L'incubateur public régional Quest for Change a conclu un partenariat avec la plateforme toulousaine de financement participatif Wiseed. Objectif : accompagner les startups jusqu'à la construction de leur première usine dans le Grand Est. Une centaine de projets sont en jeu.L'incubateur Quest for Change veut innover dans le financement des startups industrielles. Pour compléter l'offre de financements publics et privés proposés aux jeunes pousses, ce réseau présent à Strasbourg, Mulhouse, Metz, Epinal, Reims et Charleville-Mézières s'est associé avec la fintech toulousaine Wiseed. Ensemble, les deux opérateurs espèrent attirer dans le Grand Est de nouvelles opportunités d'investissement. Le partenariat a été présenté le 28 mai, à Strasbourg, à la communauté locale des business angels et des entrepreneurs.
Accélérer l'instruction des dossiers
« Nous voulons structurer la communauté des business angels en utilisant un outil numérique. Ils pourront accéder à des deals que nous préparons, et continuer d'accompagner les entreprises après l'investissement. Nous ciblons des entreprises dont la maturité se situe entre 18 mois et 24 mois avant l'industrialisation. Les réseaux de business angels ont des délais d'instruction de plus de six mois. Chez nous, c'est fait en quinze jours », résume Stéphane Chauffriat, directeur de Quest for Change. Cet incubateur public, association sans but lucratif, accompagne 270 entreprises dans le Grand Est, dont une centaine de startups industrielles.
«Il y a dans notre région et partout en France des business angels qui pratiquent leurs investissements de manière sauvage. Wiseed apporte une brique réglementaire et technologique et un cadre de réassurance qui leur permettra d'investir en confiance. Nous interviendrons dorénavant sous mandat d'agent lié de prestataire de services d'investissements», annonce Stéphane Chauffriat.
Un marché figé
« Le marché du financement des startups est compliqué, totalement figé depuis un an », observe Mathilde Iclanzan, directrice générale de Wiseed. « Le Grand Est est une région dynamique, mais pas dogmatique, où les startups industrielles ont toutes leurs chances. Depuis quinze ans, notre plate-forme de financement a permis à des particuliers d'investir près de 500 millions d'euros dans les entreprises », rappelle la dirigeante, dont l'activité sera désormais en partie fléchée vers Semia et ses « pépites » régionales.