Record absolu à la Bourse de Londres
latribune.fr

Le marché londonien a profité ces derniers jours d'une diminution des rendements des obligations d'État britanniques.
Reuters/Neil Hall
latribune.fr

Le marché londonien a profité ces derniers jours d'une diminution des rendements des obligations d'État britanniques.
Reuters/Neil Hall
La Bourse de Londres a atteint un nouveau record absolu ce vendredi 17 janvier. Porté par un regain d'optimisme pour l'économie mondiale, son principal indice, le FTSE 100, progressait de 0,97% à 8 473,05 points vers 10h05 (11h05 à Paris), au-dessus de son précédent record en séance établi en mai 2024. Il a battu plusieurs fois ce record ce matin et est monté jusqu'à 8.480,57 points.
L'indice boursier vedette britannique profite de « la stabilité » des entreprises qui le composent, combinée à l'actuelle faiblesse de la livre qui « rend les bénéfices (des entreprises, NDLR) réalisés à l'étranger plus intéressants » pour les investisseurs, explique Richard Hunter, analyste d'Interactive Investor.
Le marché londonien a aussi profité ces derniers jours d'une diminution des rendements des obligations d'État britanniques, à la suite d'une baisse surprise de l'inflation en décembre au Royaume-Uni, après qu'une hausse des coûts d'emprunt de l'État la semaine dernière a fait chuter la livre.
La monnaie britannique reculait encore de 0,35% à 1,2195 dollars vers 10h20 GMT (11h20 à Paris) ce matin, après un léger rebond de la croissance britannique en deçà des attentes. Le produit intérieur brut (PIB) du Royaume-Uni a progressé de 0,1% en novembre, après une baisse de même ampleur le mois précédent, là où le consensus des analystes interrogés par Bloomberg tablait sur une hausse de 0,2%.
Les autres Bourses européennes ont elles aussi ouvert en hausse vendredi, tournées vers les États-Unis à l'approche de l'investiture de Donald Trump et au lendemain de commentaires jugés optimistes d'un gouverneur de la banque centrale américaine (Fed) sur la politique monétaire de l'institution. Dans les premiers échanges, Paris gagnait 0,61%, Francfort prenait 0,32% et Milan 0,41%.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Les commentaires jeudi d'un des gouverneurs de la banque centrale américaine, Christopher Waller, continuent de retenir l'attention du marché. « Christopher Waller s'est montré ouvert à une baisse des taux dès le mois de mars et a également déclaré que trois ou quatre baisses étaient possibles cette année si les données économiques le permettaient », a écrit Jim Reid, économiste de Deutsche Bank, dans une note. Après ces déclarations, « les investisseurs ont rapidement revu à la hausse leurs prévisions de baisse des taux de la Fed cette année : la probabilité d'une réduction d'ici la réunion de mai est par exemple passée à 56% », a-t-il poursuivi.
En Asie, dans un climat d'attentisme avant le retour de Trump à la Maison Blanche, les investisseurs se sont tournés vers la publication de la croissance chinoise au cours de la nuit. Le PIB de la deuxième puissance économique a progressé de 5,0% en 2024, conforme à l'objectif que s'était fixé Pékin, après une augmentation de 5,2% en 2023.
À lire également
Toutefois, la consommation est restée faible en Chine en 2024, malgré un sursaut tardif en fin d'année grâce aux mesures de soutien du gouvernement. Les ventes de détail ont progressé de seulement 3,5%, un net essoufflement après une hausse de 7,2% en 2023. Ces annonces ont reçu un accueil contrasté sur les marchés asiatiques, ce qui « reflète une approche prudente des données dans un contexte d'incertitudes économiques persistantes », a noté Stephen Innes, analyste de SPI AM. Hong Kong gagnait 0,31% dans les tous derniers échanges, Shanghai a grappillé 0,18%, quand Shenzhen s'est octroyé 0,60%. Tokyo a en revanche terminé en recul de 0,31%.
(Avec AFP)
latribune.fr