Financement participatif: Ulule rachète son rival KissKissBankBank
latribune.fr

La plateforme Ulule est bénéficiaire depuis 2020, selon son DG Arnaud Burgot, mais KissKissBankBank n'a pas encore atteint la rentabilité.
DR
latribune.fr

La plateforme Ulule est bénéficiaire depuis 2020, selon son DG Arnaud Burgot, mais KissKissBankBank n'a pas encore atteint la rentabilité.
DR
Désormais, les deux pionniers du financement participatif en France ne feront qu'un. Ulule a en effet annoncé ce lundi l'acquisition de son concurrent KissKissBankBank, filiale de la Banque postale (LBP), pour un montant non dévoilé. À noter : les deux entités continueront à exister, mais bénéficieront d'une infrastructure technologique commune.
« Nous faisons le même métier de base, mais nous avons développé d'autres services comme un organisme de formation et un canal de distribution, pour Ulule », et « KissKissBankBank propose un accompagnement premium », a expliqué à l'AFP Arnaud Burgot, directeur général d'Ulule, fondé en 2010.
Ulule et KissKissBankBank « ont depuis 15 ans permis à 80.000 projets entrepreneuriaux, solidaires, créatifs et culturels de voir le jour sur leurs plateformes. Elles représentent ensemble une communauté de 9 millions de personnes et plus de 480 millions d'euros collectés ».
Dans le détail, 48.000 projets ont été accompagnés. Avec plus de 311 millions d'euros collectés par Ulule, et plus de 29.000 projets et 177 millions d'euros collectés sur KissKissBankBank.com. En outre, Ulule a indiqué qu'il annoncera d'autres idées de développement de sa plateforme pour le premier trimestre 2025.
KissKissBankBank.com avait été lancé en 2009 avant de devenir une filiale de la Banque postale en 2017. Ulule est bénéficiaire depuis 2020, a indiqué Arnaud Burgot, mais KissKissBankBank n'a pas atteint la rentabilité. Début novembre, Lendosphere, filiale du Groupe 123 IM, avait annoncé le rachat à 100% de Lendopolis, filiale du pôle de financement participatif et solidaire KissKissBankBank & Co détenu par la Banque Postale.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Si elles unissent leurs forces, les deux plateformes devront faire face à un marché qui a marqué le pas en 2023. Une première depuis 2014, date du premier cadre réglementaire pour le financement participatif en France. C'est ce le constat dressé par le dernier baromètre sur le sujet, publié en février par l'association Financement Participatif France (FPF) et le cabinet de conseil financier Mazars.
L'année passée, la baisse globale du secteur a donc atteint -11,3 %, pour un total de 2,089 milliards d'euros de fonds collectés. En comparaison, 2022 avait vu la collecte atteindre le record de 2,3 milliards d'euros.
Qu'est-ce qui explique ce premier recul en dix ans ? Le fautif n'est autre que le secteur immobilier, qui aujourd'hui, tire environ deux tiers des transactions de crowdfunding dans l'Hexagone. En 2023, la collecte dans ce secteur (qui se fait essentiellement en prêt obligataire) est en net repli (-28 %), totalisant 1,161 milliard d'euros collectés (un niveau similaire à 2021), contre 1,607 milliard d'euros en 2022.
À lire également
Ceci étant dit, cette tendance baissière n'éclipse pas la bonne dynamique du financement participatif global dans l'Hexagone, selon cette dernière étude, qui a interrogé 150 plateformes du secteur. Depuis 2015, le volume des fonds récoltés a en effet été multiplié par 12, cumulant plus de 9 milliards d'euros, tout modèle transactionnel confondu (don, prêt, investissement).
(Avec AFP)
latribune.fr
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État monte au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise