Avec 255 campagnes menées l'an dernier, l'activisme actionnarial impose sa loi
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Le fonds activiste Elliott a réussi à remplacer l'an dernier le PDG de Starbucks.
Reuters
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Le fonds activiste Elliott a réussi à remplacer l'an dernier le PDG de Starbucks.
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2024 s'annonce comme une année record pour l'activisme actionnarial. Les activistes, ces actionnaires minoritaires qui tentent d'influer sur la stratégie ou la gouvernance des sociétés cotées, n'ont jamais mené autant de campagnes l'an dernier, selon un rapport de la banque Lazard. La banque d'affaires a recensé 255 campagnes, soit trois de plus qu'en 2023, qui avait été déjà une année record.
Mais après un premier semestre sur les chapeaux de roues, le nombre de campagne a singulièrement chuté au quatrième trimestre. « Ce ralentissement s'explique notamment par le fait que chacun des marchés a connu différentes formes d'incertitude. Aux États-Unis, en Europe (France et Allemagne en particulier) et dans la région APAC (Corée du Sud en particulier), le degré d'incertitude politique était élevé, ce qui a entraîné la volatilité du marché. Ce type d'imprévisibilité est difficile à gérer pour les investisseurs, y compris les activistes », explique Christopher Couvelier, responsable de l'activité européenne de conseil aux actionnaires chez Lazard. Toutefois, l'activité en fin d'année, bien qu'inférieure à celle de 2022 et 2023 reste supérieure à la moyenne des cinq dernières années. Et en Amérique du Nord, le quatrième trimestre est resté le plus actif de l'année.
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En 2024, 184 investisseurs ont lancé des campagnes, soit le plus grand nombre jamais enregistré. Et, fait marquant, parmi ceux-ci, les « nouveaux « activistes » ont représenté près du tiers des campagnes. Ce qui témoigne de la vitalité de cette forme « agressive » d'investissement. Il ne faut pas en effet confondre ces activistes, dont l'objectif premier est de maximiser au plus vite leur investissement, avec les « activistes militants », qui se saisissent habituellement des assemblées générales des entreprises cotées pour contester les stratégies climatiques.