Paris espère devenir la référence de la Fintech avec le Swave de La Défense

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La finance n'est pas l'ennemie, elle est une nécessité vitale à notre économie. C'est un secteur d'avenir a déclaré Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie et des Finances, à l'inauguration de l'incubateur le Swave vendredi soir, aux côtés de Mounir Mahjoubi, le secrétaire d'Etat au numérique (au centre) et de Loïc Dosseur, co-directeur général de Paris & Co (à droite).
"La finance n'est pas l'ennemie, elle est une nécessité vitale à notre économie. C'est un secteur d'avenir" a déclaré Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie et des Finances, à l'inauguration de l'incubateur le Swave vendredi soir, aux côtés de Mounir Mahjoubi, le secrétaire d'Etat au numérique (au centre) et de Loïc Dosseur, co-directeur général de Paris & Co (à droite). (Crédits : DC)
Bruno Le Maire inaugure ce vendredi à La Défense le premier incubateur dédié aux startups de la finance, piloté par Paris & Co avec des partenaires privés dont Société Générale. Une vingtaine de jeunes pousses y sont installées : l'objectif est d'incuber entre 40 et 50 Fintech, françaises et étrangères, et d'accroître l'attractivité de la place de Paris.

[Article mis à jour le 10/03 à 11h05]

La France a l'ambition d'être une "Fintech nation", un des pôles de référence de la technologie financière. Il lui faut pour cela aider à faire grandir ses jeunes pousses (qui se plaignent d'être "une forêt de bonzaïs"), et ce, dès leur démarrage. C'est la mission du Swave, le premier incubateur dédié aux startups de la finance, inauguré ce vendredi à la Grande Arche de La Défense par Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie et des Finances, et Mounir Mahjoubi, le secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargé du numérique.

"Je me souviens d'un président de la République qui disait "la finance est mon ennemie". Je crois exactement l'inverse" a déclaré Bruno Le Maire. "La finance est une nécessité vitale de notre économie. C'est un secteur d'avenir. Grâce à vous, nous sommes le pays européen le plus avancé, le plus en pointe. Je suis convaincu que nous avons la meilleure Fintech en Europe et l'une des meilleures au monde !"

L'ambition du gouvernement est que "le Swave s'impose rapidement comme une figure de proue de l'innovation ouverte au sein de notre place financière" et son but : "faire de la France le hub des Fintech au sein du marché européen". Une place aujourd'hui occupée par Londres.

Au centre de l'écosystème de la finance

Piloté par l'agence de développement économique Paris & Co, cet incubateur situé "au centre de l'écosystème de la finance", est soutenu par des partenaires privés, en premier lieu la Société Générale, au siège voisin, mais aussi AG2R La Mondiale, la société de gestion d'actifs NewAlpha AM, le cabinet de conseil Exton Consulting, le groupe Casino, Mastercard, ainsi que des acteurs publics comme le Crédit Municipal de Paris.

Une première promotion de 20 startups (sur 80 candidatures reçues) s'est déjà installée dans les bureaux de 2.500 m² de la paroi nord de la Grande Arche, "à proximité immédiate des plus grandes entreprises de la banque, de l'assurance, de l'audit et du conseil" et bénéficieront d'un accompagnement sur les spécificités réglementaires et prudentielles de la filière.

"D'ici 2019, le Swave incubera entre 40 et 50 fintech, françaises et étrangères, soit plus de 200 personnes collaborant avec les équipes internes de 12 grands groupes privéet de plusieurs acteurs académiques pour expérimenter les services financiers de demain.

Ce programme contribuera à donner au premier quartier d'affaire européen, et plus largement à la place financière de Paris, la capacité à devenir la référence en Europe continentale pour l'innovation financière, stimulant ainsi l'attractivité du territoire et la création d'emplois" explique Bercy.

IA, big data et Blockchain

Le Swave invite à les startups à venir "phosphorer au contact des grands groupes" et propose une "formule d'incubation orientée décollage" (développement commercial, levée de fonds, visibilité, recrutement, international), avec un approfondissement spécifique de thématiques sectorielles, au prix de 5.000 euros par an. L'incubateur a aussi une offre de location de bureaux (entre 600 et 750 euros par mois en fonction du nombre de postes).

Intelligence artificielle, big data et apprentissage automatique, Blockchain : les jeunes pousses ont toutes une composante technologique importante.  Presque tous les univers de la finance sont représentés, le paiement (Izypay, Pledg), l'assurance (Sheriff des économies), la néobanque (Xaalys), la prévention de la fraude (Paytech), la gestion des notes de frais (Jenji), le conseil en investissement (Smile, A2IM Robotadvisors), le non-coté (Utocat), l'assurance vie (Wlth), etc.

Une demi-douzaine des jeunes pousses de la première promotion ont été créées tout juste l'an dernier, d'autres depuis quelques années, certaines n'ont qu'un fondateur, d'autres une dizaine de salariés comme Utocat (plateforme Blockchain), Zelros (IA pour assureurs) ou PayGreen (paiement en ligne avec arrondi ou compensation carbone) qui vient d'annoncer une levée de fonds d'un million d'euros.

A l'été 2018, un appel à candidatures sera lancé pour recruter la seconde promotion. Parmi les pistes d'innovation en réflexion, comme les ICO (Initial Coin Offerings, les levées de fonds en cryptomonnaies et jetons numériques virtuels) "qui présenteraient un intérêt pour financer la croissance des start-ups et des TPE françaises, sous réserve qu'elles soient encadrées".

"Je crois beaucoup en la Blockchain, c'est un instrument essentiel. La France a été le premier pays en Europe à autoriser l'utilisation de la Blockchain pour l'échange de titres non cotés. On entretient parfois la confusion sur les réseaux sociaux : c'est parce que je soutiens la Blockchain que je veux réguler le Bitcoin ! La spéculation sur le Bitcoin risque de dévaloriser la Blockchain" a tenu à préciser Bruno Le Maire.

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Commentaires
a écrit le 10/03/2018 à 11:13 :
Symptomatique d'une classe politique (dont l'existence même est l'expression ultime de la décadence de notre régime) totalement infiltrée et mélangée à la finance. Là où la "chose publique" était un bouclier nécessaire contre le pouvoir de l'argent, c'est maintenant la chose dudit pouvoir.
Prochaine étape : le revenu universel pour satisfaire les besoins primitifs de la masse afin de continuer à la tondre sans qu'elle se révolte.
Tous ceux qui ont voté pour ces gens, vous ne méritez que ça.
Réponse de le 10/03/2018 à 15:41 :
entaché par moullte rumeurs ! de plus le quotidien MEDIAPART relate les passes droit pour la famille l LE DRIAN
Réponse de le 10/03/2018 à 19:31 :
@ mouton

J'apprécie à la fois votre franchise et le ton poli mais direct sans fioriture.

Vos compatriotes (les expat's comme vous dites chez vous) ont voté très très largement pour Macron et se disaient prêts à rentrer en France pour soutenir son action et y développer l'avenir (Le Monde, Avril 2017)...

Depuis ce temps, aucun Français n'a quitté Montréal ou le Québec... bien au contraire... pour chaque Québécois qui s'établie en France il y en 1,000 qui font le chemin inverse... et on aimerait mieux qu'ils restent chez vous.
a écrit le 09/03/2018 à 19:04 :
haha! l'ennemi finance veut s'installer? on reve, la , hein?
c'est comme installer des boites en AI avec de la loi dailymotion qui traine derriere! dailymotion est devenu un leader mondial grace a la loi du politburo

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