même pour engraissé encore plus Goldman Sach
Réponse de le 27/02/2013 à 10:06 :
Interdire les ventes a découvert est plutôt une bonne chose puisque cela va limiter la spéculation. Qu'est ce qui choque ? Vous êtes pour ne jamais réguler le march?, y compris en temps de crise sur les marchés comme ces jours ci ? En disant que la non régulation engraisse Goldman sach ne dites vous pas que m dragthing va contre les intérêts des spéculateurs....
a écrit le 26/02/2013 à 21:35 :
Non le pire des scenario et que lon vire Bruxelle et sa bande d ,escroc
Réponse de le 27/02/2013 à 12:29 :
ce serait pas le pire des scénarios, ce serait un bienfait ! ô combien !
a écrit le 26/02/2013 à 19:48 :
Les médias ont amplement dramatisé dans ce sens. De manière déplacé, pour créer encore un mouvement de panique, parce que le parti gagnant des élections est le Parti Démocrate, un parti tout à fait traditionnel.
Réponse de le 27/02/2013 à 10:09 :
Les gens qui placent leur argent sur les marchés financiers ne se fient pas a la presse. Ce n'est pas le parti démocrate qui a gagnè. Il a l'assemblée mais pas le sénat. Or en Italie, plus qu'en France, il faut les deux majorités. L'Italie est dans une impasse qui nécessite du temps pour s'en sortir. Cette instabilité politique inquiète les marchés.
Réponse de le 27/02/2013 à 11:08 :
Mais c'est justement ça le problème : le parti gagnant est un parti traditionnel qui ne sert à rien en période de crise.

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