Les banques françaises se sont considérablement redressées en 2024, grâce notamment à un fort rebond des résultats au quatrième trimestre, y compris dans la banque de détail. Les trois banques françaises cotées ont d'ailleurs affiché un excellent parcours boursier depuis le début de l'année : BNP Paribas (+18 %), Crédit Agricole SA (+15 %), Société Générale (+36 %).
Ces bonnes performances n'ont cependant pas encore comblé la décote structurelle des banques françaises, valorisées en moyenne 0,8 fois l'actif net, par rapport aux pairs européens (1,2 fois l'actif net en moyenne), sans parler des banques américaines (2,8 fois l'actif en moyenne, selon les estimations de Jefferies). Rappelons que la seule capitalisation de JPMorgan Chase vaut un tiers de plus que la capitalisation des dix premières banques européennes cotées, contre à peine 15 % en 2008.
Pour les banques françaises diversifiées, la banque d'investissement reste le principal moteur de performance, même si l'Europe n'a pas bénéficié d'un environnement aussi favorable qu'aux Etats-Unis, notamment en termes de fusions et acquisitions ou d'émissions de titres. Globalement, en termes de revenus, le grand écart se confirme entre le peloton de tête des banques françaises, BNP Paribas (48 milliards d'euros de produit net bancaire, +4 %) et Crédit Agricole (38 milliards d'euro, +4 %), et les autres, Société Générale (26,8 milliards, +7 %), BPCE (23,4 milliards, +5 %) et Crédit Mutuel Alliance fédérale (16,6 milliards, +3 %).