Sortie de crise : une ONG dénonce la politique climatique “trop brune” de la BCE
Juliette Raynal
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Siège de la BCE.
Kai Pfaffenbach
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Siège de la BCE.
Kai Pfaffenbach
Alors que les appels de la société civile pour une relance verte de l'économie se multiplient, la Banque centrale européenne (BCE) semble envoyer un signal opposé au marché. Une étude publiée ce lundi 18 mai par la toute jeune association Reclaim Finance, affiliée aux Amis de la Terre, souligne l'opacité des programmes de rachats d'actifs de l'institution monétaire et sa contribution au financement des énergies fossiles, notamment le charbon.
Francfort
. Il lui permet d'injecter massivement des liquidités sur le marché en achetant directement, via la création monétaire, des obligations d'institutions publiques, d'entreprises ou de banques. Avant la crise, le stock de QE s'élevait à près de 2.800 milliards d'euros. Les obligations d'entreprises y représentaient un peu plus de 200 milliards d'euros.Cette année, le montant total des achats d'actifs va atteindre la somme astronomique de 1.100 milliards d'euros, dont 750 milliards pour le seul Pandemic Emergency Purchase Program (PEPP), un programme déployé en urgence le 18 mars dernier pour tenter d'endiguer la crise économique liée au coronavirus.
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Dans le détail, le rapport de Reclaim Finance se concentre sur deux programmes comprenant des achats d'actifs d'entreprises : le fameux PEPP et le CSPP (Corporate sector purchase program), initié en 2015 mais toujours en cours aujourd'hui. Il montre que 38 entreprises du secteur des énergies fossiles figurent dans ce portefeuille d'actifs (qui englobe les deux programmes cités ci-dessus), dont dix sont directement liées au secteur du charbon (A2A, EDF, EnBW, EDP, Enel, Engie, EVN AG, Fortum Oyj, Veolia Environnement).
Juliette Raynal