L’incubateur Swave séduit les Regtech, ces startups qui surfent sur la réglementation financière

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(Crédits : DC)
Au sein de l’écosystème Fintech, les Regtech développent des technologies dédiées aux startups et grandes banques afin de faciliter le respect des dispositions réglementaires. Sur les 22 nouvelles startups que l’incubateur de La Défense va accompagner, six évoluent dans ce domaine.

La mode autour des services de robo-advisor (conseil automatisé) s'est-elle déjà essoufflée ? En tout cas, la deuxième promotion de startups de la Fintech que s'apprête à accueillir le Swave n'en compte aucun. L'incubateur de Paris & Co dédié aux technologies dans la finance profite du Paris Fintech Forum qui se tient ce mardi 29 janvier et mercredi au Palais Brongniart pour dévoiler les 22 jeunes entreprises vont rejoindre ses locaux dans la Grande Arche de la Défense.

Les startups de l'assurance et surtout les Regtech, ces jeunes pousses dont les technologies permettent aux institutions financières de gérer les contraintes réglementaires à moindre coût, y sont largement représentées. Toutes bénéficieront d'un accompagnement de douze mois, renouvelable deux fois.

« Nous avons reçu 105 candidatures, contre 76 lors du premier appel à projets », se félicite Edouard Plus, le responsable du Swave.

20% d'Assurtech et 20% de Regtech

« Sur les 30 Fintech qui ont passé l'épreuve du pitch, 20% étaient des Assurtech et 20% des Regtech », précise-t-il en rappelant que l'incubateur s'était justement donné pour mission de faire grossir l'écosystème français de l'Assurtech. La structure est d'ailleurs soutenue par deux assureurs : AG2R La Mondiale et la Matmut - qui viennent de fusionner.

Le Swave va ainsi accompagner la startup Descartes Underwriting dans le développement de nouveaux produits d'assurance contre les catastrophes naturelles. Lidix propose pour sa part une plateforme de services dédiée à la digitalisation de l'assurance-vie et la jeune pousse Assur Connect un nouveau service d'assurance adapté aux sorties sportives.

Six entreprises sont, quant à elles, étiquetées « Regtech » et développent des technologies visant à faciliter le respect des obligations réglementaires. Thesaurio propose, par exemple, une plateforme pour assurer la conformité des contributeurs d'ICO, ces levées de fonds par émission de jetons numériques (tokens en anglais). Scorée souhaite, de son côté, aider les assureurs à contrôler la conformité réglementaire de leurs distributeurs et gestionnaires.

La Regtech britannique Onfido fait également son entrée dans l'incubateur parisien. Contrairement aux autres projets (dont le développement est souvent très embryonnaire), cette startup a déjà fait ses preuves. Elle a développé des algorithmes d'intelligence artificielle pour vérifier l'identité des utilisateurs à partir d'un selfie. Depuis sa création en 2012, elle a levé 60 millions de dollars (environ 52,4 millions d'euros). Elle compte aujourd'hui 200 employés dans le monde.

« Onfido cible Paris dans le cadre d'un atterrissage post-Brexit. Nous allons l'accompagner dans sa démarche réglementaire et dans son développement commercial sur le marché français », indique Edouard Plus.

Multiplication des partenariats

Outre cette nouvelle promotion, le Swave multiplie les partenariats. L'incubateur parisien va notamment collaborer avec l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et l'université Paris-Dauphine pour bâtir une CVthèque à destination des Fintech et des grands comptes partenaires. Les étudiants des deux Masters pourront aussi rencontrer de potentiels employeurs et réaliser des séminaires au Swave. « Nous souhaitons jouer un rôle de connecteur sur le marché », assure le responsable de l'incubateur.

Le Swave a également accompagné la Société Générale (un des premiers partenaires financiers de l'incubateur) dans la création de son programme d'accélération "Global Markets Incubator". « Nous avons conseillé la Société Générale dans le design du programme et les quelques startups sélectionnées seront hébergées dans nos locaux. Chacune d'entre elles sera épaulée par une équipe miroir à la Société Générale », détaille Edouard Plus.

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