Airbus stoppe un projet pour le sous-traiter à une entreprise américaine : les syndicats voient rouge

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(Crédits : Stephane Mahe)
La décision d'Airbus d'arrêter le projet NIS d'assemblage des nacelles de moteurs d'A320 Neo pour confier cette activité à Collins Aerospace a suscité une vive émotion du côté des syndicats et du Comité économique, social et environnemental (CESER) de la région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée. Quinze jours après la présentation du plan gouvernemental de relance du secteur aéronautique dans le but de préserver l'emploi, les syndicats ne comprennent pas et montent au créneau. Notamment FO Airbus, le plus important d'entre eux.

"Nous sommes un peu sous le choc", confie un jeune syndicaliste. A l'approche de l'annonce par la direction d'un plan massif de départs du personnel d'Airbus, la tension monte chez les organisations syndicales. La décision d'Airbus d'arrêter le programme NIS (Nacelle Integrated Solutions) qui visait à assembler sur le site d'Airbus de Nantes des nacelles de moteurs d'A320 Neo (la nacelle est le carénage qui entoure du réacteur) a suscité une vive émotion du côté des syndicats mais aussi de la part du Comité économique, social et environnemental (CESER) de la région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée.

Chute de la production d'avions

Lancée en 2017, ce programme de réinternalisation de cette activité devait concerner dans un premier temps les nacelles des moteurs Pratt & Whitney. Une centaine d'ingénieurs travaillait sur ce projet. Or, Airbus a signé un accord pour rendre cette charge de travail à la société américaine Collins Aerospace, filiale du groupe United Technologies Corporation (UTC). Motif...

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Commentaires
a écrit le 26/06/2020 à 8:25 :
Pourquoi ne pas avoir publié mon commentaire factuel?
Pas de vague
a écrit le 24/06/2020 à 13:33 :
il faut rappeler une fois encore qu'Airbus n'est pas une société française comme le croient nos politiques et la majorité des français mais une société européenne qui a son siège social en Hollande, bien que le centre de décision se partage entre la France et l'Allemagne) . Pas sûr que les autres pays actionnaires d'importance comme l'Allemagne et l'Espagne qui détiennent à aux seuls plus que l'état français (15% contre 11%) soient décidés autant que la France à supporter cette société suite au covid 19. Quand à la politique d'Airbus qui est en recherche de profit optimum (ce qui n'est pas en soi condamnable) n'a que faire de l'emploi en France de ses sous-traitants. Sans complexe Airbus demande de réduire les coûts de ses approvisionnements aux sous traitants de premier niveau en externalisant et encourageant dans les pays low costs les activité à faible technicité (excluant au passage les PME françaises qui en ont tant besoin) en créant une filière ad hoc au Maroc, Tunisie, Chine sans contrepartie d'achats d'avions.... Cette politique devrait être revue considérant le contexte de prêts accordés par l'état français (voir aussi le scandale récent des nacelles externalisées via une société américaine alors que le savoir faire existe en France depuis longtemps. L'acte d'achat autant chez un particulier qu'une entreprise est un acte qui doit prendre en considération la chose politique
a écrit le 23/06/2020 à 17:46 :
Qu'est ce qui prouve que le travail réalisé par UTC Toulouse qui n est à ma connaissance qu un intégrateur ne se fera pas a partir de
sous ensembles conçus et produits par UTC aux Etats Unis où des équipementiers américains?
Le Directeur des Achats chez Airbus est n"nourri" aux stock options. Pas de souci pour lui
a écrit le 23/06/2020 à 14:56 :
Airbus était en train d'investir pour développer une double source de quelque chose qui existe déjà, et qui est en service. Les nacelles des A320 NEO équipés de moteurs Pratt & Wittney sont fabriquées par UTC (maintenant Raytheon Technologies) en France, à Colomiers près de Toulouse, juste à côté de chez Airbus.
Ce site, spécialisé dans ce type de systèmes, dont l'expérience et le savoir-faire ne s'improvise pas du jour au lendemain, emploie environ 500 personnes, tous bien Français, qui paient des impôts en France.
Ces mêmes nacelles, sont en partie aussi réparées sur un autre site ... Toulousain (pour celles dans le secteur géographique) qui doit employer environ 150 personnes pour cette activité.
La stratégie d'Airbus était juste de déshabiller leur fournisseur local pour se rhabiller eux. La décision de stopper le développement d'une nacelle concurrente à un produit existant et déjà en production est logique, dans le contexte de creux d'activité économique pour l'aéronautique.
En termes d'emplois liés à la production l'opération était complètement blanche, pas de quoi alerter la sphère politique en tout cas.
a écrit le 23/06/2020 à 11:34 :
Et oui...Ils font le coup à chaque fois que l'état rince les caisses à coup de milliards,et 1 semaine après comme par magie un contrat est signé,sauf que cette fois-ci ils ne se cachent même plus pour dire qu'ils feront bosser tout le monde sauf les français. C'est comme si je disais à mon pote "achète l'apéro,la viande du barbecue,le dessert,mais par contre je ne peux pas t'inviter" Nous sommes bons pour critiquer les pays voisins mais la France est aussi naze voir même plus.
a écrit le 23/06/2020 à 11:06 :
si j'ai bien lu jusqu'au bout les emplois reste en france , alors pourquoi prendre son marteau et sa fossile ; quand la pluplart d'entre vous va courrir au magasin d'a coté pour prendre son RICARD 3 euros moins cher. comprenne qui pourra
a écrit le 22/06/2020 à 18:29 :
Voilà ce que donnent des prêts sans conditions et l'état est un des coupables, car actionnaire d'AIRBUS.
Les banques françaises prêtent, l'État se cautionne personnellement pour Airbus et avec cet argent des banques, Airbus va faire ses courses ailleurs.
Où est la morale ? Quel changements promis par Macron ?
Vraiment les industriels français n'ont pas retenu la leçon des masques et des tests.
Et quand ça va recommencer, ces néo-libéraux vont pleurer et dire que ce n'est pas de leur faute, si le fournisseurs est trop loin,,,,
a écrit le 22/06/2020 à 15:26 :
Premierment la fermeture de la ligne d'assemblage de gros porteur A380 et apres la decision contre le transfer de la ligne d'assemblage de A321 de Hambourg a Toulouse maintenent cette decision.C'est pas bon ca!
a écrit le 22/06/2020 à 13:05 :
c'est aussi cela la marconien des promesses de relocaliser les emplois
mais surtout de continuer a désindustrialiser la France
comme pour le secteur hospitalier
ou toute les fermeture de lit et de personnel devais être suspendu
mais rien de cela les fermetures continue
et ceci grace a notre ministre de la santé
tout comme le trou de la secu qui augmente au lieu de l'avoir compté
dans la dette national
ce qui a long terme favorisera les compagnie d'assurance
Réponse de le 22/06/2020 à 16:02 :
@helios: Nos dirigeants ont été plus administrateurs que gestionnaires; sous prétexte de protéger les salariés producteurs de richesse, ils ont déréglé le système: le monde actif, malgré une productivité mondialement reconnue, ne produit plus suffisamment pour assurer un Système de Santé (que plus personne ne nous envie), une Education Nationale (qui produit de futurs chômeurs), des aventures militaires (que nos matériels ne permettent plus d'assumer) et nos retraites, sans recours à un endettement démentiel. Nos enfants ne nous remercieront pas et nous le ferons payer, juste retour des choses.
a écrit le 22/06/2020 à 7:53 :
1) ce que l'on veut c'est le non du signataire
2) savoir si ce personnage avait de droit de signe cette accord au non de la société
3) pas de validation d'accord sans autorisation du ministre de tutelle
4)a qui profite ce crime contre la france
Réponse de le 22/06/2020 à 9:40 :
@helios: !!! La vraie question est de savoir si cette décision a été prise dans l'intérêt de l'entreprise (et, donc, de ses salariés); accessoirement (hum!), on peut se poser la question du pourquoi, mais la réponse est évidente.

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