La BCE reste l’arme au pied pour de nouvelles baisses de taux
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La présidente de la BCE ferme un cycle monétaire et doit préparer la prochaine étape monétaire.
Reuters
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La présidente de la BCE ferme un cycle monétaire et doit préparer la prochaine étape monétaire.
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[Article mis à jour à 16h45]
Comme prévu, la Banque centrale européenne a maintenu ses taux directeurs inchangés ce jeudi 24 juillet, conformément à la pause dans le cycle de baisse annoncée le mois dernier par la présidente Christine Lagarde. Le statu quo s'impose de plus belle alors que l'Union européenne est toujours plongée dans l'incertitude sur les droits douane américains qui lui seront appliqués en principe à partir du 1er août.
Comme souvent, ce sont les commentaires qui retiennent l'attention ce jeudi, plus que la décision elle-même sur les taux directeurs. Mais la présidente de la BCE Christine Lagarde s'est mise en mode pause d'été et a évité toute annonce. Le mois dernier, la présidente avait surpris les marchés avec un ton plus hawkish (faucon) qu'attendu, en annonçant la fin du cycle monétaire ouvert depuis la crise sanitaire en 2020. Et depuis trois ans, la BCE s'est surtout attaquée au choc inflationniste créé par la réouverture du monde post-Covid et cette bataille est, selon la BCE, gagnée, sans avoir provoqué de récession.
De fait, l'inflation tangente vers les 2 % et les taux directeurs de la BCE ont été ramenés dans une fourchette 1,75 % et 2,25 % (200 points de base de baisse en un an), soit dans la zone du taux neutre, celui considéré comme ni restrictif, ni stimulant pour l'économie.
Aujourd'hui, il s'agit pour la BCE de définir la prochaine étape, dans un monde profondément bouleversé par la fin de la « mondialisation heureuse » et l'agressivité commerciale des États-Unis. Mais il faudra sans doute attendre la rentrée pour connaître ce nouveau récit.
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La BCE doit de toute façon connaître le dénouement des négociations commerciales entre l'Europe et les Etats-Unis pour mesurer le choc de croissance lié aux tarifs. Le scénario est encore incertain. Christine Lagarde a souligné qu'il est « très difficile d'évaluer pour l'instant » l'impact de ces mouvements douaniers sur l'inflation, rendant « impossible » de prédire à l'avance le cap monétaire de la BCE.
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