Sortie de crise : une ONG dénonce la politique climatique “trop brune” de la BCE

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Siège de la BCE.
Siège de la BCE. (Crédits : Kai Pfaffenbach)
La Banque centrale européenne déploie des centaines de milliards d'euros pour endiguer la crise économique provoquée par la pandémie de coronavirus. L'association Reclaim Finance déplore que cette politique monétaire finance des entreprises liées aux énergies fossiles dont la stratégie de transition ne colle pas à la trajectoire de 1,5°C.

Alors que les appels de la société civile pour une relance verte de l'économie se multiplient, la Banque centrale européenne (BCE) semble envoyer un signal opposé au marché. Une étude publiée ce lundi 18 mai par la toute jeune association Reclaim Finance, affiliée aux Amis de la Terre, souligne l'opacité des programmes de rachats d'actifs de l'institution monétaire et sa contribution au financement des énergies fossiles, notamment le charbon.

"Alors que les milliards aujourd'hui déployés en réponse à la crise du coronavirus devraient aller à la construction d'un futur durable et juste, notre recherche démontre que la BCE est en train de nous enfermer dans une trajectoire hautement carbonnée", déplore Paul Schreiber, auteur de l'étude.

Inonder le marché de liquidités

Connus sous le nom de quantitative easing (ou QE dans le jargon), les programmes de rachats d'actifs constituent un outil de politique monétaire non conventionnel de la l'institution de Francfort. Il lui permet d'injecter massivement des liquidités sur le marché en achetant directement, via la création monétaire, des obligations d'institutions publiques, d'entreprises ou de banques. Avant la crise, le stock de QE s'élevait à près de 2.800 milliards d'euros. Les obligations d'entreprises y représentaient un peu plus de 200 milliards d'euros.

Cette année, le montant total des achats d'actifs va atteindre la somme astronomique de 1.100 milliards d'euros, dont 750 milliards pour le seul Pandemic Emergency Purchase Program (PEPP), un programme déployé en urgence le 18 mars dernier pour tenter d'endiguer la crise économique liée au coronavirus.

38 entreprises du secteur des énergies fossiles

Dans le détail, le rapport de Reclaim Finance se concentre sur deux programmes comprenant des achats d'actifs d'entreprises : le fameux PEPP et le CSPP (Corporate sector purchase program), initié en 2015 mais toujours en cours aujourd'hui. Il montre que 38 entreprises du secteur des énergies fossiles figurent dans ce portefeuille d'actifs (qui englobe les deux programmes cités ci-dessus), dont dix sont directement liées au secteur du charbon (A2A, EDF, EnBW, EDP, Enel, Engie, EVN AG, Fortum Oyj, Veolia Environnement).

L'enquête ne mentionne pas la part que représentent ces actifs dans le portefeuille étudié, mais son auteur, contacté par La Tribune, assure que ces 38 entreprises représentent un "nombre...

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Commentaires
a écrit le 19/05/2020 à 14:14 :
Toutes ces Ong, dont on ne sait pas grand chose, veulent surtout recuperer de la "monnaie"
et prone l'energie verte , les eoliennes surtout.Ces eoliennes que l on ne sait pas recycler en fin de vie et surtout vu leur rendement de 25% maximum, et les Allemands sont à la manoeuvre pour installer des centrales à Charbon pour compenser !!!! si il n'y a plus les centrales nucleaires! Ou est l interet ecologique dans ce cas
L'ecologie faite par les Hommes politiques ou des ONG , est une nouvelle dictature

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