IA : Nvidia échoue à rassurer ses investisseurs face à la menace DeepSeek

Maxime Heuze
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Jensen Huang a pourtant profité de sa conférence pour tenter de rassurer les investisseurs.
Nvidia

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Jensen Huang a pourtant profité de sa conférence pour tenter de rassurer les investisseurs.
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Les investisseurs restent dubitatifs. Après avoir perdu 3,4 % dans la journée de mardi - et 17 % depuis le début de l'année - l'action de Nvidia remontait difficilement de 0,98 % à 116,56 dollars à l'ouverture de la Bourse américaine, à 15 h 45 (heure de Paris).
Un timide retour des investisseurs, au lendemain de la conférence annuelle du groupe où son PDG Jensen Huang a présenté ses puces Blackwell Ultra et la Vera Rubin qui sera commercialisée en 2026. Le patron du géant des puces utilisées pour le développement de l'intelligence artificielle a pourtant profité de cet événement pour tenter de rassurer les investisseurs.
« Le monde entier s'est trompé, a-t-il affirmé. La demande en puissance de calcul résiste et entre même dans une phase d'hypercroissance. » Une réponse à la crainte de ses actionnaires qui voient avec inquiétude l'émergence d'intelligences artificielles peu gourmandes en matériel.
Mais si le géant américain a affiché des performances mirobolantes avec un doublement de son chiffre d'affaires en 2024 et un bénéfice net en hausse de 145 %, à 72,9 milliards de dollars, cela n'a pas empêché les actionnaires de massivement vendre le titre après l'annonce d'une IA très économe en puces par le chinois DeepSeek en janvier.
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Et pour cause. Jusqu'à aujourd'hui, les développeurs de robots conversationnels ont eu besoin de puces de très haute technologie que seul Nvidia est capable de fournir. « La vraie menace c'est que les géants de l'IA, les "hyperscalers" américains se rendent compte qu'ils peuvent acheter des puces beaucoup moins coûteuses. Cela réduirait drastiquement les ventes de Nvidia », explique à La Tribune Antoine Fraysse-Soulier, analyste chez eToro.
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