La Fed n’est toujours pas pressée de baisser ses taux directeurs
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Malgré les menaces, le président de la Fed, Jerome Powell, devrait terminer son mandat jusq'à la mi- 2026.
Craig Hudson
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Malgré les menaces, le président de la Fed, Jerome Powell, devrait terminer son mandat jusq'à la mi- 2026.
Craig Hudson
Quand c'est non, c'est non. Le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, devrait à nouveau s'opposer ce mercredi 7 mai aux pressions insistantes de l'administration Trump pour baisser les taux directeurs. Selon le consensus des économistes, deux conditions à une éventuelle baisse des taux ne sont pas (encore) réunies : une inflation sous-jacente sur la cible des 2 % et une dégradation du marché de l'emploi.
Le rythme d'inflation ne s'est pas réellement infléchi et l'inflation sous-jacente atteint 2,6 % en février, même si le président américain affirme avoir résolu le problème. Et le dernier rapport sur l'emploi, qui montre des créations d'emploi stables en avril, laisse peu de marge de manœuvre à la Fed pour relancer la baisse de ses taux, inchangés depuis novembre dernier, sur une fourchette cible entre 4,25 % et 4,5 %.
Il est également peu probable que le président de la Fed donne la moindre indication sur le calendrier d'une éventuelle baisse. Pour une raison simple : la Fed, comme d'ailleurs le marché (et le monde entier), est incapable de mesurer l'impact de la guerre commerciale, compte tenu des volte-face permanentes de l'administration présidentielle.
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La surenchère sur les droits de douane pourrait à la fois entrainer une hausse des prix, une dégradation du marché de l'emploi et même une récession aux Etats-Unis, voire une stagflation. Sauf que rien ne l'indique pour l'instant la lecture des « hard data », les statistiques macroéconomiques officielles qui dénotent toujours une certaine résilience de l'économie américaine.