Ventes à découvert interdites sur Wirecard qui s'envole à la Bourse de Francfort

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L'action du spécialiste des paiements en ligne Wirecard était entrée dans l'indice DAX en septembre dernier, chassant Commerzbank.
L'action du spécialiste des paiements en ligne Wirecard était entrée dans l'indice DAX en septembre dernier, chassant Commerzbank. (Crédits : Wirecard)
Le gendarme des marchés allemand, la BaFin, a interdit ce lundi 18 février les nouvelles prises de position à découvert sur Wirecard, qui a perdu un tiers de sa valeur en depuis la fin janvier, après la publication d'articles du Financial Times sur de possibles irrégularités comptables en Asie. Le titre rebondit de 13% ce lundi.

Après le lancement d'une enquête sur le décrochage en Bourse de Wirecard, le 31 janvier dernier, le gendarme allemand des marchés financiers a décidé d'aller un cran plus loin : la BaFin a annoncé ce lundi 18 février l'interdiction, avec effet immédiat, pour une durée de deux mois, de la prise de nouvelles positions à découvert sur l'entreprise de paiement, qui était entrée dans l'indice DAX en septembre dernier, chassant Commerzbank.

"Il existe actuellement des événements et/ou évolutions défavorables qui constituent une menace sérieuse pour la confiance des marchés en Allemagne : ces derniers jours, des incertitudes énormes ont été observées sur les marchés financiers. Cela a été déclenché notamment par la performance du cours de l'action de Wirecard AG au cours des dernières semaines", justifie la BaFin dans sa décision, qui souligne "l'importance de cette entreprise pour l'économie".

L'action Wirecard rebondit de 13% ce lundi à la Bourse de Francfort, affichant de loin la plus forte hausse du Stoxx 600.

Décision "appropriée et proportionnée" selon l'ESMA

L'autorité européenne des marchés financiers, l'ESMA, a donné son aval à cette décision qu'elle a jugé "appropriée et proportionnée." La BaFin rappelle que le cours de Wirecard a chuté de 167 euros à 99 euros entre le 30 janvier te le 15 février, ce qui représente une réduction de 40% de sa capitalisation (l'équivalent de 9 milliards d'euros). Elle pèse désormais près de 14 milliards d'euros.

Une série d'articles du Financial Times a fait état de malversations financières et d'irrégularités comptables présumées dans les bureaux de Singapour de Wirecard. L'entreprise allemande les a démenties et a indiqué qu'elle allait porter plainte contre le journal britannique. La BaFin a insisté vouloir éviter "une nouvelle spirale descendante du cours de l'action" du fait "de l'augmentation continue des positions nettes à découvert" sur Wirecard. La valeur a été la cible des vendeurs à découvert depuis plusieurs années.

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Commentaires
a écrit le 18/02/2019 à 13:05 :
Quand les actionnaires perdent leur argent, l'état intervient pour "réguler" et sauver les meubles. Par contre les épargnants peuvent eux perdre leurs petites économies sans intervention publique. Deux poids, deux mesures comme pour les subprimes de 2008...
a écrit le 18/02/2019 à 11:33 :
"Faut qu'on garde nos sous !"

Et là on imagine parfaitement un personnage malingre, penché sur lui même, aux ongles longs donnant à ses mains un aspect crochu... et qui balbutie.

Et le monde est dirigé par ces gens là.

"Une série d'articles du Financial Times a fait état de malversations financières et d'irrégularités comptables présumées dans les bureaux de Singapour de Wirecard"

"Créer sa société offshore à Singapour" https://www.paradisfiscaux20.com/paradis-fiscaux-creation-societe-singapour.htm

Vite un frexit.

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