Pas de décision d'extradition pour l'ex-patron de FTX qui retourne dormir en prison

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L'ex-dirigeant de FTX, Sam Bankman-Fried, a été arrêté aux Bahamas le 12 décembre dernier.
Reuters

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L'ex-dirigeant de FTX, Sam Bankman-Fried, a été arrêté aux Bahamas le 12 décembre dernier.
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La descente aux enfers continue pour Sam Bankman-Fried. L'ex-patron de la plateforme d'échange de cryptomonnaies FTX est retourné, lundi, en détention. Il espérait une éventuelle extradition vers les Etats-Unis mais celle-ci n'est, pour l'instant, pas à l'ordre du jour au Bahamas où il est incarcéré, ont indiqué les médias locaux.
C'est la conclusion de sa courte apparition devant un magistrat de Nassau. L'homme, surnommé « SBF » était arrivé lundi matin au tribunal peu après 10H00 (heure locale) à bord d'un fourgon noir des services pénitentiaires, et vêtu d'une chemise blanche et d'une veste de costume sombre, selon un photographe de l'AFP. Il a finalement regagné sa cellule peu après. L'un de ses avocats a même indiqué au média local Eye Witness News n'avoir pas été mis au courant de cette audition, et jugeait ce rendez-vous « prématuré ».
Arrêté le 12 décembre, l'ex-dirigeant avait finalement décidé de ne pas s'opposer à son extradition vers les Etats-Unis, contrairement à ce qu'il avait envisagé initialement. Pourtant, la justice américaine entend bien le juger pour huit chefs d'inculpation, dont fraude par voie électronique, blanchiment d'argent et violation des lois électorales.
Jadis étoile montante des cryptos, à la tête d'une entreprise valorisée 32 milliards de dollars en début d'année, SBF a été inculpé pour avoir escroqué les clients et les investisseurs qui avaient placé leur argent dans ses sociétés FTX et Alameda. Plus précisément, il est accusé d'avoir, dès les débuts de FTX en 2019, utilisé l'argent déposé par les clients souhaitant spéculer sur les cryptomonnaies pour financer l'activité -- et les paris risqués -- de sa société de courtage et d'investissement Alameda. Plusieurs milliards de dollars apportés par des clients de FTX restent, d'ailleurs, à ce jour introuvables.
Il lui est aussi reproché d'avoir menti aux financiers ayant prêté de l'argent à Alameda et aux investisseurs de FTX, sur la santé financière réelle de l'entreprise. Il a enfin utilisé de l'argent « volé » à ses clients pour verser des dizaines de millions de dollars à des responsables politiques, démocrates comme républicains, et ainsi tenté « d'acheter de l'influence » à Washington, selon le procureur fédéral de New York, Damian Williams.
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Les régulateurs des marchés financiers ont déposé en parallèle des plaintes au civil. Le gendarme boursier lui reproche, lui, d'avoir menti aux investisseurs sur les liens entre ses deux compagnies et d'avoir utilisé l'argent de ses clients pour faire « des investissements risqués, des achats immobiliers somptueux et des dons politiques importants ». Quant à l'agence en charge des produits dérivés (CFTC), elle l'accuse pour sa part de fraude et de fausses déclarations.
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Dans la foulée de ces accusations, d'abord révélées dans la presse, de nombreux clients de FTX se sont précipités pour vendre leurs actifs stockés sur la plateforme sans que cette dernière ne soit en mesure de répondre à cet afflux de demande. Elle s'est donc déclarée en faillite et l'avocat John J. Ray III en a pris la tête. Fin novembre, elle devait environ 3,1 milliards de dollars à ses cinquante plus gros créanciers et la liste pourrait s'allonger en fonction de ce qu'il ressortira de la revue stratégique des actifs du groupe et de ses filiales par le nouveau patron.
(Avec AFP)
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