Commerzbank : l'Etat allemand n’a pas encore décidé du sort de la banque
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Berlin n'a pas encore décidé si l'Etat allemand devait une nouvelle fois baisser sa participation dans Commerbank.
Ralph Orlowski
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Berlin n'a pas encore décidé si l'Etat allemand devait une nouvelle fois baisser sa participation dans Commerbank.
Ralph Orlowski
L'Etat allemand est-il sur la réserve concernant le futur de Commerzbank ? Un premier lot d'actions a été vendu mardi dernier à la banque italienne UniCredit. « Le gouvernement fédéral est actuellement en train d'analyser la situation, afin de prendre en temps voulu des décisions sur la suite », a déclaré une porte-parole du ministère allemand des Finances, interrogée sur les intentions de l'Etat allemand, premier actionnaire de l'établissement bancaire.
Dans le détail, l'Etat allemand a vendu mardi dernier 53 millions d'actions de Commerzbank, soit 4,5% du capital du groupe. C'est la première étape de son désengagement du capital de la deuxième banque allemande, après l'avoir sauvée de la faillite en 2009 - injectant quelque 18 milliards d'euros. La participation publique est ainsi passée de 16,5% à 12%. Mais Berlin avait laissé entendre qu'un second paquet d'actions pourrait être cédé même s'il ne pourra vendre de nouvelles actions en théorie qu'après une période de 90 jours après la première vente.
UniCredit a, dans le même temps, fait une entrée surprise au capital de Commerzbank. Le deuxième groupe bancaire italien s'est emparé du paquet cédé par l'Etat et en achetant d'autres actions sur le marché. Ces achats ont fait grimper sa participation à 9,2% dans Commerzbank. Ce qui porte le montant de l'ensemble de l'acquisition à environ 1,4 milliard d'euros. Le patron d'UniCredit, Andrea Orcel, a fait la promotion des avantages d'une éventuelle fusion entre son groupe et Commerzbank et qu'une reprise totale de l'allemande Commerzbank figurait parmi les options à l'étude.
Selon le quotidien financier MF-Milano Finanza, Andrea Orcel prévoit une stratégie en deux étapes pour mener à bien l'intégration. D'abord, il pourrait acquérir sur le marché des actions jusqu'au seuil de 9,9% du capital de Commerzbank sans demander l'autorisation de la Banque centrale européenne (BCE). Dans un deuxième temps, il pourrait lancer une OPA, dont le seuil obligatoire en Allemagne est fixé à 30% du capital, écrit le journal en citant des sources proches de l'opération.
La banque milanaise a déjà mis la main en 2005 sur sa concurrente bavaroise HypoVereinsbank. « L'Europe, et l'Allemagne aussi, ont besoin de banques plus fortes. Les banques sont nécessaires pour financer la croissance et l'énorme transformation qui nous attend » a déclaré le patron de la banque au quotidien allemand Handelsblatt. Un rapprochement entre UniCredit et Commerzbank « créerait un concurrent beaucoup plus fort sur le marché bancaire allemand », a-t-il ajouté.
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Dans ce contexte, les dirigeants de Commerzbank ont confié un mandat à la banque américaine Goldman Sachs pour les conseiller dans le contexte d'une possible offre publique d'achat (OPA) lancée ultérieurement par UniCredit, a appris l'AFP de sources proches du dossier. Commerzbank, très attachée à son indépendance, a déjà suscité de l'intérêt chez ses concurrents par le passé, et sa réponse a alors consisté à grossir en taille pour se rendre moins facile à digérer.
De leur côté, les responsables politiques allemands jouent la prudence, en ne se prononçant pas publiquement sur le scénario qu'ils soutiennent. L'État allemand serait inspiré de « conserver » ses titres Commerzbank, l'important étant de « réfléchir calmement à ce qui est sur la table et à la manière d'y réagir », a plaidé mardi soir à Berlin la directrice financière de Commerzbank, Bettina Orlopp, selon des propos confirmés à l'AFP par la banque. « Nous avons d'abord besoin de calme, car nous avons tous été très surpris », a-t-elle ajouté, en allusion à l'incursion inattendue d'UniCredit dans le capital de la banque.
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Le syndicat allemand des services Verdi, qui est représenté au conseil de surveillance de Commerzbank, a d'ores et déjà demandé à Berlin de « s'opposer » à un éventuel rachat et de ne pas céder d'autres parts à UniCredit.
(Avec AFP)
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