Elon Musk rend possible l'achat d'une Tesla en bitcoin, pour prouver l'usage
Jeanne Dussueil
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Photo d'illustration
Clodagh Kilcoyne
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Tous les actifs ne sont pas entraînés dans la même spirale du doute de l'après-Covid. C'est le cas par exemple du bitcoin, cette cryptomonnaie basée sur le système décentralisé de la blockchain, et pour laquelle le tweet d'un influenceur suffit à doper son cours. Profitant de l'annonce faite par Elon Musk que les achats de Tesla pourraient désormais être effectués avec la première cryptomonnaie, le prix à l'unité du bitcoin s'appréciait de 3,8%, à 56.508 dollars à 12H20 à Paris. Avec une capitalisation qui a dépassé le trillion de dollars fin février, la tendance positive se maintient au long cours.
« Vous pouvez maintenant acheter une Tesla en bitcoin », a lancé le patron du constructeur de véhicules électriques sur son compte Twitter.
En faisant une telle annonce, Elon Musk compte ainsi déjouer les détracteurs qui pointent un placement purement spéculatif. Dans ce tweet, il précise en effet que le bitcoin dépensé ne sera pas converti en dollar, mais restera en bitcoin. Aussi, pour acheter par exemple la Model 3, vendu à partir de 35.000 dollars, il faudra débourser un peu plus d'un demi bitcoin (0,62 BTC). Pour des modèles plus luxueux, (la S ou la X vendus entre 85.000 et 120.000 dollars le véhicule), il faudra alors transférer via la blockchain et son système de nœuds sécurisés sur le registre (nodes), un peu plus de deux bitcoins (2,11 BTC).
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En refusant la conversion en monnaie "fiat", c'est-à-dire des devises des États, l'entreprise assure aussi ne pas immédiatement revendre sur le réseau informatique les bitcoins acquis de cette manière. Une précision qui a presque une résonance politique, tandis que les représentants des institutions telle la Secrétaire d'Etat au Trésor Janet Yellen, ou encore Christine Lagarde à la tête de la BCE en Europe, dénoncent l'opacité de ses échanges, notamment présents sur les réseaux illicites du darknet.
Jeanne Dussueil