Pétrole : les prix à la pompe vont baisser cette semaine

Vers 9h20 ce matin, le prix du baril de Brent de la mer du Nord dévissait en effet de 4,48 % à 62,64 dollars.
Reuters

Vers 9h20 ce matin, le prix du baril de Brent de la mer du Nord dévissait en effet de 4,48 % à 62,64 dollars.
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La salve des droits de douane de Donald Trump va profiter au porte-monnaie des automobilistes français. Et ce, « dès cette semaine », confirme Olivier Gantois, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip). La raison est évidente : la baisse « soudaine et exceptionnelle » du prix du baril de pétrole sur les marchés depuis jeudi dernier.
Vers 9 h 20 (heure de Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord dévissait en effet de 4,48 % à 62,64 dollars. Son équivalent américain, le WTI, lâchait 4,59 % à 59,14 dollars. Ce passage en dessous de 60 dollars est une première depuis avril 2021, alors que le monde se remettait à peine de la crise du Covid. « En sachant qu'avant l'annonce des droits de douane américains, le baril était aux alentours de 74 dollars. Une baisse comme cela, en deux jours seulement, est très exceptionnelle », souligne Olivier Gantois.
La baisse devrait donc se voir assez rapidement dans les prix affichés dans les stations-service. Selon l'expert, les prix des principaux carburants devraient diminuer de « 2 à 3 centimes d'euros ». Notamment le Diesel, carburant encore utilisé par 50,7 % des voitures en France, dont le prix moyen passerait de 1,63 centime d'euros le litre, à 1,60. Le Sans Plomp 95 E10, autre carburant très utilisé, verrait son prix moyen passer de 1,71 centime d'euros le litre, à 1,68.
« Désormais, il y a une réactivité des distributeurs de carburants au prix du baril. C'est la raison pour laquelle l'effet sur le prix payé par consommateur est assez vite visible », comment le président de l'Ufip. Mais il rappelle que le poids des taxes de l'État sur le carburant reste invariable. « Cela compte pour un peu plus de 50 % du prix des carburants », précise-t-il. Pour rappel, les deux taxes de l'État sur le carburant sont : la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), et la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE).
La tendance à la baisse est d'autant plus significative que les pays membres de l'Opep+ ont annoncé en décembre dernier une augmentation de la production de barils, afin d'anticiper une demande en augmentation en 2025, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
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Cette décision a d'ailleurs surpris les marchés, l'organisation ayant jusque-là plutôt réduit sa production afin de stabiliser le prix du baril autour de 70 euros. Ainsi, d'ici le mois de mai, la production des pays de l'Opep+, parmi lesquelles on trouve l'Arabie saoudite, deuxième producteur de pétrole au monde, devrait atteindre 1,23 million de barils par jour. 411 000 barils supplémentaires vont donc être mis sur marché.
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Fort de cette conjoncture, les sites de productions d'hydrocarbures vont-ils être impactés négativement ? « Avec un baril à 63 euros, je ne pense pas que les équilibres économiques des activités pétrolières seront bouleversés. Peut-être à la marge, mais ce ne sera pas significatif à mon avis », répond Olivier Gantois.