Néobanque : le challenger BforBank (Crédit Agricole) veut revenir dans la course
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Jean-Bernard Mas, directeur général de BforBank depuis septembre 2022, vise la rentabilité en 2029.
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Jean-Bernard Mas, directeur général de BforBank depuis septembre 2022, vise la rentabilité en 2029.
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BforBank fête sa première bougie. Elle fait pourtant partie des figures historiques du paysage de la banque en ligne en France. Mais lancée en 2009 sur la vague de la banque patrimoniale à distance, à l'instar d'ING Direct, cette filiale du Crédit Agricole n'a jamais réussi à percer.
Le virage vers une banque en ligne plus généraliste opéré à partir de 2014, sans grand moyen marketing, a été un cuisant échec. A tel point que la question de sa fermeture était sur la table. Le groupe en a décidé autrement en 2020 et a finalement choisi de réinvestir massivement et présenter, il y a un an, une nouvelle feuille de route... pratiquement à partir de zéro.
Les ambitions se veulent désormais à la hauteur d'un groupe comme le Crédit Agricole : 3 millions de clients à l'horizon 2030 (et non plus 2028 comme prévu initialement), dont un million à l'international. Avec une rentabilité qui devrait être atteinte en 2029.
Cela peut paraître modeste alors que Boursobank (Société Générale) a revu à la hausse son objectif de conquête à 8 millions de clients en France d'ici 2026, que Hello Bank ! (BNP Paribas) tente de combler son retard et revendique déjà un million de clients (dont plus de 100.000 anciens clients d'Orange Bank) et que la tornade britannique Revolut, pas encore tout à fait une banque (malgré une licence), se félicite d'être l'appli bancaire la plus téléchargée de France.
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Le nouveau directeur général de BforBank, Jean-Bernard Mas, au parcours très « tech » au sein du groupe mutualiste, en est parfaitement conscient. « Quand nous progressons cette année de 50 % par rapport à notre base installée, c'est un effort important », souligne néanmoins le dirigeant. D'autant que la banque en ligne aura changé de A à Z son système d'information, y compris le « core banking » d'ici 2025. Un investissement de 240 millions d'euros, un montant qui témoigne des moyens mis cette fois-ci sur la table.
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