Aéronautique : le plan de relance n'évitera pas les plans sociaux

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(Crédits : Christinne Muschi)
Lors d'une visioconférence organisée vendredi par l'association des journalistes professionnels de l'aéronautique et de l'espace (AJPAE), les responsables de la CFE-CGC Aéronautique-Espace-Défense ont indiqué que le plan de relance du gouvernement pour le secteur n'éviterait pas les plans de sauvegarde pour l'emploi ni les accords de performance collective. Selon eux, l'été sera très "chaud" et des entreprises risquent de disparaître car le plan ne pourra pas aider toutes les entreprises.

Aussi important soit-il pour l'industrie aéronautique française, le plan de relance à "15 milliards d'euros" annoncé la semaine dernière par le gouvernement pour sauver ce secteur en crise n'évitera pas une grosse casse sociale. Lors de la présentation du plan de relance, le ministre des Finances Bruno Le Maire n'avait pas nié que la crise aurait un impact social, mais il avait expliqué que ce plan visait à "apporter un soutien massif au secteur pour, dans la mesure du possible, tout faire pour éviter les départs contraints".

"Les annonces sont là. Elles correspondent à nos attentes (...) Mais nous ne croyons pas une seconde que les projets d'accords de performance collective (APC) et de plans sociaux seront jetés aux oubliettes", expliquait vendredi Ludovic Andrevon, le président de la CFE-CGC AED (Aéronautique-Espace-Défense), lors l'une visioconférence avec l'Association des journalistes professionnels de l'aéronautique et de l'espace (AJPAE).

 "Avec les plans sociaux et les risques de faillite de certaines PME et ETI, la période allant de fin juin à fin juillet s'annonce très compliquée", a renchéri Françoise Vallin, vice-présidente du syndicat qui représente 30% des voix dans le secteur aéronautique,  ajoutant...

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Commentaires
a écrit le 16/06/2020 à 15:34 :
Aujourd'hui, la direction de la SSII EXPLEO (Syntec...) prévoit 1700 suppressions d'emploi sur un effectif de 5000 salariés en France. A celà s'ajouteront des mesures de réductions de salaire, de modifications des temps de travail, et plein d'autres choses encore pour les salariés qui n'auront pas été concernés par cette (première ?) vague de licenciements.
a écrit le 16/06/2020 à 14:10 :
D'un côté des milliards d'argent public de l'autre des licenciements massifs, tu m'étonnes que nos dragons célestes exultent !

Tout profite toujours à l'oligarchie.

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