EXCLUSIF. Le fondateur d'Indexia, star déchue de l’assurance condamnée pour avoir escroqué des milliers de clients via des prélèvements bancaires abusifs, participe toujours aux compétitions internationales de jumping avec son propre cheval de course.
[Article publié le 12 mai 2025 - mis à jour le 13 mai 2025 avec les informations suivantes : Sadri Fegaier a monté trois de ses chevaux (et non pas un seul) du 17 avril au 24 avril, lors de diverses courses au CSI Mediterranean Equestrian Spring Tour, à Oliva, Valence, en Espagne]
Vivre sa vie comme un saut d'obstacles. Telle semble être la philosophie de Sadri Fegaier, ancien milliardaire et passionné de concours hippique. Condamné en décembre à deux ans de prison, dont 16 mois ferme, à 300 000 euros d'amende et à la saisie de plusieurs de ses propriétés, l'ancien tycoon a concouru, du 17 au 27 avril dernier, à onze compétitions de saut d'obstacles lors du "Mediterranean Equestrian Spring Tour", à Valence, en Espagne - comme le révèle le listing détaillé des compétitions de Sadri Fegaier sur le site de la Fédération Equestre Internationale.
Le cavalier s'est livré à ces épreuves au dos de ses trois chevaux de saut d'obstacles, Garezzo, Chanti's Champion, et Cleo Z - comme l'indique notamment cette photo professionnelle prise le 18 avril, avec Cleo Z.
La nouvelle, partiellement rapportée par le média spécialisé "Info Jumping" sur Instagram, a circulé sur les groupes Facebook de victimes d'Indexia (ex-SFAM), la société d'assurance de téléphonie mobile de l'ex-courtier, qui a escroqué des milliers de clients par prélèvements abusifs.
Retour sur les faits. Sadri Fegaier a fait appel à la condamnation du tribunal correctionnel de Paris, en décembre, qui lui a attribué donc la peine de 2 ans de prison, dont 16 mois ferme, et à 300 000 euros d'amende. « Dans la mesure où la condamnation n'a pas été assortie d'exécution provisoire ou de mandat de dépôt, Sadri Fegaier est libre comme l'air en attendant l'arrêt de la Cour d'appel, dont la date des plaidoiries n'a pas encore été fixée », souligne Me Emma Leoty, qui a orchestré la défense de plus de 700 consommateurs injustement prélevés sur leurs comptes bancaires. « L'amende n'a pas à être payée, et la peine de prison n'est pas exécutée. » Cette mesure est assez classique dans les affaires de ce type.
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