Astronautes bloqués dans l'ISS : le Starliner de Boeing revient sur Terre... à vide
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Cet incident avec la capsule Starliner a tendu les relations entre l'avionneur américain et l'agence spatiale des Etats-Unis.
Nasa
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Cet incident avec la capsule Starliner a tendu les relations entre l'avionneur américain et l'agence spatiale des Etats-Unis.
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Nouvel épisode d'un véritable feuilleton spatial. La capsule Starliner de Boeing quitte vendredi la Station spatiale internationale (ISS). Il revient toutefois sur Terre bredouille, sans les deux astronautes qu'elle avait emmenés à l'aller, en raison d'inquiétudes sur la sûreté de l'appareil, victimes de défaillances au niveau de son propulseur, avec des fuites d'hélium sur la capsule. Un camouflet pour le géant américain de l'aéronautique, déjà cabossé par de nombreux problèmes récents sur ses avions de ligne.
Starliner commencera de manière autonome son désamarrage de l'ISS peu après 22 heures GMT (minuit à Paris). Son atterrissage sur une base du Nouveau-Mexique, dans le sud-ouest des Etats-Unis, est prévu samedi à 04h03 GMT (6h03 en France). Les équipes au sol surveilleront la performance de Starliner sous tous ses aspects, particulièrement ses propulseurs, durant la poussée de désorbitation, lui permettant de pénétrer à nouveau dans l'atmosphère terrestre.
Responsable du programme de vols commerciaux habités de la Nasa, Steve Stich a assuré que la Nasa était avant tout concentrée sur les tâches immédiates à effectuer. Une fois le retour de Starliner réalisé, « nous aurons une meilleure compréhension de quand nous pourrons certifier l'appareil et de quand nous pourrons reprendre les vols », a-t-il souligné.
Malgré les tentatives du constructeur aéronautique et spatial de convaincre la Nasa de la sûreté de son appareil, l'agence spatiale a donc préféré faire rentrer Butch Wilmore et Suni Williams via le concurrent de Boeing, SpaceX, et sa capsule Crew Dragon. Les deux astronautes, qui ne rentreront pas avant l'an prochain, resteront plus de huit mois dans l'espace. Pour rappel, ils devaient initialement effectuer une mission de... huit jours.
Steve Stich, a déclaré à la presse cette semaine que malgré la certitude affichée par Boeing sur leurs projections, l'agence spatiale « n'était pas à l'aise » pour procéder avec Starliner « en raison de l'incertitude autour du modèle ». Un vol retour sans accroc vendredi sera donc essentiel pour le constructeur américain, non seulement pour son amour propre, mais aussi pour ses chances futures d'obtenir de nouveaux agréments de vols habités.
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Pour mémoire, la Nasa avait commandé il y a dix ans à Boeing et SpaceX un nouveau vaisseau chacun pour acheminer ses astronautes vers l'ISS. Avec deux véhicules, elle souhaite ne pas se retrouver sans solution en cas de problème sur l'un ou l'autre. Mais l'entreprise d'Elon Musk a largement battu Boeing, et joue seule le rôle de taxi spatial américain, depuis déjà quatre ans.
A noter également : ce premier vol de Starliner avec équipage, réalisé avec des années de retard à cause de déconvenues au cours de son développement, devait être le dernier test avant de commencer ses opérations régulières.
Quoiqu'il en soit, cet incident avec la capsule Starliner a tendu les relations entre l'avionneur américain et l'agence spatiale des Etats-Unis. Mercredi, le responsable du programme de vols commerciaux habités de la Nasa l'a même reconnu publiquement, suite à l'absence remarquée de dirigeants de Boeing lors de récentes conférences de presse de la Nasa. Le cadre a ainsi confirmé « des discussions techniques tendues » avec l'avionneur, à l'occasion de plusieurs réunions ces dernières semaines.
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« Chaque fois que vous êtes dans une réunion de cette importance, où il y a ce genre de décision à prendre, il y a une certaine forme de tensions dans la salle », avait-il précisé. Mais, signe de temporisation, le cadre a tout de même dit qu'il ne qualifierait pas ces réunions de « houleuses ». Une manière de démentir des informations de la presse américaine, notamment celles du New York Post, qui avait évoqué des querelles accompagnées de « hurlements », lors de ces points techniques.
(Avec AFP)
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