Le cours du bitcoin chute, victime d'un tweet d'Elon Musk
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Selon l'étude de Nature, si rien n'est fait, les mines informatiques chinoises émettront 130,50 millions de tonnes de dioxyde de carbone d'ici 2024, soit près du total des émissions annuelles de gaz à effet de serre de l'Italie ou de l'Arabie saoudite.
Après avoir annoncé en mars la possibilité d'acheter une voiture électrique Tesla en bitcoin, Elon Musk est revenu mercredi sur sa décision, faisant chuter le cours de la cryptomonnaie de plus de 9%. L'innovateur californien justifie son choix au nom de la lutte contre le réchauffement climatique, la création de la monnaie, très énergivore, étant faite par des "mineurs" chinois, dont l'électricité est produite en majeure part avec du charbon.
Un seul tweet d'Elon Musk aura suffi mercredi à faire chuter de presque 10% le cours du bitcoin, qui a touché un plus bas à presque 46.000 dollars : "Tesla a suspendu les achats de voitures avec des bitcoins. Nous sommes inquiets du recours de plus en plus important aux combustibles riches en carbone pour miner des bitcoins, surtout le charbon, qui a les pires émissions (de gaz à effet de serre) de tous les combustibles".
Revirement
L'entrepreneur milliardaire a changé d'avis en à peine quelques semaines. Fin mars, son tweet : "Vous pouvez maintenant acheter une Tesla en bitcoin" avait fait s'envoler de quelque 20% le prix de la devise virtuelle, battant un record en avril à 64.870 dollars. Une communication qui s'inscrivait dans une stratégie d'investissement, sa société ayant consacré en début d'année 1,5 milliard de dollars à l'achat de bitcoin. A la fin du premier trimestre, son portefeuille dans la cryptomonnaie valait 2,48 milliards de dollars, selon un document boursier publié fin avril.
Elon Musk, qui en tant qu'entrepreneur innovateur et futuriste, affiche régulièrement ses ambitions en matière de protection de l'environnement, semble craindre de se voir reprocher de favoriser le développement d'une activité très énergivore.
"La nature du minage de Bitcoin n'a pourtant pas changé", remarque Daniel Ives, analyste de Wedbush, cité par l'AFP. "Faire marche arrière trois mois plus tard est très surprenant et déroutant à la fois pour Tesla et les investisseurs en cryptomonnaie", souligne-t-il.
L'étude de Nature sur l'impact du minage chinois
Ce revers soudain n'est probablement pas sans lien avec la publication la semaine dernière par la prestigieuse revue scientifique Nature d'une étude montrant que le minage de bitcoins en Chine, qui alimente près de 80% du commerce mondial de cryptomonnaies, risque de compromettre les objectifs climatiques du pays.
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Ces sites mobilisant nombre d'ordinateurs effectuent des calculs mathématiques qui permettent de créer des bitcoins. Ils consomment d'énormes quantité d'électricité, tirée en partie de centrales au charbon. C'est d'ailleurs ce qu'avaient fait observé en mars certains actionnaires de Tesla et des organisations de défense de l'environnement.