Airbus A350 : Emirates annule une commande de 70 appareils

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Deuxième coup dur pour Airbus en l'espace de quelques jours. Après le problème rencontré par les portes du A380, l'avionneur européen a annoncé mercredi que la compagnie aérienne de Dubai, Emirates, avait annulé une commande de 70 A350 XWB, son nouveau long-courrier "au fuselage extra-large" qui doit entrer en service cette année.
Le titre du groupe aéronautique était en forte baisse mercredi matin à la Bourse de Paris, suite à cette annulation. À 09H14, la valeur perdait 3,14% à 52,18 euros, alors que l'indice CAC 40 lâchait 0,31%.
"La décision fait suite à des discussions avec la compagnie suite à une révision de leurs besoins en flotte de long-courriers, qui s'est traduite par une commande de 50 A380 (super-jumbo) supplémentaires lors du salon de Dubai" en novembre dernier, indique Airbus dans un communiqué, sans plus d'explications.
Emirates, première compagnie du Golfe et un des principaux clients d'Airbus, avait passé la commande de 50 A350-900 et 20 à A350-1000 (version allongée de l'appareil) en 2007. Les premières livraisons étaient prévues pour 2019.
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Le constructeur de Toulouse affiche cependant sa confiance dans son nouveau long-courrier, dont le fuselage est à majorité en matériaux composites, soulignant que "le carnet de commandes est de 742 exemplaires, à six mois de son entrée en service".
"La campagne de vols d'essais de l'A350 se déroule bien et est dans les temps pour une certification (par les autorités de l'aviation) dans les mois qui viennent", ajoute Airbus.
Si cette annulation est une mauvaise nouvelle sur le plan commercial, elle n'a pas d'impact sur le plan financier, a déclaré John Leahy, le directeur commercial d'Airbus, qui précise qu'il n'y aura pas d'interruption de la production de l'A350.
De fait, l'annulation de sa commande par Emirates va également entraîner une réduction de carnet de commandes de Rolls-Royce, seul motoriste présent sur le programme A350, à hauteur de 2,6 milliards de livres (environ 3,2 milliards d'euros).
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Se disant "déçu" par l'annulation d'Emirates, l'entreprise britannique est toutefois "confiante" du fait que les créneaux de livraisons d'A350 destinés à Emirates qui devaient commencer vers la fin de la décennie allaient être pris par d'autres compagnies aériennes.
Article publié à 08:02, mis à jour à 11:13.
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