Groupama veut sortir d'Orange Bank, sans rompre ses liens commerciaux
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C'est un divorce sans rupture : Groupama a confirmé, vendredi lors de la présentation de ses résultats annuels, son souhait de céder sa participation résiduelle de 22% dans Orange Bank. La fin programmée de ce partenariat capitalistique ne signifie pas pour autant la fin des activités bancaires de l'assureur mutualiste, ni d'ailleurs une rupture des relations commerciales avec Orange Bank, a tenu à préciser Thierry Martel, directeur général de Groupama.
En 2016, Groupama avait cédé 65% du capital de sa filiale Groupama Banque à Orange afin de créer un nouvel acteur puissant de la banque digitale, grâce notamment à la force de frappe de l'opérateur télécoms. Ce dernier avait mené, avec succès, une diversification dans les services financiers en Afrique (Orange Money). Le partenariat visait à créer une plateforme commune pour le marché français, avec un développement, pour Orange, en Espagne et en Belgique, étant entendu que chacun conservait ses marques commerciales pour leurs réseaux de distribution respectifs.
Autrement dit, l'assureur mutualiste préfère donner les mains libres à Orange pour mener ses opérations de concentration et de développement à l'international (Afrique, Europe de l'Est) plutôt que d'être contraint de s'y opposer en conseil d'administration.
« Il n'y a aucun débat, ni divergence sur la façon dont nous opérons en France et il n'est pas question de rompre nos accords commerciaux », ajoute le dirigeant. Il s'agit donc pour Orange de trouver un partenaire plus global et mieux implanté dans les pays européens que Groupama pour déployer son activité à l'international.
Au total Groupama aura investi 187 millions d'euros au capital d'Orange Bank et l'assureur a cessé de participer aux augmentations de capital à la fin 2019, diluant ainsi sa participation de 35% à 22%.
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Groupama est de fait un groupe de plus en plus recentré sur la France (85% du chiffre d'affaires). La crise du Covid a naturellement grevé son résultat net, divisé par deux à 177 millions d'euros. Et la facture est lourde. Les mesures d'accompagnement et de solidarité représentent 250 millions d'euros et coût technique des sinistres liés au Covid est estimé en France à 225 millions d'euros, avant réassurance.