Les Bourses européennes cloturent en forte chute
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Les marchés mondiaux vacillent sous l’effet des représailles chinoises aux droits de douane imposés par Donald Trump.
Reuters
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Les marchés mondiaux vacillent sous l’effet des représailles chinoises aux droits de douane imposés par Donald Trump.
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👉 Retrouvez le résumé de la journée : Bourses mondiales en chute, course aux droits de douane entre les États-Unis et la Chine... Ce qu'il faut retenir de ce lundi 7 avril
À Wall Street, l'indice élargi S&P 500 reculait de 1,97 % en fin de journée. Deux heures plus tôt, il avait néanmoins grimpé d'environ 5 %, passant de 4 960 points à 5 250 points, en l'espace de huit minutes. Une envolée due à une rumeur selon laquelle Donald Trump envisageait une pause pour ses droits de douane, mais démentie par la Maison-Blanche.
Le Nasdaq, dont la composition est dominée par les entreprises technologiques, cédait 1,73 % et le S&P 500 1,87 %.
👉 Pour en savoir plus : Après une semaine noire, Wall Street s'accorde une (petite) pause
Elles finiront comme elles auront commencé la journée : en forte chute. Malgré la volatilité de la journée, Paris termine à -4,78%, Francfort à -4,13% et Londres perd 4,6%.
À 17h45, l'entreprise, propriété du milliardaire Elon Musk, a perdu plus de 5 % de sa valeur depuis l'ouverture de la Bourse de New-York, comptant ainsi parmi les plus lourdes pertes de la journée, juste derrière Apple dont les actions ont chuté de 6 %.
Après des mois d'escalade et de bougies vertes, le Bitcoin s'est écroulé sous la barre des 75.000 dollars pour la première fois depuis la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine début novembre 2024.
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Peu après 16 heures, heure française, une information de presse non confirmée, informant que Donald Trump pourrait mettre en pause durant 90 jours ses nouveaux tarifs douaniers a apporté un vent d'optimisme sur Wall Street et les bourses européennes. Certains indices se sont même retrouvés dans le vert après des heures - voire des jours - de chute libre. La pause semble avoir été de courte durée, beaucoup d'actions replongeant. La rumeur, soufflée par la chaine CNBC, a très vite été démentie par la Maison Blanche, illustre la sensibilité des marchés aux déclarations issues de l'administration présidentielle.
Après une ouverture à -3 %, Wall Street semble se retourner et de nombreuses actions retrouvent le vert. Ainsi Nvidia se retrouve dans le positif, +0,01 %, à l'image de ASML +1,38 %. Globalement, le Dow Jones évolue à +0,92 %, le Nasdaq +2,31 % et le S&P 500 +1,50 %.
Autant dire qu'il n'y a pas de gagnants, à de très rares exceptions près. Parmi eux, le fabricant israélien de semi-conducteur Tower Semiconductor prend 4 % et les actions de l'agence de voyage indienne Makemytrip prennent un peu plus de 5 %, mais ce sont que des exceptions.
Parmi les grosses valorisations, Apple a perdu un peu plus de 4 %. Le groupe pharmaceutique Elli Lilly - dixième plus grosse capitalisation boursière au monde - chute de 6 %, alors qu'Amazon retient sa chute aux alentours de -0,5 %, tout comme Nvidia.
À l'ouverture de la Bourse de New York, le Dow Jones recule de 3 %, le S&P500 perd 3,2% et le Nasdaq chute de près de 4%.

Après avoir atteint les 6 %, la baisse du CAC 40 a 15 heures ce lundi se relève à - 4 %. Un léger mieux depuis les pertes importantes qui ont eu lieu lorsque la cloche a retenti ce matin pour sonner l'ouverture. Même constat à Francfort ou le Dax plonge de 4,11% après une chute de près de 10%.
L'indicateur de volatilité des prix, Vix, souvent appelé « indice de la peur » à New York, est à son plus haut depuis 2020, lors de la crise du Covid-19, à 49 points. Depuis sa création en 1993, le VIX franchi à de rares reprises la barre des 40 points à la clôture de Wall Street.
Selon les estimations, l'indice Dow Jones est donné en recul de 1,7 %, le S&P 500 abandonnerait 1,9 % et le Nasdaq 100 chuterait de 2,2 %.
Les Bourses européennes, déjà malmenées jeudi et vendredi, subissent un séisme « historique » selon les analystes : l'indice paneuropéen Eurostoxx 600 chute d'environ 5 % à la mi-journée. En quelques jours, plus de 1 500 milliards d'euros de capitalisation boursière sont partis en fumée en Europe. Pour Berlin, le plongeon boursier est un « signal d'alarme » montrant qu'il n'y a « que des perdants » dans une guerre commerciale dont il s'agit « d'éviter » l'escalade.
Les cours du pétrole continuent de plonger lundi, tombant à des niveaux inédits depuis quatre ans et la pandémie de Covid-19. L'or noir se retrouve plombé par les anticipations d'un ralentissement de la croissance mondiale, après les droits de douane de Donald Trump, qui pourrait affecter la demande de brut. Vers 13H30, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, chutait de 2,83 % à 64,19 dollars, après être tombé à 62,51 dollars, au plus bas depuis avril 2021.
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Les secteurs de la défense et de l'aéronautique affichent d'importantes pertes, et comptent parmi les filières aux plus grosses chutes ce lundi, malgré des mois d'optimisme. Ainsi, à la Bourse de Paris Safran perdait 8,8 % à midi et Airbus 8,5 %. Après s'être échangée momentanément à 207 euros, l'action de Thalès est remontée à 228 euros, mais perd tout de même plus de 4 %.
Outre Rhin, Rheinmetall a perdu jusqu'à 27 % mais remonte la pente. À midi, l'entreprise allemande concédait 9 %. En trame de fond de ces pertes pour le secteur se cache la menace d'une interruption des livraisons d'Howmet Aerospace, un important fournisseur de pièces.
À 12h20, la Bourse de Paris poursuit sa dégringolade. Le CAC 40 enregistre une baisse de 4,5 % à 6 947,86 points (-6,19 % à l'ouverture). À Francfort, le Dax, qui rassemble les 40 plus grandes valeurs d'entreprises allemandes tombait de 4,84 % après avoir chuté de plus de 10 % dans la matinée.
La Bourse de Londres cédait 4,24 %, Milan 5,35 % et la Bourse suisse 5 %. La Bourse de Madrid lâchait 5,05 % et Amsterdam 5,21 %.
Considéré comme un actif risqué et volatil, le bitcoin s'écroulait de 8,73 % à 12h14, à 76 866,54 dollars, après être tombé un peu avant sous la barre des 75 000 dollars pour la première fois depuis l'élection de Donald Trump.
Après le choc des annonces douanières, le dollar est dans le rouge ce lundi face à l'euro et au franc suisse, mais en hausse face au yuan. Les investisseurs tentent d'évaluer l'impact des droits de douane sur la croissance et l'inflation. Après s'être effondré jeudi - perdant jusqu'à 2,6 % face à l'euro - et avoir joué au yoyo vendredi, le billet vert reculait de 0,18 % face à l'euro, à 1,0977 dollar lundi, vers 11H15 (à Paris). Face à la livre, plombée par un renforcement des attentes de baisses de taux d'intérêt britanniques, il prenait 0,18 %, à 1,2864 dollar. Mais il tombait de 1,03 % par rapport à la devise helvétique, à 0,8519 franc suisse pour un dollar, et lâchait 0,73 % face à la monnaie japonaise, à 145,86 yens.
Lundi à Wall Street, les contrats à terme sur les principaux indices suggèrent une ouverture en baisse de 3,5 % pour le Dow Jones, de 3,72 % pour le Standard & Poor's 500 et de 4,06 % pour le Nasdaq. Parmi les valeurs à suivre entre autres : Meta qui prévoit de dépenser près d'un milliard de dollars pour mettre en place un projet de centre de données dans le centre du Wisconsin ; Walmart qui a démenti vendredi une information d'ABC News selon laquelle il envisagerait de se joindre à un groupe d'investisseurs pour racheter l'application TikTok ; Intel et TSMC qui ont récemment discuté d'un accord préliminaire en vue de former une coentreprise pour exploiter les usines du fabricant américain de puces.
Plusieurs krachs ont ébranlé les marchés financiers au 20e et 21e siècle. Le dernier en date : celui du 12 mars 2020, au lendemain de la déclaration officielle par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de la pandémie de Covid-19, les Bourses connaissent un jeudi noir.
- En 2008, les conséquences de la crise des « subprimes » (crédits hypothécaires à risque) aux États-Unis se propagent aux marchés financiers mondiaux. De janvier à octobre, les principaux indices boursiers chutent de 30 % à 50 % avec des pertes accentuées lors de plusieurs séances en octobre.
- En 2000, la bulle spéculative autour des valeurs boursières liées à Internet et aux nouvelles technologies se dégonfle. Après un record à 5 048,62 points le 10 mars, l'indice Nasdaq, qui concentre les valeurs de l'internet et technologiques, recule de 27 % durant les deux premières semaines d'avril et de 39,3 % sur un an.
- En 1987, le lundi 19 octobre, à la suite d'un déficit commercial important et d'un relèvement des taux directeurs de la Bundesbank, le Dow Jones perd 22,6 % en une journée à Wall Street. Les autres places boursières chutent également.
- En 1929, le jeudi 24 octobre, surnommé « jeudi noir », l'indice Dow Jones perd plus de 22 % en début de séance mais limite sa baisse à 2,1 % en clôture. Il replonge de 13 % le 28 octobre et de 12 % le 29. Cette crise marque le début de la Grande Dépression aux États-Unis et d'une crise économique mondiale.
La Bourse de Taïwan a clôturé en baisse de 9,7 %. C'est sa plus forte chute jamais enregistrée. Le Taiex, l'indice pondéré de la Bourse de Taïwan, a perdu 2 065,87 points à 19 232,35 points, du jamais vu depuis sa création en 1967.
Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank sollicitée par l'AFP, qualifie d'« historique » cette vente massive (quand le marché subit une baisse significative de sa valeur globale, NDLR), « la plus forte depuis la pandémie et la crise financière mondiale pour les économies occidentales, la plus importante des 16 dernières années pour les marchés asiatiques ». « La panique s'empare des actions sans exception », notent les analystes de Saxo Banque. « Les marchés subissent actuellement l'une de leurs pires turbulences, conséquence de l'escalade de la guerre commerciale entre les plus grandes puissances économiques. »
Pour en savoir plus : Bourse : jusqu'où peut encore baisser le CAC 40?
Vers 10h40, la Bourse de Paris continuait de dévisser de 5,86 % à 6 848,48 points. Elle a déjà chuté de plus de 6 % dans la matinée. À Francfort, le Dax, qui rassemble les 40 plus grandes valeurs d'entreprises allemandes, dévissait de 5,61 %, peu après avoir brièvement dégringolé de plus de 10 %. Le Dax comme le CAC s'acheminent vers leur pire séance depuis mars 2020, au début de la pandémie mondiale de Covid-19. La Bourse de Londres perdait quant à elle 4,74 %, Milan 5,94 % et la Bourse suisse 5,88 %. La Bourse de Madrid lâchait 5,55 % et Amsterdam 5,65 %.
La Bourse de Hong Kong clôture en baisse de 13,22 %, une chute record depuis 1997. Les entreprises de tous les secteurs ont été touchées, le géant de la technologie Alibaba chutant de 18 % et son rival JD.com perdant 15,5 %, tandis que les promoteurs immobiliers chinois ont perdu jusqu'à 15 %. L'opérateur de marchés Hong Kong Exchange and Clearing a également subi une perte de plus de 14 %.
Les banques françaises sont aussi touchées par le chaos sur les marchés boursiers. À 10h25, Crédit agricole perdait 5,27 %, Société générale 6,41 % et BNP Paribas 5,42 %.
Les valeurs européennes du secteur du luxe ont perdu entre 6 et 10 % ce lundi matin, fortement touchées par la guerre commerciale et l'inflexibilité de Donald Trump sur les droits de douane. À 10 heures, LVMH perdait 6,78 %, Kering lâchait 10,14 % et Hermès reculait de 7,13 %.
Le principal fonds d'État chinois, Central Huijin Investment, dit lundi vouloir contribuer à un « fonctionnement stable » des marchés. Dans un communiqué, ce fonds a indiqué avoir « de nouveau augmenté ses avoirs en valeurs boursières » et qu'il « continuera d'augmenter ses avoirs à l'avenir afin de maintenir résolument un fonctionnement stable du marché des capitaux ».
L'indice Dax s'effondre de 10 % à la Bourse de Francfort lundi peu après l'ouverture. Retombant à un plus bas provisoire de 18 489,91 points vers 09h05, l'indice, qui rassemble les 40 plus grandes valeurs d'entreprises allemandes perdait plus de 2 000 points par rapport à vendredi, poursuivant une séquence de forte baisse. Le Dax affiche désormais un bilan négatif sur l'année.
Les Bourses européennes ouvrent en chute libre ce lundi, dans le sillage des marchés asiatiques. Dans les premiers échanges, la Bourse de Francfort dévissait de 7,86 % après avoir brièvement chuté de plus de 10 %. La Bourse de Paris dégringolait de 6,19 %, Londres de 5,83 %, Milan de 2,32 % et la Bourse suisse de 6,82 %.
Les marchés d'Asie-Pacifique ont ouvert la semaine dans un climat de panique et les Bourses occidentales menacent de suivre. La Bourse de Tokyo a ainsi clôturé lundi matin sur un plongeon de presque 8 %, tandis que celle de Séoul terminait la séance en repli de 5,6 %. Dans le détail, à Tokyo, l'indice vedette Nikkei a clôturé en chute de 7,82 % à 31 136,58 points et l'indice élargi Topix a perdu 7,79 % à 2 288,66 points. À Séoul, l'indice Kospi a fini en baisse de 5,57 %. Un peu plus tôt, Sydney avait clôturé en repli de 4,2 %. Hong Kong continuait de dévisser vers 08H30 (heure de Paris), lâchant quelque 13 %.
Le pétrole est aussi largement affecté par la guerre commerciale du président américain. Le baril de pétrole West Texas Intermediate (WTI), principale variété américaine, pour livraison en mai, échéance de référence, lâchait ce lundi à 5 heures (heure de Paris) 2,40 % à 60,49 dollars. Il est descendu dimanche sous 60 dollars, pour la première fois depuis avril 2021. L'or noir américain a perdu plus de 16 % depuis mercredi. Le baril de Brent de la mer du Nord cédait, lui, 2,47 % à 63,96 dollars.
Les contrats à terme sur les principaux indices de la Bourse de New York s'affichaient également en nette baisse, dimanche, laissant présager d'une nouvelle chute, lundi, de Wall Street, toujours secouée par la vague de droits de douane annoncée par Donald Trump. Ainsi, peu après la reprise de cotation de ces contrats, à minuit heure de Paris, celui portant sur le Dow Jones reculait de 3,56 %, tandis que celui de l'indice élargi S&P 500 flanchait de 3,85 %.
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Donald Trump a relativisé dimanche la panique boursière provoquée par ses nouveaux droits de douane : « Il faut parfois prendre un traitement pour se soigner », a déclaré le président des États-Unis à des journalistes à bord de l'avion présidentiel Air Force One. Il a assuré que son pays était « beaucoup plus fort » depuis l'annonce de ces mesures. « Je veux résoudre le déficit que nous avons avec la Chine, avec l'Union européenne et d'autres pays », a-t-il justifié.
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