Assurance vie : Swiss Life avance à contre-courant du marché

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Swiss Life a communiqué mercredi ses résultats 2011. En assurance vie, son positionnement stratégique sur la clientèle patrimoniale et sur les supports en unités de compte lui a permis de limiter la casse.

"Nous avons un rapport de un à deux par rapport au marché", déclare Eric Le Baron, directeur général de Swiss Life assurance et patrimoine, lors de la présentation des résultats. "Notre chiffre d'affaires en unités de compte est le double du marché et notre collecte nette baisse moitié moins que le marché", poursuit-il.
Au final, Swiss Life France a réalisé une collecte nette (versements moins retraits) de 480 millions d'euros, en baisse de 44% par rapport à 2010 (contre -85% pour le marché). Les contrats en unités de compte représentent près de 30% du chiffre d'affaires de la compagnie en assurance vie (contre 13% pour le marché), part qui a augmenté de 7 points en un an.
Sa collecte brute (versements seuls) ressort quant à elle en diminution de 16% à près de 2 milliards d'euros (contre 14% pour le marché).

Un rendement différencié selon la prise de risque
Pour attirer ses clients sur les unités de compte, la compagnie mise notamment sur une politique de participation aux bénéfices différenciée selon la prise de risque. Ainsi le taux de rendement des contrats varie de 3.01% pour un investissement en unités de compte inférieur à 20%, à 3.81% pour un investissement supérieur à 60%.
A cela s'ajoute une prime aux contrats les plus importants : une majoration du rendement est prévue pour les contrats dont l'encours dépasse les 250 000 euros. "Ce n'est pas un gadget, puisque cela représente 35% de nos encours", précise Eric Le Baron.

Un effet de base négatif pour le début de l'année 2012
Alors que le marché enregistre à fin janvier son sixième mois consécutif de décollecte (retraits supérieurs aux versements), Swiss Life France n'est pas très optimiste pour l'année en cours : "je ne vois les choses se redresser de manière significative en 2012. En plus, nous étions en forte croissance sur le premier trimestre 2011, donc nous allons pâtir d'un effet de comparaison défavorable sur le début de l'année", ajoute Eric Le Baron.
Par ailleurs, le président du groupe Swiss Life, Charles Relecom, a appelé les candidats à la présidentielle à la raison en ce qui concerne les changements de fiscalité de l'assurance vie.

Des produits de risques en progression
Le résultat opérationnel de la compagnie ressort à 100 millions d'euros en 2011, contre 117 millions d'euros en 2010. Et n'est pas le fait de son seul positionnement atypique sur l'assurance vie. Ses affaires sur les produits dits de risques (santé prévoyance, assurance de dommages) y ont également contribué.
Le chiffre d'affaires en santé et prévoyance est en hausse de 8% et celui de l'assurance dommages de 6%. Là encore, ces progressions sont supérieures au marché. La compagnie a en particulier relancé son activité de prévoyance depuis environ 8 mois, ce qui a conduit à une production d'affaires nouvelles en hausse de 40% en 2011.

Une augmentation des points de vente
Au global, les réseaux propriétaires (agents généraux et salariés) ont contribué pour 35% au chiffre d'affaires de la compagnie, les courtiers et conseillers en gestion de patrimoine pour 46%, les partenariats pour 17% et Internet pour 2%. L'assureur compte augmenter le nombre d'agents salariés (de 350 collaborateurs à 400 à moyen terme) et le nombre d'agences (de 410 à 500 d'ici à 4 ans).
Swiss Life France représente un peu moins de 30% du chiffre d'affaires du groupe et plus de la moitié de la valeur de ses affaires nouvelles.
 

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