Le CAC 40, en pleine forme mais en panne d'investissement

CAC 40 étude EY 2017
EY
Dix ans après la crise financière, les entreprises du CAC 40 ont retrouvé des marges de manœuvre. Mais elles se montrent encore prudentes. La 12ème édition de l'étude Ricol Lasteyrie-EY dressant le « profil financier du CAC 40 », publiée ce lundi 25 juin, montre que les membres de l'indice phare de la Bourse de Paris ont retrouvé la croissance, des marges confortables et des bilans solides l'an dernier, mais l'investissement a fortement chuté, à son plus bas niveau jamais mesuré.
Le chiffre d'affaires a augmenté de 5%, « la première croissance significative depuis six ans », atteignant 1.306 milliards d'euros en cumulé, le plus haut niveau depuis 2011. Seules 8 sociétés ont vu leur chiffre d'affaires diminuer en 2017, contre 17 l'année précédente.
[Chiffre d'affaires cumulé des entreprises du CAC 40 en milliards d'euros et sa variation annuelle. Crédit : EY]
Du côté des bénéfices, les entreprises du CAC 40 ont retrouvé leur niveau de 2007, à 94 milliards d'euros, en hausse de 22%. La marge opérationnelle s'est améliorée à 7,9%, toutefois elle « reste loin de son niveau d'avant-crise, qui atteignait 10,8% en 2007 » relève l'étude.
En excluant ces effets, l'investissement apparaîtrait stable de 2015 à 2017. Total demeure le premier investisseur, devant Orange et Engie, puis les constructeurs auto PSA et Renault. Cette baisse inédite peut surprendre car l'endettement net des groupes du CAC a diminué, pour la sixième année consécutive, à 159 milliards d'euros, son niveau le plus bas depuis 2006.
[Investissements cumulés des entreprises du CAC 40, hors banques et assurances. Crédit : EY]
L'année 2018 a d'ailleurs bien commencé pour les grandes entreprises du CAC 40.
Avec l'entrée d'Hermès le 18 juin dernier à la place de LafargeHolcim, le profil financier de l'indice va être profondément modifié pour l'étude de l'an prochain. En effet, en 2017, la répartition du chiffre d'affaires par secteur faisait apparaître une nette prépondérance du secteur industries et BTP, avec 16 sociétés sur 40 et 39% du chiffre d'affaires total. Avec Kering (Gucci), L'Oréal et LVMH, ce sont quatre fleurons français du luxe pesant ensemble quelque 380 milliards d'euros de capitalisation qui figurent parmi les 40 valeurs vedettes (sur un total de 1.500 milliards). Le secteur des biens de consommation devrait ainsi être à quasi égalité avec le BTP.
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[Chiffre d'affaires par secteur en milliards d'euros et évolution en 2017 par rapport à 2016. Crédit : EY]
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